Les vrais secrets enfin révélés !

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J’ai toujours été étonnée de constater à quel point l’humain réagissait différemment devant les coups durs de l’existence. J’y vais de deux petites histoires vraies.

Patrice est propriétaire et président de l’entreprise de fabrication de meubles qu’il a héritée de son père, qui l’avait héritée du sien. Mais les temps sont durs pour cette industrie depuis l’arrivée, sur le marché québécois, des meubles fabriqués en Chine à coûts moindres. Vient un temps où Patrice doit se résigner à fermer les portes de l’entreprise familiale. Il est défait. Il se sent coupable vis-à-vis son père, son grand-père et ses anciens employés, qu’ils croisent régulièrement dans la rue. Il se sent nul vis-à-vis sa femme et ses enfants. Il se dit qu’il n’a peut-être pas pris les bonnes décisions. Il en veut à Pierre-Jean-Jacques et aux Chinois. Patrice passe maintenant ses journées écrasé dans son divan, les yeux rivés sur l’écran de la télé. Nahil s’inquiète du comportement de son mari. Elle se dit que si elle parvenait à faire en sorte que Patrice réalise à quel point il peut se considérer chanceux d’être en santé, et choyé par la vie d’avoir une si belle famille, il pourrait peut-être mieux conjuguer avec la fermeture de l’entreprise. Elle invite donc Patrice à venir la chercher à l’hôpital après son quart de travail, avec l’idée de lui présenter mine de rien Michaël, un adolescent devenu quadriplégique à la suite d’un grave accident de voiture. Le choc de cette rencontre fit rapidement effet, ainsi que Nahil l’avait espéré. Patrice sortit de sa léthargie, retroussa ses manches, et se mit à la recherche d’un travail pour contribuer à la subsistance de sa famille. Quelque temps plus tard, il mit en branle le projet de démarrage d’une autre entreprise, qu’il s’apprête à inaugurer.

L’histoire d’Alec, elle, est beaucoup moins réjouissante. Un jour, il apprend que sa femme le quitte pour son meilleur ami.  Anéanti par cette nouvelle, il devient dépressif et se met à enfiler un verre de scotch après l’autre.  Plus il boit, plus son travail en souffre. Après plusieurs avertissements, la direction de la firme pour laquelle il travaille prend la décision de mettre Alec à la porte. Convaincu qu’il ne vaut plus rien, que sa vie est finie, qu’aucune femme ne va encore s’intéresser à lui, Alec s’empare de son fusil de chasse, retourne l’arme contre lui et tire.

Il semble donc que certains traversent plus facilement et de manière plus créative les moments difficiles de l’existence que d’autres, qu’il s’agisse d’un deuil, d’une maladie, d’un accident, d’une séparation, you name it, comme s’ils savaient mieux s’adapter à la vie et aux aléas qui la ponctuent. Comment s’y prennent-ils ? Je vous invite à survoler quelques unes des stratégies  les plus couramment utilisées pour conjuguer avec les changements.

Si c’est en forgeant que l’on devient forgeron, c’est en relevant des défis que l’on apprend à développer sa confiance en sa capacité de trouver des solutions aux inévitables coups durs de l’existence.  C’est aussi de cette manière que l’on expérimente, que l’on se découvre, que l’on repousse ses limites… Vous ne vous croyez pas capable de décrocher l’emploi que vous postulez ? So what ? Pratiquez-vous au moins à passer une entrevue (si jamais vous avez la chance que l’on vous y convoque !) Essayez à peu près tout ce que vous ne vous croyez pas capables de faire ! Vous pourriez être très surpris !

La créativité constitue une alliée de choix ! Apprendre une nouvelle langue. Emprunter des chemins différents pour aller travailler. Essayer un nouveau sport, travailler de ses mains, retourner sur les bancs d’école ou changer d’emploi sont autant de repoussoirs à l’abattement et à la léthargie. Être créatif, c’est s’ouvrir à la nouveauté, et faire de cette dernière un élément générateur d’émotions de joie plutôt qu’un élément générateur d’émotions de peur. Parce que la joie nous porte et que la peur nous paralyse. Apprenons à accueillir et à apprivoiser la nouveauté en ponctuant notre quotidien de petits et de plus grands projets.

Pour conjuguer avec le changement, que celui-ci soit imposé ou désiré, ça prend une bonne dose de courage. Certains rajouteront que pour tenir la route, il est salvateur de croire que l’avenir sera plus reluisant que le présent ne l’est. Si cette idée est bien ancrée dans le livre des croyances populaires, elle n’en demeure pas moins douteuse : qui peut jurer que l’avenir ne sera pas pareil ou pire ? C’est l’fun de croire à la fée des dents, aux nains de jardins, aux nymphes, à dieu, à Bouddha ou à n’importe quoi. Ça nous porte, ça nous fait voir la vie en couleur, un peu de magie, comme on dit, ça ne peut pas faire de tort. Mais dans les faits, croire en des idées douteuses peut souvent entraîner angoisse, culpabilité, déprime, découragement, dépression, hostilité si ce que l’on espérait n’arrive pas… et la plupart du temps, ce que l’on souhaite, même ardemment après cinquante chapelets, n’arrive pas ! Si c’était le cas, on serait sans doute tous riches, en santé, jeunes et beaux. Plusieurs préfèrent penser que l’avenir pourrait être pire que le présent, et se consolent ainsi… Qui sait : votre maison pourrait être infestée de rats qui vous grugent les orteils la nuit pendant votre sommeil, vous auriez pu naître dans un pays de famine ou de guerre. SI VOUS LISEZ CES LIGNES C’EST QUE VOUS ÊTES CHOYÉS !

Gardons en mémoire que nos émotions ne sont pas causées par les événements malheureux qui surviennent, mais bien par les idées que nous entretenons à propos de ces mêmes événements. Si on n’a pas de pouvoir sur les événements, on en a sur notre manière de les interpréter, ce qui n’est pas peu dire !

Apprenons par cœur le glossaire des émotions. Par exemple, se cache TOUJOURS derrière l’angoisse l’idée qu’un danger me menace et que je ne saurai y faire face. Se cache TOUJOURS derrière l’hostilité l’idée que l’autre n’avait pas le droit d’agir ainsi qu’il l’a fait. Se cache TOUJOURS derrière la culpabilité l’idée que je n’aurais pas dû faire ce que j’ai fait ou que je n’ai pas fait ce que j’aurais dû faire.  Apprendre à identifier nos émotions nous permet d’identifier les idées qui se cachent derrière elles. Une fois que nos idées sont identifiées, il nous est possible de troquer nos idées fausses ou douteuses pour des idées vraies, les idées fausses ou douteuses créant les émotions désagréables.[1]

Enfin, rappelons-nous que le bonheur, ça demande des soins… c’est un peu (beaucoup !) comme si le bonheur était un jardin.


[1] Sauf en ce qui concerne l’émotion amour. À ce propos, lire « Mon âme sœur ou rien ! ».

Toute une vie insensée

C’est confronté à la mort, souvent, que les questionnements sur la vie et son supposé sens apparaissent ou refont surface. Mon moment est tout choisi pour aborder avec vous ce sujet, disons-le.

Pour d’aucun, la découverte du sens de leur vie leur procurerait espoir, comme si le fait de s’inventer une ou plusieurs raisons d’exister ou le fait de se croire investi d’une quelconque mission rendait leur passage ici-bas moins vain.

Pour d’autres, cette quête du sens constituerait un véritable réservoir d’inquiétudes sinon d’angoisses : devant la multiplicité de sens que l’on peut donner à sa vie, lequel ou lesquels faire sien ? Il semble bien que, d’une manière ou d’une autre et pour la majorité, la clé d’un certain bien-être, pour ne pas dire du bonheur, résiderait dans le sens que l’on donne à sa vie.

Et si la vie n’avait pas de sens ? Et si nous n’étions aucunement tenus d’en trouver un pour être heureux ? À la mort, on n’échappe pas. Qu’on joue au bénévole, qu’on fasse partie des scouts, qu’on construise des gratte-ciels, qu’on fasse du cinéma ou qu’on fasse sauter des coffres-forts ; qu’on s’agenouille devant un dieu ou devant une vache, c’est la même finalité qui s’esquisse pour tous dès notre premier souffle. Il n’y a rien à comprendre. Accepter cette réalité présente deux avantages indéniables : celui de cesser de chercher en vain un sens à la vie et de la vivre, et celui de cesser d’en redouter la perte – par exemple si le sens de votre vie s’incarne en votre enfant, en votre conjoint, en votre travail, etc., le risque de le perdre est on ne peut plus présent.

Si on s’y mettait, on pourrait déceler quasiment autant de prétendus sens à la vie qu’on compte d’humains. Cependant, se dévouer aux autres ou à une cause représente l’un des moyens les plus prisés de donner un sens à sa vie. Voilà donc notre Philippe qui vous racontera qu’il se démène corps et âme pour sa famille. Catherine, de son côté, ne compte pas les heures qu’elle consacre à ses patients. Marine n’a que le cheminement de ses élèves d’un quartier défavorisé en tête et dans la bouche. Sébastien tente depuis vingt ans de mettre au point un vaccin contre l’acné et Jeff se débat comme un coléoptère renversé sur le dos pour empêcher la construction d’un barrage hydro-électrique dans son coin de pays.

Dieu et ses « homologues » Yahweh, Allah, Shiva, Jéhovah, Bouddha you name it, au même titre que les gourous des centaines de sectes recensées qui polluent envahissent actuellement la planète, constituent également une avenue de choix pour plusieurs adeptes de la recherche d’un sens à la vie : en plus d’irriguer leur existence d’une vision du monde prêt-à-porter, l’adhésion à ces croyances assurerait leur salut ! Comme si quelqu’un était revenu de l’au-delà pour nous raconter son expérience ! Ainsi que le dirait ma mère : quand on suit la recette, on a plus de chances de faire lever son omelette ; mais c’est en ne la suivant pas, la recette, qu’on risque le plus de faire de bien belles découvertes !

–          En tout cas, si la vie a pas de sens, si elle sert à rien, qu’est-ce que ça donne de vivre ? demande Charles à Heidi, lesquels je surprends en pleine conversation au salon funéraire.

–          Je le sais pas pour toi, mais pour moi, vivre, c’est regarder la neige tomber, voir le lys s’ouvrir ou cueillir la tomate toute chaude de soleil. Vivre, c’est quand mes enfants se soutiennent dans l’épreuve ; quand la plus petite, par exemple, encourage le plus grand. Vivre, c’est entrer dans un café, ma main dans celle de mon chum, quand il fait moins trente dehors, que Bach joue en sourdine et que les brownies viennent tout juste de sortir du four. C’est avoir les ongles noircis de terre après un après-midi passé à désherber. Vivre, c’est être capable de se faire du gros bonheur avec des petits riens… et d’être conscient que tout ça ne tient qu’à un fil ténu.

Je suis bien d’accord.



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Il y a des gens qui sont faits l’un pour l’autre…

Les romantiques enragent avec mes propos ! Ils m’en veulent parce que je leur bousille leurs rêves, leur vision toute rose bonbon de la vie ! Voilà pourquoi mon garde du corps me suit désormais partout ! Malgré tout, je prends une grande respiration et je me lance.

Il est faux de croire que certains sont faits l’un pour l’autre. Même si, pour toutes sortes de raisons, on aime bien à le penser. Pourquoi aimons-nous à penser cela ? Peut-être que cette croyance d’être faits l’un pour l’autre ouvre la porte à cette pensée magique de l’amour éternel, exclusif et invincible ? La vérité – moche et plate, chialeront certains – c’est que personne n’est fait pour personne.

Ce n’est pas parce que deux êtres humains partagent certaines affinités – ni même plusieurs – qu’ils sont nécessairement faits l’un pour l’autre, ou pire encore, qu’ils se destineraient l’un à l’autre.

Les êtres humains présentent des caractéristiques multiples. Parmi ces caractéristiques, un grand nombre sont susceptibles de me plaire. Comme personne ne peut posséder toutes les caractéristiques que je recherche, il est de ce fait normal que plusieurs personnes soient susceptibles de correspondre à mes goûts. Le partenaire que je choisirai sera celui qui possédera le plus grand nombre de caractéristiques intéressantes pour moi.

Prétendre que je ne serais destiné qu’à un seul être humain parmi les milliards qui composent cette planète est une croyance qui ne fait aucun sens, vous le voyez bien !



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Un grand amour dure toujours…

Un grand amour dure toujours. Est-ce une vérité ? Est-ce un mensonge ?

Malgré que cette idée soit largement véhiculée et qu’elle plaise à plusieurs – on n’a qu’à penser, entre autres, à ce film qui a fait fureur : The Notebook – l’amour ne peut malheureusement pas durer toujours. De plus, ce n’est pas à la durée d’une relation que l’on peut déterminer l’intensité ou la profondeur de l’amour. Examinons de plus près pourquoi.

L’amour est une émotion, de la même manière que le sont la colère, l’angoisse, le mépris, la jalousie, pour ne nommer que celles-là. Une émotion n’apparaît que lorsque l’idée qui la cause surgit dans notre esprit. Par exemple, si je crois que mon voisin n’avait pas le droit de couper les branches de mon arbre, l’émotion colère montera en moi. Mais aussitôt que je cesserai de penser à mon voisin et à ce qu’il a fait, ma colère diminuera ou pourra même disparaître. De la même manière que l’on ne peut toujours être angoissé ou en colère, on ne peut être continuellement « amoureux ». Voilà pourquoi on dira que le propre d’une émotion, c’est d’être temporaire : on pense à notre amoureux un moment, on n’y pense plus, on y revient plus tard… L’émotion « amour », donc, n’échappe pas à la règle du «temporaire». D’ailleurs, comment pourrait-on vaquer normalement à nos occupations la tête constamment pleine de l’autre ?

Les émotions ne sont pas que temporaires : elles sont également changeantes. Comment cela s’applique-t-il dans le cas de l’émotion « amour » ? J’aime plus ou moins mon partenaire selon les jours, et même selon les heures. Dans une même journée, par exemple, je peux aisément passer de l’amour à la haine et à l’indifférence vis-à-vis mon partenaire. L’amour s’établit en fonction de plusieurs critères, le principal étant que plus mon amoureux répond à mes désirs, plus mon sentiment envers lui sera intense. Mon émotion peut également aller dans le sens inverse : moins mon partenaire satisfait mes désirs, moins je l’aime.

Mettons maintenant en scène nos propos pour mieux illustrer les fluctuations amoureuses. Supposons, par exemple, que nous sommes vendredi soir. Je roule du bureau vers la maison, contente de ma semaine, contente, surtout, d’avoir décroché le poste que je convoitais depuis longtemps. En tournant la poignée de la porte d’entrée, une autre surprise m’attend : mon chum, pour fêter ma promotion, a eu la bonne idée de préparer mon repas préféré, un osso buco ! La soirée s’est passée en buvant, en mangeant, en riant. On a eu du sexe. Ce vendredi soir-là, on peut dire que j’étais folle amoureuse de mon chum, de la vie que je menais. Rien que du bonheur ce jour-là, du gros bonheur.

Samedi, cependant, c’était beaucoup moins jojo. Mon chum et moi, on s’est encore engueulés à propos du ménage. C’est toujours un sujet chaud entre nous : je trouve qu’il ne fait pas sa part. Lui, il me dit qu’il la fait, sa part, mais que je ne dois pas m’attendre à ce qu’il la fasse comme je l’aurais fait : il n’est pas moi ! En tout cas, demandez-moi si je l’aimais, hier, mon chum ? Si j’avais pu, je me serais envolée vers Cuba pendant quelques heures (c’est-à-dire le temps qu’il fasse le ménage !) pour avoir la paix ; pour pouvoir siroter mon sex on the beach sur le bord de la mer et reluquer toute la journée mes voisins de parasols !

***

Et si nous prêtions davantage attention aux mots que l’on utilise ? Quand on croit en cette bêtise qu’« un grand amour dure toujours », cela ne sous-entendrait-il pas l’existence d’un petit amour ? Qu’est-ce qu’un petit amour ? Est-ce un amour qui ne dure pas ?

Si nous prêtions davantage attention aux mots que l’on utilise, nous dirions plutôt : une relation amoureuse peut durer ou ne pas durer en fonction de plusieurs critères, dont une large part est reliée au hasard…



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On ne peut aimer sincèrement deux personnes à la fois…

Au risque de me faire dévisser la tête par les romantiques, j’y vais !

Vous pensez bien que cette croyance, pourtant bien ancrée, est un gros mensonge !

Même si, pour toutes sortes de raisons (culturelles, surtout !), on s’en tiendra normalement à ne vouloir entretenir qu’une seule relation amoureuse avec une seule personne « jusqu’à ce que la mort nous sépare ! », cela n’empêche nullement que l’on puisse aimer sincèrement non seulement deux, mais plusieurs personnes en même temps. Des heures de plaisir, comme dirait Claude !

Love (Two red hearts)Maintenant, n’êtes-vous pas curieux de savoir pourquoi il est possible d’aimer sincèrement plusieurs personnes à la fois? Pour ce, revenons, si vous le permettez, sur ce que j’expliquais déjà dans mon article « Mon âme sœur ou rien… »

On ne le dira jamais assez : l’amour est une émotion. Il naît du degré de correspondance entre nos préférences et les caractéristiques que possède l’autre. Ainsi, plus l’autre compte de caractéristiques qui nous plaisent, plus le sentiment amoureux sera intense ! Voilà pourquoi il est plus juste de dire que j’aime mon (ou ma !) partenaire plus que les autres parce qu’il (ou elle !) possède le plus de caractéristiques qui correspondent à mes goûts !

On comprendra mieux, ainsi, qu’on ne pourra jamais aimer que partiellement son (ou sa !) partenaire et ce, malgré les meilleures intentions du monde. Pourquoi ? Parce que PERSONNE ne peut posséder TOUTES les caractéristiques qui nous plaisent et SEULEMENT elles. Par exemple, j’aime que Louis soit un homme sérieux, mais bon Dieu qu’il m’exaspère quand il met des semaines à peser le pour et le contre avant d’engager telle ou telle dépense !

Aussi, comme l’amour est une émotion, il fluctue. Il est donc impossible d’aimer avec la même intensité la même personne tout le temps. On aime, on aime beaucoup, on aime moins, selon les jours, les heures, les circonstances, les ambiances, selon notre disponibilité, notre santé physique ou émotionnelle, etc.

En résumé, on peut aimer plusieurs personnes à la fois, mais jamais que partiellement et certainement pas pareillement. Ça fait que… quand Laura ne file pas, Justin peut toujours aller…

« Ouen… c’est où qu’il va aller, Justin ? » qu’elle me crie du bout de la salle, enragée noire.

« Justin va aller regarder la partie de hockey chez le grand Longpré, c’t’affaire ! »

Et vous, vous pensiez qu’il allait faire quoi et avec qui, Justin ?

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Les gens qui s’aiment véritablement se disent tout…

Vous l’aurez sans doute deviné : il est faux de croire que les gens qui s’aiment véritablement se disent tout. Aussi faux que de croire à cette autre niaisierie qu’on entend assez souvent, à savoir que ceux qui s’aiment pour de vrai ne se cachent rien ! Pourquoi ?

  • Parce que même si on en avait envie, il est impossible de tout dire à l’autre. Essayez donc pour voir !
  • Plus encore : il se trouve des choses qu’il est préférable de garder pour soi. Les jardins secrets sont définitivement utiles, et ne servent pas tous à cacher des squelettes ou des amants bien en chair dans le placard.

secret_inside_mAllons-y maintenant de quelques brèves explications.

N’est-ce pas sous le couvert de l’amour qu’elles disent porter à leur partenaire que certaines personnes préféreront garder pour elles des informations qui pourraient angoisser inutilement l’autre ?

Par exemple, Frédéric ne voudra peut-être pas inquiéter sa femme, Lydia – qui doit bientôt accoucher – à propos du dernier entretien qu’il a eu avec son patron, lequel l’informait de la mise à pied probable d’une dizaine d’employés, dont lui…

Et que dire de l’utilité du mensonge pieux pour conserver l’harmonie d’un couple ? Imaginez maintenant notre Lydia, cinq mois après son accouchement, se plaignant à Frédéric qu’elle se trouve grosse et moche avec les dix kilos qu’il lui reste encore à perdre suite à sa grossesse : « Mais moi, je les aime bien, tes p’tites bouées de gras ! » n’est certes pas la meilleure des répliques à lui servir, à moins d’aimer vivre dans le danger !

Non seulement tout ce qu’on aurait envie de raconter à l’autre n’est pas utile, mais cela peut s’avérer tout à fait inintéressant : Stéphanie, qui n’aime pas du tout le hockey, se fout éperdument que les Bruins se soient inclinés devant les Canadiens au cours de la partie d’hier soir. Ce n’est donc pas avec elle que Guillaume partagera son enthousiasme à l’idée de ramener la Coupe Stanley à Montréal cette année.

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Les gens qui s'aiment véritablement se disent tout…

Vous l’aurez sans doute deviné : il est faux de croire que les gens qui s’aiment véritablement se disent tout. Aussi faux que de croire à cette autre niaisierie qu’on entend assez souvent, à savoir que ceux qui s’aiment pour de vrai ne se cachent rien ! Pourquoi ?

  • Parce que même si on en avait envie, il est impossible de tout dire à l’autre. Essayez donc pour voir !
  • Plus encore : il se trouve des choses qu’il est préférable de garder pour soi. Les jardins secrets sont définitivement utiles, et ne servent pas tous à cacher des squelettes ou des amants bien en chair dans le placard.

secret_inside_mAllons-y maintenant de quelques brèves explications.

N’est-ce pas sous le couvert de l’amour qu’elles disent porter à leur partenaire que certaines personnes préféreront garder pour elles des informations qui pourraient angoisser inutilement l’autre ?

Par exemple, Frédéric ne voudra peut-être pas inquiéter sa femme, Lydia – qui doit bientôt accoucher – à propos du dernier entretien qu’il a eu avec son patron, lequel l’informait de la mise à pied probable d’une dizaine d’employés, dont lui…

Et que dire de l’utilité du mensonge pieux pour conserver l’harmonie d’un couple ? Imaginez maintenant notre Lydia, cinq mois après son accouchement, se plaignant à Frédéric qu’elle se trouve grosse et moche avec les dix kilos qu’il lui reste encore à perdre suite à sa grossesse : « Mais moi, je les aime bien, tes p’tites bouées de gras ! » n’est certes pas la meilleure des répliques à lui servir, à moins d’aimer vivre dans le danger !

Non seulement tout ce qu’on aurait envie de raconter à l’autre n’est pas utile, mais cela peut s’avérer tout à fait inintéressant : Stéphanie, qui n’aime pas du tout le hockey, se fout éperdument que les Bruins se soient inclinés devant les Canadiens au cours de la partie d’hier soir. Ce n’est donc pas avec elle que Guillaume partagera son enthousiasme à l’idée de ramener la Coupe Stanley à Montréal cette année.

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