Gratitude & Paroles sages

9782761937405Samedi dernier avait lieu le 40e Congrès émotivo-rationnel. J’en profite pour remercier chaleureusement monsieur Louis-Georges Desaulniers, c.o., ps. éd., son épouse, madame Ginette Barbary, ainsi que les membres du Comité organisateur pour la tenue de cet événement. Mes remerciements vont également à madame Micheline Côté-Auger, pour sa présence et sa générosité, sans oublier messieurs Pierre Bovo, Gaétan Larocque et Serge Mayrand. Enfin, merci aux quelque deux cents participants et à toutes ces autres personnes qui ont contribué à faire de cet événement un succès.

Ce colloque soulignait également la 40e année de la publication de S’aider soi-même, écrit par le regretté monsieur Lucien Auger, Ph. D.. Ce livre, toujours d’actualité, a d’ailleurs été nouvellement réédité. N’est-il pas magnifique ? Procurez-vous-le en cliquant sur l’image !

C’est donc dans le cadre de cette journée commémorative que je donnais ma conférence La rupture amoureuse, qui a été fort bien accueillie.

Pour répondre à la demande de quelques participants, il me fait plaisir de publier sur ce blogue quelques-unes de mes Paroles sages. Ces dernières sont inspirées des enseignements de messieurs Lucien Auger et Louis-Georges Desaulniers.

Je vous invite à ajouter vos mots à cette liste. Quelles sont ces petites phrases qui vous portent et que vous vous répétez pour vous motiver ou pour encourager vos proches ? Écrivez-les dans l’espace réservé aux commentaires. Je les regrouperai et les publierai sous la rubrique « Paroles sages » de ce blogue. N’oubliez pas d’inscrire leur provenance et le nom de leur auteur, dans la mesure du possible – et votre nom, bien sûr !

  • Mon bonheur grandit à mesure que je diminue mes attentes.
  • Les « événements » sont des occasions de dépassement. Ils peuvent m’amener à emprunter des avenues insoupçonnées et me faire découvrir des aspects de moi surprenants.
  • La santé est considérée par plusieurs comme le plus grand bonheur.
  • Rien n’est parfait : il y a toujours des avantages et des inconvénients à toute situation.
  • Les lois de l’univers sont indépendantes de ma volonté.
  • Rien dans ce monde ne dit que mes désirs doivent être satisfaits.
  • Les autres ne sont pas obligés d’obéir à mes ordres. S’ils le font, c’est bien parce que cela leur convient.
  • Le bonheur, c’est une poignée d’émotions agréables et quelques désirs comblés.
  • Ce n’est pas parce que ma vie ne répond pas à mes attentes que je ne peux pas être heureux.
  • Tous les humains sont faillibles et imparfaits.
  • Rien n’est permanent : tout commence et tout finit, tout naît et tout meurt.
  • Nul ne connaît l’avenir. Ce qui m’apparaît aujourd’hui comme une aubaine peut se transformer en malheur. À l’inverse, ce qui m’apparaît comme un malheur peut finalement s’avérer une occasion inespérée.

Le restaurant de l’amour retrouvé

« Quand je suis rentrée à la maison après ma journée de travail au restaurant turc où j’ai un petit boulot, l’appartement était vide. Complètement vide. La télévision, la machine à laver et le frigo, jusqu’aux néons, aux rideaux et au paillasson, tout avait disparu.
Un instant, j’ai cru que je m’étais trompée de porte. Mais j’avais beau vérifier et revérifier, c’était bien ici, le nid d’amour où je vivais avec mon petit ami indien. La tache en forme de coeur, abandonnée au plafond, en était la preuve irréfutable.
On aurait dit le jour où l’agent immobilier nous avait montré l’appartement pour la première fois. Seulement, à la différence de ce jour-là, il flottait dans la pièce un léger parfum de garam masala et, au beau milieu du salon désert, luisait la clé de mon copain. »

Résumé :

Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d’un chagrin d’amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l’art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière.

Rinco cueille des grenades juchée sur un arbre, visite un champ de navets enfouis sous la neige, et invente pour ses convives des plats uniques qui se préparent et se dégustent dans la lenteur en réveillant leurs émotions enfouies.
Un livre lumineux sur le partage et le don, à savourer comme la cuisine de la jeune Rinco, dont l’épice secrète est l’amour.

L’auteure, Ito Ogawa :

Née en 1973, Ogawa Ito est l’auteure de livres pour enfants et fait partie du groupe de musique Fairlife. Le restaurant de l’amour retrouvé, son premier roman, est un best-seller au Japon et a été adapté au cinéma en 2010 par la réalisatrice Mai Tominaga.

Mon avis :

C’est un roman rafraîchissant, qui se déploie tout en douceur et en délicatesse. Une traversée identitaire racontée dans un mélange bien dosé de réalisme et de fantaisie, où le lecteur est invité à ralentir le pas, à contempler, à se laisser toucher par les petites choses du quotidien. J’ai particulièrement apprécié le parallèle qui est fait entre l’acte de cuisiner et celui d’écrire, où le dépouillement et la lenteur sont privilégiés. J’ai été conquise par cette vision respectueuse de la nature (animaux, végétation) et par cette nécessité évoquée, pour l’homme, de la nommer et de l’apprivoiser. Le restaurant de l’amour retrouvé : une éloge de la lenteur, qui met du baume sur le cœur.

* J’ai lu ce livre avec la musique de Yiruma en sourdine : c’était sublime !

Recette des carrés de bonheur à Mimi

SophieLuceMorin_Merci_2013

La gratitude est le fait d’éprouver de la reconnaissance pour les autres. On peut également éprouver de la reconnaissance pour ce qu’il nous est donné de vivre : un moment passé avec des amis, la beauté d’un paysage, une musique ou un repas préparé tout simplement.

La gratitude est un ingrédient essentiel au bonheur, car il est scientifiquement prouvé qu’elle génère un bien-être durable, chez les petits comme chez les grands. Heureusement, cette attitude est facile à cultiver au quotidien !

Pour la nouvelle année, j’ai donc pensé laisser mon amie vous livrer l’une de ses recettes préférées. Elle est facile à suivre et excellente pour la santé, vous verrez ! Alors, voici :

« À la maison, nous écrivons toute l’année durant sur des petits carrés de papier les moments de joie que nous vivons. Ce sont de courts textes visant à remercier un membre de la famille en particulier. Par exemple : « Merci, Gabriel, d’avoir construit un fort avec moi. » Nous les appelons « les carrés de bonheur ». Une fois le mot de gratitude rédigé, le papier est plié et inséré dans une grande jarre, avec pour objectif de la remplir !

Entre Noël et le jour de l’an, pendant les repas du soir pris en famille, nous vidons graduellement la jarre. Ainsi, à tour de rôle, chacun pige un carré de bonheur et le lit à voix haute. Cette activité (que l’on adapte selon l’âge des enfants et selon d’autres modalités qui diffèrent d’une famille à l’autre) nous fait réaliser à quel point le bonheur se construit de petites choses et qu’il est aussi contagieux que volatile. Un petit conseil: je vous recommande de garder une boîte de papier mouchoir tout près parce que ce petit jeu est parfois (souvent !) très émouvant ! »

J’ai le sentiment que vous n’aurez, comme moi, qu’une envie : celle de commencer à remplir votre jarre de bonheur dès demain, pour une année 2013 du tonnerre ! D’ailleurs, mon premier carré de bonheur se lira comme suit : « Merci à vous, chères lectrices et chers lecteurs, de me lire ! »

*Image : glanée sur internet sans mention.