Quand on veut, on peut ?

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La facilité avec laquelle nous, les humains, nous laissons arnaquer par les sornettes m’apparaît souvent fort inquiétante.

Il me semble qu’il serait bien utile qu’une petite lumière rouge s’allume dans nos têtes quand Le Secret, ce ramassis de balivernes, se hisse au palmarès des meilleurs vendeurs notamment aux États-Unis, en Australie et même au Québec (avec plus de 360 000 copies de vendues – en français seulement !)

Pour l’heure, cependant, réservons-nous  pour le dessert mon book émissaire – et ses autres books du même genre qui prolifèrent comme des bactéries sur les étagères de nos librairies – et attaquons-nous plutôt à cette bêtise très populaire qui consiste à croire que : « Quand on veut, on peut ! »

Depuis quand, dites-moi, par la seule force de sa volonté, peut-on atteindre un objectif quelconque ? Parce que vous l’aurez deviné : vouloir et pouvoir ne sont pas connectés, dans le sens où ce n’est pas parce que je veux que je peux nécessairement. Autrement dit :

  • Quand je veux une chose et que je peux l’accomplir, la chose advient.

J’ai faim et j’ai de quoi manger. Résultat : la chose (manger) se passe.

  • Quand je veux une chose, mais que je ne peux pas, la chose n’arrive pas.

J’ai faim, mais il n’y a rien à manger. Résultat : la chose (manger) n’arrive pas.

  • Quand je ne veux pas, mais que je peux, la chose n’advient pas.

On m’invite à partager un festin, mais je ne veux pas manger parce que je n’ai pas faim. Résultat : la chose (manger) n’arrive pas.

  • Quand je ne veux pas et que je ne peux pas, rien ne se passe.

Je n’ai pas faim, c’est une chance parce qu’il n’y a rien à manger ! Résultat : la chose (manger) n’advient pas !

Ainsi que le dirait mon chum : « On peut peu ! » Et pour mieux saisir que ce n’est pas parce que sont réunis vouloir et pouvoir que la chose adviendra nécessairement, reprenons notre exemple, et ajoutons-y un ingrédient essentiel duquel nous sommes totalement et à chaque minute de notre existence tributaires : le hasard.

Joshua veut manger, et il peut le faire parce qu’il lui reste tout juste de quoi se confectionner un sandwich : deux tranches de pain et un fond de pot de beurre d’arachides. Joshua s’exécute donc. Juste au moment où il s’apprête à prendre une bouchée, la sonnerie du téléphone retentit. Il abandonne momentané son sandwich sur la table de la cuisine pour aller répondre dans l’autre pièce. Pendant ce temps, Hector, son chien-chien, avale gloutonnement le repas de son maître. À son retour, Hector a le crâne bien appuyé sur sa papatte, et fait les yeux doux à Joshua, qui va rester l’estomac dans les talons.

Voilà comment ce que l’on veut et que l’on peut, un jour, peut se transformer, en cours de route, en ce que l’on veut encore, mais que l’on ne peut plus.

Voilà pourquoi certains humains, malgré toute la bonne volonté du monde et les étoiles alignées de leur bord au début de leur aventure, n’atteindront pas leurs objectifs ou ne l’atteindront que partiellement ou ne l’atteindront qu’après plusieurs tentatives. Prétendre qu’il suffit de vouloir pour pouvoir est complètement aberrant (en plus d’être inutilement fatiguant !) ainsi que l’enseignent les gourous du Secret et autres véhiculeux de baratins New Age ou positivistes.

La loi de l’attraction gouverne l’Univers ! Think positive ! clament les riches maîtres à leurs élèves ! Si nous nous concentrons très fort sur un vœu, l’intelligence universelle se mettra de notre bord, et le réalisera ! «Ce à quoi vous pensez le plus se manifestera dans votre vie», dit le bouquin. Que ce soit la grosse maison, la grosse voiture, la place de stationnement sur Ste-Catherine par un vendredi soir d’été, maigrir, le bonheur…

Les pensées que nous entretenons influent sur le cours des choses. Mettons dès aujourd’hui KO les pensées destructrices qui nous habitent et font de nous des ratés, des moins que rien qui appellent le malheur et les difficultés. Commençons dès maintenant à penser positivement en nous imaginant macérant dans le bonheur, prospères, amoureux, en santé, à qui tout réussit, et l’Univers nous le rendra ! L’Univers est abondance et ne refuse rien à celui qui demande !

Dites-moi, à quoi pense-t-on pour perdre sa job ? Pour que sa blonde se sauve à Shanghai en voyage d’affaires avec notre meilleur ami ? Pour que notre enfant tombe malade ? Connaissez-vous quelqu’un qui a déjà été téléporté de Vaudreuil à Rio en pelletant son entrée de garage parce qu’il s’imaginait très très fort, à chaque pelletée de neige soulevée, en train d’étendre sa serviette sur la plage de Copacabana ?

–    Tu charries !

–    Pas pantoute !

On peut toujours maintenir l’illusion qu’un contrôle sur la réalité est possible par le truchement de la pensée. On peut toujours continuer à croire que l’Univers est comme un catalogue Sears géant. Qu’il nous suffit de choisir nos rêves et de les commander pour qu’ils nous soient gracieusement expédiés. Après tout, ça a marché pour Rhonda Byrne !

En ce qui nous concerne, ma petite gang d’émotivo-rationneux, mon chum et moi, on préfère penser que : « Quand on veut, on peut peut-être ! »

 

Toute une vie insensée

C’est confronté à la mort, souvent, que les questionnements sur la vie et son supposé sens apparaissent ou refont surface. Mon moment est tout choisi pour aborder avec vous ce sujet, disons-le.

Pour d’aucun, la découverte du sens de leur vie leur procurerait espoir, comme si le fait de s’inventer une ou plusieurs raisons d’exister ou le fait de se croire investi d’une quelconque mission rendait leur passage ici-bas moins vain.

Pour d’autres, cette quête du sens constituerait un véritable réservoir d’inquiétudes sinon d’angoisses : devant la multiplicité de sens que l’on peut donner à sa vie, lequel ou lesquels faire sien ? Il semble bien que, d’une manière ou d’une autre et pour la majorité, la clé d’un certain bien-être, pour ne pas dire du bonheur, résiderait dans le sens que l’on donne à sa vie.

Et si la vie n’avait pas de sens ? Et si nous n’étions aucunement tenus d’en trouver un pour être heureux ? À la mort, on n’échappe pas. Qu’on joue au bénévole, qu’on fasse partie des scouts, qu’on construise des gratte-ciels, qu’on fasse du cinéma ou qu’on fasse sauter des coffres-forts ; qu’on s’agenouille devant un dieu ou devant une vache, c’est la même finalité qui s’esquisse pour tous dès notre premier souffle. Il n’y a rien à comprendre. Accepter cette réalité présente deux avantages indéniables : celui de cesser de chercher en vain un sens à la vie et de la vivre, et celui de cesser d’en redouter la perte – par exemple si le sens de votre vie s’incarne en votre enfant, en votre conjoint, en votre travail, etc., le risque de le perdre est on ne peut plus présent.

Si on s’y mettait, on pourrait déceler quasiment autant de prétendus sens à la vie qu’on compte d’humains. Cependant, se dévouer aux autres ou à une cause représente l’un des moyens les plus prisés de donner un sens à sa vie. Voilà donc notre Philippe qui vous racontera qu’il se démène corps et âme pour sa famille. Catherine, de son côté, ne compte pas les heures qu’elle consacre à ses patients. Marine n’a que le cheminement de ses élèves d’un quartier défavorisé en tête et dans la bouche. Sébastien tente depuis vingt ans de mettre au point un vaccin contre l’acné et Jeff se débat comme un coléoptère renversé sur le dos pour empêcher la construction d’un barrage hydro-électrique dans son coin de pays.

Dieu et ses « homologues » Yahweh, Allah, Shiva, Jéhovah, Bouddha you name it, au même titre que les gourous des centaines de sectes recensées qui polluent envahissent actuellement la planète, constituent également une avenue de choix pour plusieurs adeptes de la recherche d’un sens à la vie : en plus d’irriguer leur existence d’une vision du monde prêt-à-porter, l’adhésion à ces croyances assurerait leur salut ! Comme si quelqu’un était revenu de l’au-delà pour nous raconter son expérience ! Ainsi que le dirait ma mère : quand on suit la recette, on a plus de chances de faire lever son omelette ; mais c’est en ne la suivant pas, la recette, qu’on risque le plus de faire de bien belles découvertes !

–          En tout cas, si la vie a pas de sens, si elle sert à rien, qu’est-ce que ça donne de vivre ? demande Charles à Heidi, lesquels je surprends en pleine conversation au salon funéraire.

–          Je le sais pas pour toi, mais pour moi, vivre, c’est regarder la neige tomber, voir le lys s’ouvrir ou cueillir la tomate toute chaude de soleil. Vivre, c’est quand mes enfants se soutiennent dans l’épreuve ; quand la plus petite, par exemple, encourage le plus grand. Vivre, c’est entrer dans un café, ma main dans celle de mon chum, quand il fait moins trente dehors, que Bach joue en sourdine et que les brownies viennent tout juste de sortir du four. C’est avoir les ongles noircis de terre après un après-midi passé à désherber. Vivre, c’est être capable de se faire du gros bonheur avec des petits riens… et d’être conscient que tout ça ne tient qu’à un fil ténu.

Je suis bien d’accord.



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Il y a des gens qui sont faits l’un pour l’autre…

Les romantiques enragent avec mes propos ! Ils m’en veulent parce que je leur bousille leurs rêves, leur vision toute rose bonbon de la vie ! Voilà pourquoi mon garde du corps me suit désormais partout ! Malgré tout, je prends une grande respiration et je me lance.

Il est faux de croire que certains sont faits l’un pour l’autre. Même si, pour toutes sortes de raisons, on aime bien à le penser. Pourquoi aimons-nous à penser cela ? Peut-être que cette croyance d’être faits l’un pour l’autre ouvre la porte à cette pensée magique de l’amour éternel, exclusif et invincible ? La vérité – moche et plate, chialeront certains – c’est que personne n’est fait pour personne.

Ce n’est pas parce que deux êtres humains partagent certaines affinités – ni même plusieurs – qu’ils sont nécessairement faits l’un pour l’autre, ou pire encore, qu’ils se destineraient l’un à l’autre.

Les êtres humains présentent des caractéristiques multiples. Parmi ces caractéristiques, un grand nombre sont susceptibles de me plaire. Comme personne ne peut posséder toutes les caractéristiques que je recherche, il est de ce fait normal que plusieurs personnes soient susceptibles de correspondre à mes goûts. Le partenaire que je choisirai sera celui qui possédera le plus grand nombre de caractéristiques intéressantes pour moi.

Prétendre que je ne serais destiné qu’à un seul être humain parmi les milliards qui composent cette planète est une croyance qui ne fait aucun sens, vous le voyez bien !



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Un grand amour dure toujours…

Un grand amour dure toujours. Est-ce une vérité ? Est-ce un mensonge ?

Malgré que cette idée soit largement véhiculée et qu’elle plaise à plusieurs – on n’a qu’à penser, entre autres, à ce film qui a fait fureur : The Notebook – l’amour ne peut malheureusement pas durer toujours. De plus, ce n’est pas à la durée d’une relation que l’on peut déterminer l’intensité ou la profondeur de l’amour. Examinons de plus près pourquoi.

L’amour est une émotion, de la même manière que le sont la colère, l’angoisse, le mépris, la jalousie, pour ne nommer que celles-là. Une émotion n’apparaît que lorsque l’idée qui la cause surgit dans notre esprit. Par exemple, si je crois que mon voisin n’avait pas le droit de couper les branches de mon arbre, l’émotion colère montera en moi. Mais aussitôt que je cesserai de penser à mon voisin et à ce qu’il a fait, ma colère diminuera ou pourra même disparaître. De la même manière que l’on ne peut toujours être angoissé ou en colère, on ne peut être continuellement « amoureux ». Voilà pourquoi on dira que le propre d’une émotion, c’est d’être temporaire : on pense à notre amoureux un moment, on n’y pense plus, on y revient plus tard… L’émotion « amour », donc, n’échappe pas à la règle du «temporaire». D’ailleurs, comment pourrait-on vaquer normalement à nos occupations la tête constamment pleine de l’autre ?

Les émotions ne sont pas que temporaires : elles sont également changeantes. Comment cela s’applique-t-il dans le cas de l’émotion « amour » ? J’aime plus ou moins mon partenaire selon les jours, et même selon les heures. Dans une même journée, par exemple, je peux aisément passer de l’amour à la haine et à l’indifférence vis-à-vis mon partenaire. L’amour s’établit en fonction de plusieurs critères, le principal étant que plus mon amoureux répond à mes désirs, plus mon sentiment envers lui sera intense. Mon émotion peut également aller dans le sens inverse : moins mon partenaire satisfait mes désirs, moins je l’aime.

Mettons maintenant en scène nos propos pour mieux illustrer les fluctuations amoureuses. Supposons, par exemple, que nous sommes vendredi soir. Je roule du bureau vers la maison, contente de ma semaine, contente, surtout, d’avoir décroché le poste que je convoitais depuis longtemps. En tournant la poignée de la porte d’entrée, une autre surprise m’attend : mon chum, pour fêter ma promotion, a eu la bonne idée de préparer mon repas préféré, un osso buco ! La soirée s’est passée en buvant, en mangeant, en riant. On a eu du sexe. Ce vendredi soir-là, on peut dire que j’étais folle amoureuse de mon chum, de la vie que je menais. Rien que du bonheur ce jour-là, du gros bonheur.

Samedi, cependant, c’était beaucoup moins jojo. Mon chum et moi, on s’est encore engueulés à propos du ménage. C’est toujours un sujet chaud entre nous : je trouve qu’il ne fait pas sa part. Lui, il me dit qu’il la fait, sa part, mais que je ne dois pas m’attendre à ce qu’il la fasse comme je l’aurais fait : il n’est pas moi ! En tout cas, demandez-moi si je l’aimais, hier, mon chum ? Si j’avais pu, je me serais envolée vers Cuba pendant quelques heures (c’est-à-dire le temps qu’il fasse le ménage !) pour avoir la paix ; pour pouvoir siroter mon sex on the beach sur le bord de la mer et reluquer toute la journée mes voisins de parasols !

***

Et si nous prêtions davantage attention aux mots que l’on utilise ? Quand on croit en cette bêtise qu’« un grand amour dure toujours », cela ne sous-entendrait-il pas l’existence d’un petit amour ? Qu’est-ce qu’un petit amour ? Est-ce un amour qui ne dure pas ?

Si nous prêtions davantage attention aux mots que l’on utilise, nous dirions plutôt : une relation amoureuse peut durer ou ne pas durer en fonction de plusieurs critères, dont une large part est reliée au hasard…



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On ne peut aimer sincèrement deux personnes à la fois…

Au risque de me faire dévisser la tête par les romantiques, j’y vais !

Vous pensez bien que cette croyance, pourtant bien ancrée, est un gros mensonge !

Même si, pour toutes sortes de raisons (culturelles, surtout !), on s’en tiendra normalement à ne vouloir entretenir qu’une seule relation amoureuse avec une seule personne « jusqu’à ce que la mort nous sépare ! », cela n’empêche nullement que l’on puisse aimer sincèrement non seulement deux, mais plusieurs personnes en même temps. Des heures de plaisir, comme dirait Claude !

Love (Two red hearts)Maintenant, n’êtes-vous pas curieux de savoir pourquoi il est possible d’aimer sincèrement plusieurs personnes à la fois? Pour ce, revenons, si vous le permettez, sur ce que j’expliquais déjà dans mon article « Mon âme sœur ou rien… »

On ne le dira jamais assez : l’amour est une émotion. Il naît du degré de correspondance entre nos préférences et les caractéristiques que possède l’autre. Ainsi, plus l’autre compte de caractéristiques qui nous plaisent, plus le sentiment amoureux sera intense ! Voilà pourquoi il est plus juste de dire que j’aime mon (ou ma !) partenaire plus que les autres parce qu’il (ou elle !) possède le plus de caractéristiques qui correspondent à mes goûts !

On comprendra mieux, ainsi, qu’on ne pourra jamais aimer que partiellement son (ou sa !) partenaire et ce, malgré les meilleures intentions du monde. Pourquoi ? Parce que PERSONNE ne peut posséder TOUTES les caractéristiques qui nous plaisent et SEULEMENT elles. Par exemple, j’aime que Louis soit un homme sérieux, mais bon Dieu qu’il m’exaspère quand il met des semaines à peser le pour et le contre avant d’engager telle ou telle dépense !

Aussi, comme l’amour est une émotion, il fluctue. Il est donc impossible d’aimer avec la même intensité la même personne tout le temps. On aime, on aime beaucoup, on aime moins, selon les jours, les heures, les circonstances, les ambiances, selon notre disponibilité, notre santé physique ou émotionnelle, etc.

En résumé, on peut aimer plusieurs personnes à la fois, mais jamais que partiellement et certainement pas pareillement. Ça fait que… quand Laura ne file pas, Justin peut toujours aller…

« Ouen… c’est où qu’il va aller, Justin ? » qu’elle me crie du bout de la salle, enragée noire.

« Justin va aller regarder la partie de hockey chez le grand Longpré, c’t’affaire ! »

Et vous, vous pensiez qu’il allait faire quoi et avec qui, Justin ?

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Les gens qui s’aiment véritablement se disent tout…

Vous l’aurez sans doute deviné : il est faux de croire que les gens qui s’aiment véritablement se disent tout. Aussi faux que de croire à cette autre niaisierie qu’on entend assez souvent, à savoir que ceux qui s’aiment pour de vrai ne se cachent rien ! Pourquoi ?

  • Parce que même si on en avait envie, il est impossible de tout dire à l’autre. Essayez donc pour voir !
  • Plus encore : il se trouve des choses qu’il est préférable de garder pour soi. Les jardins secrets sont définitivement utiles, et ne servent pas tous à cacher des squelettes ou des amants bien en chair dans le placard.

secret_inside_mAllons-y maintenant de quelques brèves explications.

N’est-ce pas sous le couvert de l’amour qu’elles disent porter à leur partenaire que certaines personnes préféreront garder pour elles des informations qui pourraient angoisser inutilement l’autre ?

Par exemple, Frédéric ne voudra peut-être pas inquiéter sa femme, Lydia – qui doit bientôt accoucher – à propos du dernier entretien qu’il a eu avec son patron, lequel l’informait de la mise à pied probable d’une dizaine d’employés, dont lui…

Et que dire de l’utilité du mensonge pieux pour conserver l’harmonie d’un couple ? Imaginez maintenant notre Lydia, cinq mois après son accouchement, se plaignant à Frédéric qu’elle se trouve grosse et moche avec les dix kilos qu’il lui reste encore à perdre suite à sa grossesse : « Mais moi, je les aime bien, tes p’tites bouées de gras ! » n’est certes pas la meilleure des répliques à lui servir, à moins d’aimer vivre dans le danger !

Non seulement tout ce qu’on aurait envie de raconter à l’autre n’est pas utile, mais cela peut s’avérer tout à fait inintéressant : Stéphanie, qui n’aime pas du tout le hockey, se fout éperdument que les Bruins se soient inclinés devant les Canadiens au cours de la partie d’hier soir. Ce n’est donc pas avec elle que Guillaume partagera son enthousiasme à l’idée de ramener la Coupe Stanley à Montréal cette année.

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Les gens qui s'aiment véritablement se disent tout…

Vous l’aurez sans doute deviné : il est faux de croire que les gens qui s’aiment véritablement se disent tout. Aussi faux que de croire à cette autre niaisierie qu’on entend assez souvent, à savoir que ceux qui s’aiment pour de vrai ne se cachent rien ! Pourquoi ?

  • Parce que même si on en avait envie, il est impossible de tout dire à l’autre. Essayez donc pour voir !
  • Plus encore : il se trouve des choses qu’il est préférable de garder pour soi. Les jardins secrets sont définitivement utiles, et ne servent pas tous à cacher des squelettes ou des amants bien en chair dans le placard.

secret_inside_mAllons-y maintenant de quelques brèves explications.

N’est-ce pas sous le couvert de l’amour qu’elles disent porter à leur partenaire que certaines personnes préféreront garder pour elles des informations qui pourraient angoisser inutilement l’autre ?

Par exemple, Frédéric ne voudra peut-être pas inquiéter sa femme, Lydia – qui doit bientôt accoucher – à propos du dernier entretien qu’il a eu avec son patron, lequel l’informait de la mise à pied probable d’une dizaine d’employés, dont lui…

Et que dire de l’utilité du mensonge pieux pour conserver l’harmonie d’un couple ? Imaginez maintenant notre Lydia, cinq mois après son accouchement, se plaignant à Frédéric qu’elle se trouve grosse et moche avec les dix kilos qu’il lui reste encore à perdre suite à sa grossesse : « Mais moi, je les aime bien, tes p’tites bouées de gras ! » n’est certes pas la meilleure des répliques à lui servir, à moins d’aimer vivre dans le danger !

Non seulement tout ce qu’on aurait envie de raconter à l’autre n’est pas utile, mais cela peut s’avérer tout à fait inintéressant : Stéphanie, qui n’aime pas du tout le hockey, se fout éperdument que les Bruins se soient inclinés devant les Canadiens au cours de la partie d’hier soir. Ce n’est donc pas avec elle que Guillaume partagera son enthousiasme à l’idée de ramener la Coupe Stanley à Montréal cette année.

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