Cultiver la joie

Pavot © Sophie-Luce MorinÊtes-vous de ceux qui :

  • Imaginez les pires scénarios de catastrophes ?
  • Exagérez les problèmes ?
  • Considérez le changement comme une menace ?
  • Vous positionnez en victime ?

Bienvenue dans le clan des humains !

Malheureusement, cette manière d’être nous éloigne de notre quête ultime : le bonheur. Parce qu’on a beau avoir ce petit penchant pour le pessimisme, ça ne nous coupe pas de l’envie de vouloir être heureux.

Bien sûr, le monde étant ce qu’il est — c’est-à-dire injuste ! –  il s’en trouve parmi nous qui viennent au monde avec le bonheur facile. On les remarque dès les premiers mois de leur vie. Ils sont ces bébés enjoués, curieux, souriants et sociables. On se les arrache, tant ils propagent la joie autour d’eux. Pour les autres — c’est-à-dire la majorité d’entre nous ! —, le chemin de la sérénité n’est pas donné. Il se conquiert en développant des qualités comme l’optimisme, l’humour, la foi en l’avenir et en ses capacités d’adaptation.

Ayant moi-même cherché pendant longtemps cette espèce de sérénité salvatrice, l’idée m’est venue de vous partager quelques petits trucs puisés ici et là. Rien de magique, cependant : ces trucs sont efficaces dans la mesure où on les intègre dans son quotidien. Évidemment, on ne peut pas péter le feu tous les jours : la vie comporte son lot d’épreuves, contre lesquelles nous sommes impuissants. Mais on peut certainement être relativement heureux la plupart du temps.

1. Mangez santé.

2. Un esprit sain dans un corps sain : bougez ! Si vous n’avez pas le temps de pratiquer un sport ou d’aller au gym, faites de petits gestes au quotidien pour vous dégourdir. Empruntez l’escalier plutôt que l’ascenseur. Marchez toutes les fois que c’est possible plutôt que de prendre l’auto. Surtout, mettez le nez dehors : l’air frais chasse l’air bête !

3. Trouvez-vous au moins une passion. Les gens passionnés sont plus heureux.

4. Lancez-vous de petits défis, et réalisez-les.

5. Chaque jour, apprenez une chose nouvelle. Si vous le pouvez, faites-en part à quelqu’un ou notez-la.

6. Répétez-vous répétez-vous répétez-vous de petites phrases toutes simples comme celles-ci, afin qu’elles s’encrent dans votre cerveau et deviennent des automatismes :

  • « Ce moment que je trouve difficile, voire pénible, va passer. »
  • « J’ai mené bien d’autres combats, et je les ai gagnés. »
  • « M’en faire ne fera que rajouter à mes tracas. »
  • « Ça pourrait être pire… »

7. Essayer de rire chaque jour avec vos proches, vos collègues, vos voisins ou même seul en regardant la télé ou en lisant. On ne le dira jamais assez : le rire, en plus d’être contagieux, a le pouvoir de dédramatiser bien des situations. Rappelez-vous que plus on rit, plus on rit !

8. Soyez fier de ce que vous avez, même si cela ne correspond pas tout à fait à vos désirs. Par exemple, faites-vous partie de ceux qui pensent, dès le dimanche matin, que vous allez devoir reprendre le boulot le lendemain ? Pour apprécier davantage le simple fait d’avoir un travail, imaginez-vous au chômage, avec une partie de vos revenus amputée et le stress de ne pas savoir ce qu’il adviendra. Vous n’aimez vraiment pas votre travail ? Alors, faites semblant de l’aimer, ne serait-ce que parce qu’il est préférable d’avoir bonne mine pour décrocher ce boulot qui correspond davantage à vos aspirations. Dans le même ordre d’idée, soyez fier de ce que vous êtes, même si vous n’êtes pas là où vous souhaiteriez être. Parce qu’on n’est pas ce que l’on fait, on n’est pas ce que l’on a, on n’est pas ce que l’on dit, on n’est pas nos erreurs, on n’est pas non plus nos succès. On est.

9. Chaque jour, faites-vous plaisir en faisant plaisir à quelqu’un ! Là encore, il a été maintes fois prouvé que le gagnant n’est pas celui qui reçoit, mais celui qui donne !

10. Enfin, il semble que les gens qui ont frôlé la mort (maladie, accident, guerre) réalisent mieux que les autres à quel point la vie est précaire. Cette expérience les rendrait plus enclins à cultiver la joie. Ils trouvent du temps pour eux, savent dire non, ne se prennent pas trop au sérieux, ne se battent pas contre des moulins à vent, entretiennent des relations harmonieuses et ne s’en font pas trop avec le qu’en-dira-t-on. On peut imiter ces gens, qui nous enseignent que le bonheur ne se trouve pas, mais qu’il se fabrique.

Et vous, que faites-vous pour cultiver la joie ? Quels sont vos trucs ?

(Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le partager !)

Recette des carrés de bonheur à Mimi

SophieLuceMorin_Merci_2013

La gratitude est le fait d’éprouver de la reconnaissance pour les autres. On peut également éprouver de la reconnaissance pour ce qu’il nous est donné de vivre : un moment passé avec des amis, la beauté d’un paysage, une musique ou un repas préparé tout simplement.

La gratitude est un ingrédient essentiel au bonheur, car il est scientifiquement prouvé qu’elle génère un bien-être durable, chez les petits comme chez les grands. Heureusement, cette attitude est facile à cultiver au quotidien !

Pour la nouvelle année, j’ai donc pensé laisser mon amie vous livrer l’une de ses recettes préférées. Elle est facile à suivre et excellente pour la santé, vous verrez ! Alors, voici :

« À la maison, nous écrivons toute l’année durant sur des petits carrés de papier les moments de joie que nous vivons. Ce sont de courts textes visant à remercier un membre de la famille en particulier. Par exemple : « Merci, Gabriel, d’avoir construit un fort avec moi. » Nous les appelons « les carrés de bonheur ». Une fois le mot de gratitude rédigé, le papier est plié et inséré dans une grande jarre, avec pour objectif de la remplir !

Entre Noël et le jour de l’an, pendant les repas du soir pris en famille, nous vidons graduellement la jarre. Ainsi, à tour de rôle, chacun pige un carré de bonheur et le lit à voix haute. Cette activité (que l’on adapte selon l’âge des enfants et selon d’autres modalités qui diffèrent d’une famille à l’autre) nous fait réaliser à quel point le bonheur se construit de petites choses et qu’il est aussi contagieux que volatile. Un petit conseil: je vous recommande de garder une boîte de papier mouchoir tout près parce que ce petit jeu est parfois (souvent !) très émouvant ! »

J’ai le sentiment que vous n’aurez, comme moi, qu’une envie : celle de commencer à remplir votre jarre de bonheur dès demain, pour une année 2013 du tonnerre ! D’ailleurs, mon premier carré de bonheur se lira comme suit : « Merci à vous, chères lectrices et chers lecteurs, de me lire ! »

*Image : glanée sur internet sans mention.

Le bonheur de l’escargot

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En ce temps de l’année où les vœux de bonheur continuent de circuler à qui mieux mieux et où les résolutions prolifèrent, j’ai pensé vous offrir cette petite réflexion.

Pourquoi croire que 2011 sera mieux que 2010 ? Pourquoi croire qu’en 2011, nous serons entreprenants, créatifs et combatifs si aujourd’hui nous sommes sans énergie, tristes et mécontents de notre sort ? Si notre attitude ne change pas, il est fort à parier que 2011 sera pareille à 2010.

Combien parmi nous entretiennent cet espoir que le bonheur sera enfin au rendez-vous demain ? Qui n’a pas un jour penser être heureux si seulement : si seulement j’avais plus d’argent, si seulement j’avais un char neuf, si seulement j’avais un chum, si seulement je décrochais la job de mes rêves, si j’étais plus mince, plus en forme, si j’étais juste un peu moins soupe au lait et tutti canti ?

Il se trouve que la majorité d’entre nous a le pouvoir d’être dès aujourd’hui une personne plus énergique, plus satisfaite de son sort, plus aimante, plus aimable, plus créative ou plus sûre d’elle. Comment ? Il n’y a pas de véritable secret : il suffit de le vouloir, de passer à l’action et, surtout, de persévérer…

Pour devenir une personne plus énergique, il suffit de bouger. Faites du sport, dansez, marchez, skiez, faites de la randonnée, du vélo : les possibilités sont innombrables. Pour devenir une personne plus énergique, donnez ! Donnez de votre temps, donnez de votre savoir, de votre expérience, de votre sagesse. Donnez de votre bonne humeur, de votre joie de vivre, donnez !

Chacun d’entre nous détient ce pouvoir d’être plus satisfait de son sort et de devenir, par ricochet, une personne plus aimante et plus aimable. Parcourir les livres d’histoire du Québec et du monde peut certainement nous y aider. Comment ne pas être content quand on pense qu’il y a à peine cent ans, soit avant l’invention de la pénicilline, les humains mouraient d’infections que l’on soigne aujourd’hui quasiment comme on soigne un rhume  ? Comment ne pas remercier la science quand on pense qu’avant l’invention de la pilule anticonceptionnelle, les familles se composaient d’autant de rejetons que la nature permettait d’en concevoir ? Qu’il fallait loger, vêtir, nourrir, éduquer et soigner toute cette marmaille ? Ça vous aurait plu ? Moi, non. Les exemples démontrant à quel point l’existence humaine est devenue confortable pullulent.

Vous pouvez dès aujourd’hui devenir une personne plus créative en tentant de faire chaque jour une chose de manière différente. Par exemple, pourquoi ne pas vous rendre au bureau en empruntant régulièrement un trajet différent ? Pourquoi ne pas arpenter de nouvelles rues sur l’heure du dîner, découvrir une nouvelle manière de faire qui rendrait un client encore plus satisfait ou apprendre une nouvelle langue ?

On s’est habitués à ce que les choses se fassent vite. On s’est habitués à avoir des résultats rapido presto. Mais le bonheur durable évolue dans la lenteur et dans les petites choses. Et il ne connaît ni hier ni demain.

Le bonheur de l'escargot

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En ce temps de l’année où les vœux de bonheur continuent de circuler à qui mieux mieux et où les résolutions prolifèrent, j’ai pensé vous offrir cette petite réflexion.

Pourquoi croire que 2011 sera mieux que 2010 ? Pourquoi croire qu’en 2011, nous serons entreprenants, créatifs et combatifs si aujourd’hui nous sommes sans énergie, tristes et mécontents de notre sort ? Si notre attitude ne change pas, il est fort à parier que 2011 sera pareille à 2010.

Combien parmi nous entretiennent cet espoir que le bonheur sera enfin au rendez-vous demain ? Qui n’a pas un jour penser être heureux si seulement : si seulement j’avais plus d’argent, si seulement j’avais un char neuf, si seulement j’avais un chum, si seulement je décrochais la job de mes rêves, si j’étais plus mince, plus en forme, si j’étais juste un peu moins soupe au lait et tutti canti ?

Il se trouve que la majorité d’entre nous a le pouvoir d’être dès aujourd’hui une personne plus énergique, plus satisfaite de son sort, plus aimante, plus aimable, plus créative ou plus sûre d’elle. Comment ? Il n’y a pas de véritable secret : il suffit de le vouloir, de passer à l’action et, surtout, de persévérer…

Pour devenir une personne plus énergique, il suffit de bouger. Faites du sport, dansez, marchez, skiez, faites de la randonnée, du vélo : les possibilités sont innombrables. Pour devenir une personne plus énergique, donnez ! Donnez de votre temps, donnez de votre savoir, de votre expérience, de votre sagesse. Donnez de votre bonne humeur, de votre joie de vivre, donnez !

Chacun d’entre nous détient ce pouvoir d’être plus satisfait de son sort et de devenir, par ricochet, une personne plus aimante et plus aimable. Parcourir les livres d’histoire du Québec et du monde peut certainement nous y aider. Comment ne pas être content quand on pense qu’il y a à peine cent ans, soit avant l’invention de la pénicilline, les humains mouraient d’infections que l’on soigne aujourd’hui quasiment comme on soigne un rhume  ? Comment ne pas remercier la science quand on pense qu’avant l’invention de la pilule anticonceptionnelle, les familles se composaient d’autant de rejetons que la nature permettait d’en concevoir ? Qu’il fallait loger, vêtir, nourrir, éduquer et soigner toute cette marmaille ? Ça vous aurait plu ? Moi, non. Les exemples démontrant à quel point l’existence humaine est devenue confortable pullulent.

Vous pouvez dès aujourd’hui devenir une personne plus créative en tentant de faire chaque jour une chose de manière différente. Par exemple, pourquoi ne pas vous rendre au bureau en empruntant régulièrement un trajet différent ? Pourquoi ne pas arpenter de nouvelles rues sur l’heure du dîner, découvrir une nouvelle manière de faire qui rendrait un client encore plus satisfait ou apprendre une nouvelle langue ?

On s’est habitués à ce que les choses se fassent vite. On s’est habitués à avoir des résultats rapido presto. Mais le bonheur durable évolue dans la lenteur et dans les petites choses. Et il ne connaît ni hier ni demain.

2011, une année remplie de « sens » !

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Comment réagiriez-vous si on vous annonçait aujourd’hui même qu’en décembre 2011, on retrouverait votre corps sans vie dans votre voiture à la suite d’un accident ? Décideriez-vous de laisser la mort vous prendre douze mois plus tôt en vous enfermant chez vous à double tour, et en braillant sur votre sort ? Ou décideriez-vous, au contraire, de jouir de la vie, de goûter le bonheur à grosse cuillerée le temps qu’il vous reste ?

Au fond, n’est-ce pas ce que nous serions censés faire tout au long de notre existence : jouir de la vie ? Parce  que s’il est une certitude que nous avons, nous, les humains, c’est bien celle que nous n’allons pas pouvoir nous en sortir vivant. Pourquoi, dans ce cas, attendre l’annonce d’un événement tragique pour retrouver le goût du risque, l’envie de relever des défis et de marcher vers nos rêves ? Qu’est-ce qui nous empêche de vivre la joie (ne serait-ce que celle d’être en vie !), l’amour ou d’exprimer notre gratitude à ceux qui nous entourent au quotidien dès maintenant ? Parce qu’au bord de la mort, il n’est pas question de remettre toutes ces choses importantes à demain. Parce qu’au bord de la mort, le seul temps qui compte est le présent.

Apprendre à vivre le moment présent est donc une étape incontournable dans notre quête du bonheur. Heureusement, rien ne sert de tout faire voler en éclat (par exemple, abandonner Minou, dire ses quatre vérités à son boss ou changer de pays !) sous prétexte que la vie est trop courte et qu’il ne nous reste plus une minute à perdre pour s’accomplir. Parce que vivre le moment présent, c’est d’abord apprendre à savourer la vie au quotidien et au travers de petites choses. L’un des meilleurs moyens pour y parvenir consiste à appréhender la vie avec nos sens. Cela s’expérimente de maintes manières.

Par exemple, cela peut vouloir dire de manger plus lentement pour apprécier la saveur de nos aliments. Essayez ceci. Fermez vos yeux, et introduisez lentement la nourriture dans votre bouche. Savourez-en la saveur, la texture, la fraîcheur. Essayez de ne penser à rien d’autre et même de ne parler à personne quand vous faites ce petit exercice – juste pour apprendre à goûter pleinement la nourriture.

Avec cette même lenteur et cette même disponibilité, écoutez la pluie qui tambourine sur le toit, observez la beauté d’un paysage ou appréciez l’odeur des étalages de légumes et de fruits de saison au marché.  Embrassez Minou langoureusement, en ayant pleinement conscience de votre langue qui se promène sur ses dents, et du goût de sa bouche et de la tiédeur de celle-ci… Ces plaisirs-là, ça ne s’achète pas !

En s’arrêtant pour savourer le moment présent, on se bâtit des souvenirs heureux, forgés de nos sens. Rappelez-vous, quand vous étiez enfant, de l’odeur de la tarte aux pommes toute chaude sortie du four de votre mère. Pour vous, sans doute, la tarte aux pommes signifiait amour, sécurité, affection ou joie. Et sans doute également avez-vous déjà acquis ce réflexe d’enfourner, ainsi que le faisait votre mère, une tarte aux pommes pour respirer cette odeur chargée de sens et revivre ces mêmes émotions agréables.

En passant par les sens, on peut donc, si on le désire, revivre une multitude d’émotions agréables reliées à des souvenirs. On peut également en créer d’autres en empruntant les mêmes sentiers.

Non seulement la mémoire forgée par les plaisirs sensoriels est facilement accessible (on peut recréer quasiment à volonté les plaisirs sensoriels raccrochés aux souvenirs), mais elle peut s’avérer un moyen fort peu coûteux pour vivre du bonheur. Écouter le chant d’un oiseau ou contempler un paysage ne coûte rien. Courir dans le parc, marcher sur le quai des gares par un matin de brume ou respirer l’odeur du lilas non plus. 

Contrairement à la mémoire forgée à partir de notre intellect (qui ne se rappelle pas encore parfaitement, même après toutes ces années, le tableau périodique des éléments ou les tables de multiplications ?), ces souvenirs sensoriels sont indélébiles et deviennent une source de réconfort quand la vie nous apparaît plus difficile.

Je nous souhaite donc de commencer chacune des journées qui composeront 2011 avec la ferme résolution d’en tirer le maximum. Surtout, rappelons-nous que chaque moment est unique et ne reviendra jamais. C’est ma mère qui disait ça.

2011, une année remplie de "sens" !

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Comment réagiriez-vous si on vous annonçait aujourd’hui même qu’en décembre 2011, on retrouverait votre corps sans vie dans votre voiture à la suite d’un accident ? Décideriez-vous de laisser la mort vous prendre douze mois plus tôt en vous enfermant chez vous à double tour, et en braillant sur votre sort ? Ou décideriez-vous, au contraire, de jouir de la vie, de goûter le bonheur à grosse cuillerée le temps qu’il vous reste ?

Au fond, n’est-ce pas ce que nous serions censés faire tout au long de notre existence : jouir de la vie ? Parce  que s’il est une certitude que nous avons, nous, les humains, c’est bien celle que nous n’allons pas pouvoir nous en sortir vivant. Pourquoi, dans ce cas, attendre l’annonce d’un événement tragique pour retrouver le goût du risque, l’envie de relever des défis et de marcher vers nos rêves ? Qu’est-ce qui nous empêche de vivre la joie (ne serait-ce que celle d’être en vie !), l’amour ou d’exprimer notre gratitude à ceux qui nous entourent au quotidien dès maintenant ? Parce qu’au bord de la mort, il n’est pas question de remettre toutes ces choses importantes à demain. Parce qu’au bord de la mort, le seul temps qui compte est le présent.

Apprendre à vivre le moment présent est donc une étape incontournable dans notre quête du bonheur. Heureusement, rien ne sert de tout faire voler en éclat (par exemple, abandonner Minou, dire ses quatre vérités à son boss ou changer de pays !) sous prétexte que la vie est trop courte et qu’il ne nous reste plus une minute à perdre pour s’accomplir. Parce que vivre le moment présent, c’est d’abord apprendre à savourer la vie au quotidien et au travers de petites choses. L’un des meilleurs moyens pour y parvenir consiste à appréhender la vie avec nos sens. Cela s’expérimente de maintes manières.

Par exemple, cela peut vouloir dire de manger plus lentement pour apprécier la saveur de nos aliments. Essayez ceci. Fermez vos yeux, et introduisez lentement la nourriture dans votre bouche. Savourez-en la saveur, la texture, la fraîcheur. Essayez de ne penser à rien d’autre et même de ne parler à personne quand vous faites ce petit exercice – juste pour apprendre à goûter pleinement la nourriture.

Avec cette même lenteur et cette même disponibilité, écoutez la pluie qui tambourine sur le toit, observez la beauté d’un paysage ou appréciez l’odeur des étalages de légumes et de fruits de saison au marché.  Embrassez Minou langoureusement, en ayant pleinement conscience de votre langue qui se promène sur ses dents, et du goût de sa bouche et de la tiédeur de celle-ci… Ces plaisirs-là, ça ne s’achète pas !

En s’arrêtant pour savourer le moment présent, on se bâtit des souvenirs heureux, forgés de nos sens. Rappelez-vous, quand vous étiez enfant, de l’odeur de la tarte aux pommes toute chaude sortie du four de votre mère. Pour vous, sans doute, la tarte aux pommes signifiait amour, sécurité, affection ou joie. Et sans doute également avez-vous déjà acquis ce réflexe d’enfourner, ainsi que le faisait votre mère, une tarte aux pommes pour respirer cette odeur chargée de sens et revivre ces mêmes émotions agréables.

En passant par les sens, on peut donc, si on le désire, revivre une multitude d’émotions agréables reliées à des souvenirs. On peut également en créer d’autres en empruntant les mêmes sentiers.

Non seulement la mémoire forgée par les plaisirs sensoriels est facilement accessible (on peut recréer quasiment à volonté les plaisirs sensoriels raccrochés aux souvenirs), mais elle peut s’avérer un moyen fort peu coûteux pour vivre du bonheur. Écouter le chant d’un oiseau ou contempler un paysage ne coûte rien. Courir dans le parc, marcher sur le quai des gares par un matin de brume ou respirer l’odeur du lilas non plus. 

Contrairement à la mémoire forgée à partir de notre intellect (qui ne se rappelle pas encore parfaitement, même après toutes ces années, le tableau périodique des éléments ou les tables de multiplications ?), ces souvenirs sensoriels sont indélébiles et deviennent une source de réconfort quand la vie nous apparaît plus difficile.

Je nous souhaite donc de commencer chacune des journées qui composeront 2011 avec la ferme résolution d’en tirer le maximum. Surtout, rappelons-nous que chaque moment est unique et ne reviendra jamais. C’est ma mère qui disait ça.

Je te désire, je ne te désire plus…

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Le désir est une émotion qui naît des conceptions, des perceptions, des idées que se formule une personne à propos de la réalité (ou d’une partie de la réalité) qui l’entoure. En d’autres mots, le désir naît de l’idée sous-jacente que telle personne, telle chose, tel événement est bon, profitable, utile ou encore avantageux pour moi.

Dès que cette idée se présente à  mon esprit, consciemment ou inconsciemment, je désire l’objet que je conçois ainsi, que cette « personne, chose ou événement » soit effectivement bonne ou non pour moi, tout étant affaire de perception. [1]  C’est ainsi que plus je concevrai l’objet de mon désir comme avantageux pour moi, plus je vais désirer cet objet. Et plus je vais désirer ce dernier, plus je serai motivé à le conquérir. C’est du désir, donc, que naît la motivation.

Fondamentalement, l’humain est hédoniste : il ne cherche que son plaisir, le plaisir résidant dans l’atteinte d’objectifs que ses perceptions lui font concevoir comme bénéfiques. Comme des robots, l’humain est réellement programmé et télécommandé par cette recherche du plaisir. C’est de la conception qu’il se fait de ce dernier qui guidera en tout temps chacune de ses démarches. Voilà pourquoi l’altruisme ne peut exister : il est inconcevable qu’un humain puisse jamais en arriver à entreprendre une démarche pour conquérir un objectif qui ne lui apparaîtrait pas, au moment où il l’entreprend, bénéfique pour lui.

Quand j’atteins mon objectif et que j’obtiens ce que je désire, c’est immédiatement que je ressens du plaisir. Cette joie durera tant que je continuerai à concevoir, à tort ou à raison, l’objet de mon désir comme bénéfique pour moi. Mon désir de renouveller l’expérience diminuera ou ira même jusqu’à s’évanouir si j’en viens à concevoir, encore une fois à tort ou à raison, que ce que j’ai obtenu n’est pas véritablement bénéfique pour moi.

En revanche, si le désir est tantôt considéré positivement comme un moteur et comme une éventuelle source de joie, il peut aussi être considéré comme une source de souffrance s’il n’est pas comblé (tristesse, anxiété, culpabilité, découragement, dévalorisation / déprime, colère, honte, révolte, hostilité, jalousie, haine, mépris).


[1] Par exemple, je peux concevoir qu’en ce moment fumer une cigarette serait une bonne chose pour moi puisque la cigarette me fait généralement relaxer et que je suis stressé. La réalité, cependant, est tout autre : on sait que la cigarette est tout à fait néfaste pour la santé.

« Que sera, sera »

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La tristesse, comme toutes les émotions par ailleurs, est causée par les idées que nous entretenons à propos d’un événement quelconque qui survient dans notre existence. Ainsi, on ressent de la tristesse quand on croit que ce qui nous arrive ne constitue pas une bonne affaire pour nous, quand elle n’en est pas une carrément mauvaise…

Imaginez, par exemple, que par un malheureux concours de circonstances, vous ratez votre train. Vous trouvez cette situation triste, parce que même en attrapant le prochain départ, vous accuserez un retard important à votre rendez-vous avec monsieur Provencher, votre futur plu$ gro$ client. Ce retard est si important, d’ailleurs, que vous jugez préférable de reporter votre rencontre, en espérant que votre concurrent ne vous raflera pas le contrat d’ici là. Vous vous dites que votre journée est gâchée à l’avance… sinon votre mois et, qui sait, peut-être même votre année !

C’est donc avec nervosité que vous composez le numéro de téléphone de monsieur Provencher pour lui annoncer le report de votre rencontre. Mais une nouvelle de dernière heure projetée sur le grand écran de la gare attire soudain votre attention : le train dans lequel vous deviez prendre place a déraillé. Sous vos yeux, du feu s’échappe des locomotives. Du coup, vous réalisez la chance que vous avez : vous êtes en vie !

Voilà comment cette seconde interprétation de l’événement « du train raté » sèmera instantanément en vous la joie plutôt que la tristesse. Au diable donc ce rendez-vous manqué : vous êtes en vie, et considérez qu’il vaut mieux être en vie que mort.

De la même manière que nous pouvons nous créer de la tristesse, nous pouvons donc nous créer de la joie. Il suffit, ainsi que vous l’avez lu, de nous imaginer que l’événement qui nous arrive est avantageux, utile, bienfaiteur pour nous.

Cependant, l’une comme l’autre émotion est basée sur une idée douteuse, c’est-à-dire une idée dont personne ne peut prédire avec exactitude l’issue au moment où elle traverse notre esprit : jusqu’à preuve du contraire, nul ne peut encore prédire l’avenir.

Personne, donc, ne peut jurer qu’une situation qui nous apparaît malheureuse sur le coup ne finira pas par tourner à notre avantage. Ou, au contraire, que la situation que nous entrevoyions comme une aubaine ne se transformera pas en un cauchemar. Parce que ça arrive, des z’affaires de même…

Repensez à votre vie. N’avez-vous pas déjà vécu dans le passé quelques événements que vous aviez d’abord jugés en votre défaveur pour ensuite les revoir comme avantageux pour vous, ou inversement : ce que vous trouviez bon, un jour, peut-être l’avez-vous  trouvé mauvais à une autre époque ?

Notre réalité change à mesure que le temps file parce que des éléments nouveaux, dont nous ne pouvions être conscients – et qu’il nous était donc impossible de prévoir – viennent s’y greffer. Encore une fois, ces éléments peuvent nous apparaître comme des atouts ou comme des obstacles dès que nous les filtrons ou les interprétons.

On ne sait rien de l’avenir. Mieux vaut alors ne pas se créer inutilement de la tristesse en sautant hâtivement aux conclusions dans l’interprétation d’un événement. Ne rien anticiper, ni le meilleur ni le pire, demeure la meilleure attitude – même si elle n’est pas aisée.

Chaque fois, donc, que vous considérerez qu’un événement qui survient en est un fâcheux qui ne vous aidera en rien, rappelez-vous que le vent peut toujours tourner. Et si cela peut vous encourager, pensez que ça pourrait être pire !

Que sera, sera
Demain n’est jamais certain
Laissons l’avenir venir
Que sera, sera
What will be, will be
 

"Que sera, sera"

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La tristesse, comme toutes les émotions par ailleurs, est causée par les idées que nous entretenons à propos d’un événement quelconque qui survient dans notre existence. Ainsi, on ressent de la tristesse quand on croit que ce qui nous arrive ne constitue pas une bonne affaire pour nous, quand elle n’en est pas une carrément mauvaise…

Imaginez, par exemple, que par un malheureux concours de circonstances, vous ratez votre train. Vous trouvez cette situation triste, parce que même en attrapant le prochain départ, vous accuserez un retard important à votre rendez-vous avec monsieur Provencher, votre futur plu$ gro$ client. Ce retard est si important, d’ailleurs, que vous jugez préférable de reporter votre rencontre, en espérant que votre concurrent ne vous raflera pas le contrat d’ici là. Vous vous dites que votre journée est gâchée à l’avance… sinon votre mois et, qui sait, peut-être même votre année !

C’est donc avec nervosité que vous composez le numéro de téléphone de monsieur Provencher pour lui annoncer le report de votre rencontre. Mais une nouvelle de dernière heure projetée sur le grand écran de la gare attire soudain votre attention : le train dans lequel vous deviez prendre place a déraillé. Sous vos yeux, du feu s’échappe des locomotives. Du coup, vous réalisez la chance que vous avez : vous êtes en vie !

Voilà comment cette seconde interprétation de l’événement « du train raté » sèmera instantanément en vous la joie plutôt que la tristesse. Au diable donc ce rendez-vous manqué : vous êtes en vie, et considérez qu’il vaut mieux être en vie que mort.

De la même manière que nous pouvons nous créer de la tristesse, nous pouvons donc nous créer de la joie. Il suffit, ainsi que vous l’avez lu, de nous imaginer que l’événement qui nous arrive est avantageux, utile, bienfaiteur pour nous.

Cependant, l’une comme l’autre émotion est basée sur une idée douteuse, c’est-à-dire une idée dont personne ne peut prédire avec exactitude l’issue au moment où elle traverse notre esprit : jusqu’à preuve du contraire, nul ne peut encore prédire l’avenir.

Personne, donc, ne peut jurer qu’une situation qui nous apparaît malheureuse sur le coup ne finira pas par tourner à notre avantage. Ou, au contraire, que la situation que nous entrevoyions comme une aubaine ne se transformera pas en un cauchemar. Parce que ça arrive, des z’affaires de même…

Repensez à votre vie. N’avez-vous pas déjà vécu dans le passé quelques événements que vous aviez d’abord jugés en votre défaveur pour ensuite les revoir comme avantageux pour vous, ou inversement : ce que vous trouviez bon, un jour, peut-être l’avez-vous  trouvé mauvais à une autre époque ?

Notre réalité change à mesure que le temps file parce que des éléments nouveaux, dont nous ne pouvions être conscients – et qu’il nous était donc impossible de prévoir – viennent s’y greffer. Encore une fois, ces éléments peuvent nous apparaître comme des atouts ou comme des obstacles dès que nous les filtrons ou les interprétons.

On ne sait rien de l’avenir. Mieux vaut alors ne pas se créer inutilement de la tristesse en sautant hâtivement aux conclusions dans l’interprétation d’un événement. Ne rien anticiper, ni le meilleur ni le pire, demeure la meilleure attitude – même si elle n’est pas aisée.

Chaque fois, donc, que vous considérerez qu’un événement qui survient en est un fâcheux qui ne vous aidera en rien, rappelez-vous que le vent peut toujours tourner. Et si cela peut vous encourager, pensez que ça pourrait être pire !

Que sera, sera
Demain n’est jamais certain
Laissons l’avenir venir
Que sera, sera
What will be, will be