Je ne veux plus être mère !

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Être parents, des fois c’est ben l’fun, des fois ça l’est moins. Cela peut même s’avérer une expérience assez douloureuse si les responsabilités qu’incombe ce rôle sont reléguées à un seul des deux parents…

Je vous invite à visualiser notre dernière capsule sur Les Repères de Languirand, qui pourra peut-être apporter quelques pistes de solution à ceux qui vivent cette problématique.

« Que sera, sera »

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La tristesse, comme toutes les émotions par ailleurs, est causée par les idées que nous entretenons à propos d’un événement quelconque qui survient dans notre existence. Ainsi, on ressent de la tristesse quand on croit que ce qui nous arrive ne constitue pas une bonne affaire pour nous, quand elle n’en est pas une carrément mauvaise…

Imaginez, par exemple, que par un malheureux concours de circonstances, vous ratez votre train. Vous trouvez cette situation triste, parce que même en attrapant le prochain départ, vous accuserez un retard important à votre rendez-vous avec monsieur Provencher, votre futur plu$ gro$ client. Ce retard est si important, d’ailleurs, que vous jugez préférable de reporter votre rencontre, en espérant que votre concurrent ne vous raflera pas le contrat d’ici là. Vous vous dites que votre journée est gâchée à l’avance… sinon votre mois et, qui sait, peut-être même votre année !

C’est donc avec nervosité que vous composez le numéro de téléphone de monsieur Provencher pour lui annoncer le report de votre rencontre. Mais une nouvelle de dernière heure projetée sur le grand écran de la gare attire soudain votre attention : le train dans lequel vous deviez prendre place a déraillé. Sous vos yeux, du feu s’échappe des locomotives. Du coup, vous réalisez la chance que vous avez : vous êtes en vie !

Voilà comment cette seconde interprétation de l’événement « du train raté » sèmera instantanément en vous la joie plutôt que la tristesse. Au diable donc ce rendez-vous manqué : vous êtes en vie, et considérez qu’il vaut mieux être en vie que mort.

De la même manière que nous pouvons nous créer de la tristesse, nous pouvons donc nous créer de la joie. Il suffit, ainsi que vous l’avez lu, de nous imaginer que l’événement qui nous arrive est avantageux, utile, bienfaiteur pour nous.

Cependant, l’une comme l’autre émotion est basée sur une idée douteuse, c’est-à-dire une idée dont personne ne peut prédire avec exactitude l’issue au moment où elle traverse notre esprit : jusqu’à preuve du contraire, nul ne peut encore prédire l’avenir.

Personne, donc, ne peut jurer qu’une situation qui nous apparaît malheureuse sur le coup ne finira pas par tourner à notre avantage. Ou, au contraire, que la situation que nous entrevoyions comme une aubaine ne se transformera pas en un cauchemar. Parce que ça arrive, des z’affaires de même…

Repensez à votre vie. N’avez-vous pas déjà vécu dans le passé quelques événements que vous aviez d’abord jugés en votre défaveur pour ensuite les revoir comme avantageux pour vous, ou inversement : ce que vous trouviez bon, un jour, peut-être l’avez-vous  trouvé mauvais à une autre époque ?

Notre réalité change à mesure que le temps file parce que des éléments nouveaux, dont nous ne pouvions être conscients – et qu’il nous était donc impossible de prévoir – viennent s’y greffer. Encore une fois, ces éléments peuvent nous apparaître comme des atouts ou comme des obstacles dès que nous les filtrons ou les interprétons.

On ne sait rien de l’avenir. Mieux vaut alors ne pas se créer inutilement de la tristesse en sautant hâtivement aux conclusions dans l’interprétation d’un événement. Ne rien anticiper, ni le meilleur ni le pire, demeure la meilleure attitude – même si elle n’est pas aisée.

Chaque fois, donc, que vous considérerez qu’un événement qui survient en est un fâcheux qui ne vous aidera en rien, rappelez-vous que le vent peut toujours tourner. Et si cela peut vous encourager, pensez que ça pourrait être pire !

Que sera, sera
Demain n’est jamais certain
Laissons l’avenir venir
Que sera, sera
What will be, will be
 

"Que sera, sera"

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La tristesse, comme toutes les émotions par ailleurs, est causée par les idées que nous entretenons à propos d’un événement quelconque qui survient dans notre existence. Ainsi, on ressent de la tristesse quand on croit que ce qui nous arrive ne constitue pas une bonne affaire pour nous, quand elle n’en est pas une carrément mauvaise…

Imaginez, par exemple, que par un malheureux concours de circonstances, vous ratez votre train. Vous trouvez cette situation triste, parce que même en attrapant le prochain départ, vous accuserez un retard important à votre rendez-vous avec monsieur Provencher, votre futur plu$ gro$ client. Ce retard est si important, d’ailleurs, que vous jugez préférable de reporter votre rencontre, en espérant que votre concurrent ne vous raflera pas le contrat d’ici là. Vous vous dites que votre journée est gâchée à l’avance… sinon votre mois et, qui sait, peut-être même votre année !

C’est donc avec nervosité que vous composez le numéro de téléphone de monsieur Provencher pour lui annoncer le report de votre rencontre. Mais une nouvelle de dernière heure projetée sur le grand écran de la gare attire soudain votre attention : le train dans lequel vous deviez prendre place a déraillé. Sous vos yeux, du feu s’échappe des locomotives. Du coup, vous réalisez la chance que vous avez : vous êtes en vie !

Voilà comment cette seconde interprétation de l’événement « du train raté » sèmera instantanément en vous la joie plutôt que la tristesse. Au diable donc ce rendez-vous manqué : vous êtes en vie, et considérez qu’il vaut mieux être en vie que mort.

De la même manière que nous pouvons nous créer de la tristesse, nous pouvons donc nous créer de la joie. Il suffit, ainsi que vous l’avez lu, de nous imaginer que l’événement qui nous arrive est avantageux, utile, bienfaiteur pour nous.

Cependant, l’une comme l’autre émotion est basée sur une idée douteuse, c’est-à-dire une idée dont personne ne peut prédire avec exactitude l’issue au moment où elle traverse notre esprit : jusqu’à preuve du contraire, nul ne peut encore prédire l’avenir.

Personne, donc, ne peut jurer qu’une situation qui nous apparaît malheureuse sur le coup ne finira pas par tourner à notre avantage. Ou, au contraire, que la situation que nous entrevoyions comme une aubaine ne se transformera pas en un cauchemar. Parce que ça arrive, des z’affaires de même…

Repensez à votre vie. N’avez-vous pas déjà vécu dans le passé quelques événements que vous aviez d’abord jugés en votre défaveur pour ensuite les revoir comme avantageux pour vous, ou inversement : ce que vous trouviez bon, un jour, peut-être l’avez-vous  trouvé mauvais à une autre époque ?

Notre réalité change à mesure que le temps file parce que des éléments nouveaux, dont nous ne pouvions être conscients – et qu’il nous était donc impossible de prévoir – viennent s’y greffer. Encore une fois, ces éléments peuvent nous apparaître comme des atouts ou comme des obstacles dès que nous les filtrons ou les interprétons.

On ne sait rien de l’avenir. Mieux vaut alors ne pas se créer inutilement de la tristesse en sautant hâtivement aux conclusions dans l’interprétation d’un événement. Ne rien anticiper, ni le meilleur ni le pire, demeure la meilleure attitude – même si elle n’est pas aisée.

Chaque fois, donc, que vous considérerez qu’un événement qui survient en est un fâcheux qui ne vous aidera en rien, rappelez-vous que le vent peut toujours tourner. Et si cela peut vous encourager, pensez que ça pourrait être pire !

Que sera, sera
Demain n’est jamais certain
Laissons l’avenir venir
Que sera, sera
What will be, will be
 

22 conseils faciles à suivre pour vous gâcher l’existence !

Vous voulez passer du côté obscur de l’existence, mais ne savez trop comment ? Ne cherchez plus : j’ai dressé pour vous une liste de vingt-deux conseils triés sur le volet, et reconnus pour leur efficacité redoutable.

Parmi ces précieux enseignements, choisissez ceux qui vous interpellent le plus – un ou deux devraient suffire, si vous vous appliquez à bien les intégrer dans votre quotidien.

Comme cette liste n’est pas exhaustive, je vous invite à me proposer des ajouts : votre expérience du glauque pourrait en inspirer d’autres. Notez que mes conseils ne suivent aucun ordre spécifique.

  1. Répétez-vous que vous êtes une personne spéciale et qu’à ce titre, vous méritez tout.
  2. C’est encore à titre de personne spéciale que la vie vous a doté d’une sensibilité hors du commun. Voilà pourquoi ce qui pourrait passer pour un événement anodin pour l’un (surtout pour les membres du Club des sans-cœurs ![1]) constitue, pour vous, une catastrophe. Appliquez-vous donc à vivre intensément votre tristesse, apitoyez-vous sur votre sort, pleurez longtemps et tout votre saoul, de sorte d’obtenir votre adhésion à vie plus deux ans dans le prestigieux Club des bons. Vous le méritez bien !
  3. Entretenez cette idée que vous avez absolument besoin de l’approbation et de l’amour des autres pour vivre. Surtout, prenez l’habitude de vous faire du sang d’encre quand ce que vous êtes ou faites ne plaît pas à tout le monde, sans exception.
  4. Rentrez-vous profondément dans le crâne que si vous travaillez fort, vous réussirez hors de tout doute – l’échec sera d’autant plus cuisant.
  5. Si tous les humains étaient comme vous, le monde serait meilleur. Vous n’avez donc plus une seconde à perdre pour commencer à semer à tous vents votre précieux savoir.
  6. Dressez une liste de tous les malheurs qui se sont abattus sur vous au cours de votre existence. Trainez-la toujours avec vous, de sorte de pouvoir la bonifier en tout temps. Au besoin, exagérez un événement, afin qu’il puisse trouver sa place parmi vos autres coups durs, l’objectif ultime étant, vous vous en doutez bien, d’avoir un tas d’alibis en mains pour prouver aux autres que vous avez un tas de raisons de macérer dans le malheur.
  7. Croyez très fort que, sur les six milliards d’humains qui peuplent cette planète, personne ne peut être meilleur que vous ! You are the one and only !
  8. Passez le plus d’années possibles à ressasser le passé. Entretenez cette idée bien répandue que votre malheur est causé par les autres : votre père, votre mère, votre boss, la récession, Sylvie, le chien de votre voisin, l’hiver ou le hamster de votre petit dernier.
  9. Continuez de croire que ceux qui connaissent le bonheur, c’est parce qu’ils n’ont jamais connu de coups durs ou de périodes creuses… Répétez-vous intérieurement cette petite phrase assassine : « On l’sait ben… eux autres ! »
  10. Ne vous comparez qu’à ceux qui vous semblent mieux que vous. Ne pensez ô grand jamais que vous pouvez vous considérez chanceux de ne pas souffrir d’une maladie ou d’un handicap graves.
  11. Clamez sur tous les toits que vous faites du bénévolat pour aider vos pairs, et non pour vous faire plaisir.
  12. Répétez inlassablement à vos enfants tous les sacrifices que vous faites pour eux.
  13. Répétez-vous que si vous aviez eu les bons parents, vous auriez eu la bonne éducation, vous auriez trouvé la bonne job, le bon chum (qui vous aurait donné les bons enfants), l’affaire aurait été, comme on dit, ketchup ! Tout part de l’enfance… cette idée doit être coulée comme du béton dans votre cervelle.
  14. Sachez que tout ce qui s’est joué avant six ans est irrémédiable – par exemple, cela pourrait être à cause de votre mère, qui vous a mis sur le petit pot dès l’âge de douze mois, que votre époux vous a quittée.
  15. Le plus tôt possible au cours de votre existence, ne tolérez aucun échec. Dites non aux erreurs de parcours et encore plus aux errances. 
  16. Dans le but d’augmenter votre frustration, ponctuez vos monologues ou vos conversations de ce tout petit mot en apparence insignifiant, le « si » : si j’avais un char, si seulement j’avais le bon boss, si ma maison était payée, si je pouvais donc voyager, si mes enfants réussissaient mieux à l’école, si si si…
  17. Vos objectifs doivent être difficiles à atteindre, voire presque impossibles. Rêvez, par exemple, de devenir premier ministre, encore que…  quelqu’un pourrait-il me suggérer une position plus difficile à décrocher que celle-là ?
  18. Adhérez fermement à cette croyance que les émotions sont causées par les événements de votre existence et, surtout, ne ratez pas votre chance d’ajouter la puissance dix à votre malheur en exploitant au maximum chaque coup dur.
  19. En amour, ne recherchez que des partenaires qui ne courent pas les rues, comme une femme aux cheveux auburn, aux yeux bleus, à la taille fine, intelligente, allumée, loquace…
  20. Ponctuez votre discours de tous les jours avec des « il faut », « je devrais », « tu aurais dû », « il n’avait pas le droit » ; « tout », « rien », « jamais », « toujours », « oui, mais »…
  21. Lisez et relisez Le Secret et autres bouquins de sornettes qui vous racontent qu’il vous suffit de réclamer le bonheur, bien callé dans votre sofa, pour qu’il advienne.
  22. Rappelez-vous que la vie est courte : ne ratez surtout pas votre chance de la gâcher, en prenant bien soin d’en écorchez quelques uns au passage.




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[1] Lire mon article : « Une tête sans cœur ou un cœur sans tête ! »