Angoisse, quand tu nous tiens…

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On conjuge souvent«angoisse» avec «amour». En d’autres mots, on mesurerait la force de notre amour au degré d’inquiétdue que l’on porte à ceux que l’on aime : plus j’aime une personne, plus je m’inquiète pour elle ! Mon fils prend la route alors qu’il neige, je me ronge les ongles. Ma fille passe son examen d’admission pour l’université, je m’empiffre. Mon chum s’en va à la chasse : et s’il se faisait tirer ? Mon fils est gros, j’ai peur qu’on se moque de lui, qu’il devienne malade, etc. Vous reconnaissez-vous ?

Je vous invite à visionner notre nouvelle capsule Mon enfant est gros et je n’y peux rien ! sur Les Repères de Languirand.

Du lièvre ou de la tortue

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Que l’on pense à cesser de fumer ou à se débarrasser d’un quelconque comportement à risque ; que l’on pense à se remettre en forme, à économiser, à perdre du poids et à tous ces autres projets qui impliquent de changer, la plupart d’entre nous voulons obtenir des résultats flamboyants dans les délais les plus brefs. Cette façon de faire fonctionne dans la mesure où l’on est prêt à se plier à des astreintes drastiques, ce à quoi très peu parmi nous pouvons se soumettre sur une longue période sans perdre le souffle. Apparemment, vouloir changer radicalement peut s’avérer surtout très efficace pour trouver, à la place de la satisfaction et du bonheur, du découragement et de la frustration.

Il existe pourtant une autre manière de faire qui consiste à se fixer des objectifs plus modestes, où la motivation croitra progressivement plutôt que de s’éteindre. Après tout, un éléphant, ça se mange une bouchée à la fois.

Examinons donc ensemble jusqu’où on peut aller à petits pas.

Un moment dans la vie de Maggie

Du lundi au vendredi, Maggie rentrait au bureau avec un café à la main. Elle profitait de la pause de l’avant-midi pour aller s’en acheter un autre. C’est en dressant le bilan de ses dépenses qu’elle constata que ses deux cafés journaliers lui coûtaient 1 320 $ par année. Le voyage qu’elle aurait tant aimé faire chaque année logeait pour une large part dans le tiroir caisse du Second Cup. Pour se convaincre davantage la fortune qu’elle gaspillait, elle multiplia ce chiffre par dix. Ce qui donna la rondelette somme de 13 200 $. Maggie décida donc de couper le café dès le lendemain, croyant que la joie qu’elle éprouverait à planifier son prochain voyage serait suffisante pour maintenir sa motivation et atteindre son objectif. Cela ne fut malheureusement pas le cas. Ses cafés en moins, elle se sentie rapidement brimée. La vie était si courte, pourquoi tant se priver ? qu’elle en vint à se dire après trois semaines de ce traitement. Maggie mit donc l’idée des voyages de côté : ce rêve lui coûtait bien trop cher.

Un moment dans la vie de Corinne

Maggie raconta son histoire à Corinne, qui fut à son tour estomaquée de constater la fortune qu’elle laissait au comptoir de café. Comme sa collègue, Corinne rêvait de voyages. Mais comment troquer les dépenses de café contre ceux-ci sans se priver du plaisir qu’elle éprouvait à boire du café ? Corinne, comme plus plusieurs parmi nous, voulait le beurre, l’argent du beurre et le cul du crémier [i]… Elle étudia donc sérieusement la question pendant toute la semaine :

  • Si Corinne s’en tenait à ne prendre qu’un seul café acheté au comptoir par jour, elle économiserait 660 $ durant l’année. Elle pourrait, de cette manière, effectuer un voyage tous les deux ans.
  • Si elle buvait du thé à la place du café, elle réduirait à quelques sous par tasse ses dépenses. Ouen… Mais bon… Si… Bof… Peut-être… En tout cas…
  • Elle proposa à Maggie d’acheter une cafetière à deux. La cafetière serait gardée dans l’un ou l’autre de leurs bureaux. Malheureusement, après s’être informée auprès de la direction, Corinne apprit que, pour des raisons de sécurité, il était interdit aux employés de garder une cafetière dans leur bureau.
  • En revanche, la direction acceptait que la cafetière soit gardée sur le comptoir de la cafétéria. Corinne se mit donc en tête de convaincre des collègues du bureau d’acheter en groupe une cafetière et du café. Il ne leur en coûterait qu’environ 75 ¢ par tasse ! Mais les employés n’étaient pas très chauds à cette idée : qui allait acheter le café ? Le lait ? Qui allait faire le café ? Qui allait nettoyer la cafetière ? Qui qui qui ? Corinne abandonna l’idée, et décida de mener sa barque seule.

Au bout du compte, Corinne décida qu’elle n’achèterait plus qu’un seul café par jour au comptoir, et qu’elle remplacerait le deuxième par du thé. Après quelque temps, elle troqua son café de format extra grand pour un format grand. Éventuellement, le grand format fût remplacé par un moyen, puis par un petit. Elle passa ainsi d’une dépense de 27.50 $ par semaine à une dépense de 7.25 $ Elle économisa ainsi durant l’année 900 $, et fut en mesure d’effectuer son premier voyage dans le Sud, plus précisément au Venezuela. Elle finit par prendre goût au Earl Grey et n’acheta plus de café. Vous vous doutez bien que devant tant de succès, Maggie copia sur elle…

Réduire sa consommation de café, ça ne change pas le monde, me direz-vous (en français : ce n’est pas comme arrêter de fumer !) Eh bien si vous pensez ainsi, vous faites fausse route : les petits comme les grands exploits s’accomplissent de la même manière !

Les secrets de la réussite d’une entreprise ne sont pas toujours l’innovation, qui commande d’y aller de manière radicale. Les clés de la réussite résident dans notre manière de trouver et de garder sa motivation. Il faut établir son plan. Se fixer des balises. S’accorder des récompenses. Et s’il le faut, se punir : par exemple, je me priverai de ma sortie au cinéma si je ne fais pas au moins 25 appels cette semaine pour me décrocher un boulot.

Vous voulez écrire un livre ? En quelques lignes, résumez votre histoire, puis décortiquez-la en chapitres. Noircissez 10 pages par semaine, ce qui équivaut à 520 pages d’écriture à la fin de l’année ! C’est trop ? Allez-y avec  5 pages par semaine (5 pages X 52 semaines = 260 pages !)

Vous voulez perdre du poids ? À coup d’un demi-kilo par semaine, vous risquez davantage d’y parvenir qu’en en perdant le double (et le nord !) Au lieu de manger deux desserts par jour, mangez-en un. Rapetissez vos portions en utilisant des tasses, des assiettes et des bols plus petits. Et bougez un peu plus !

Vous voulez cesser de fumer ? À la place de vous dire : « Demain, j’écrase », dites-vous : « Dans six mois, j’aurai cessé de fumer. » Commencez par vous trouver une activité qui remplacera le fumage, une activité qui vous absorbera au point où vous oublierez votre cigarette. Commencez par vous interdire de fumer pendant de longues périodes. Par exemple, décidez de ne plus fumer le matin. Après quelques semaines de ce régime, ne fumez plus pendant l’après-midi. Quand vous ne fumerez plus que deux cigarettes par jour, arrêtez. Quand l’envie de fumer vous prendra, dites-vous que vous pourrez toujours fumer demain (et l’idée de fumer s’envolera en fumée !) Récompensez-vous : si vous fumiez un paquet par jour (70 $ / semaine !), achetez-vous un vêtement, payez-vous le gym ou mettez de l’argent de côté pour rénover la maison ou pour une nouvelle voiture. Ce qui compte, c’est de vous faire plaisir.

La méthode du petit pas (aussi connu par la voie du kaizen) permet d’atteindre nos objectifs en se concentrant sur des efforts moindres, mais constants, plutôt que de s’engager dans des entreprises qui dureront le temps d’une résolution du Premier de l’an, c’est-à-dire 3 semaines en moyenne !


[i]Voir l’article que j’ai écrit à ce sujet et qui porte le même titre (ou presque !)
Image de Thomas Allen, photographe.

Parle-moi…

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Un manque de communication dans le couple peut révéler un manque d’intérêt de la part de l’un ou de l’autre des conjoints sinon des deux. Évitons cependant de passer aux conclusions hâtives : parler n’est pas le seul moyen de communiquer son attachement et son affection à l’autre. Visionnez notre nouvelle chronique web sur Les Repères de Languirand.

De l'infidélité amoureuse

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Sandrine a laissé ce petit commentaire que je trouve très inspirant sur Les Repères de Languirand à propos de la capsule intitulée L’infidélité ? Je veux le meilleur des deux mondes ! Le voici : « Cette capsule sur l’infidélité m’amène à réfléchir de nouveau à cette question qui me taraude : si je choisis cet homme, à qui je jure fidélité, je me prive de tous les autres ? Comment fait-on pour vivre dans de telles conditions, avec de telles limites ? Ça ne vous dérange pas, vous autres ? Voilà pourquoi je ne m’engage pas : ce n’est pas que je ne suis pas fidèle, c’est que je ne veux pas qu’on m’interdise de ne pas l’être. »

Depuis une cinquantaine d’années, notre vision du couple s’est profondément transformée. Plusieurs changements se sont opérés depuis l’époque où, en dehors des liens sacrés du mariage, l’amour ne trouvait point de salut. Aujourd’hui, il peut s’épanouir au grand jour en version homo, hétéro ou bisexuelle et en formules « sous le même toit » (marié ou non) ou « chacun chez-soi », pour ne parler que de celles-là.

Si notre conception des différentes manières de vivre l’amour a changé, notre manière de le penser a-t-elle, de son côté, suivi ces transformations ? Pas tellement… Il semble bien que l’on rêve toujours (et souvent en cachette) à l’amour éternel et, par ricochet, inconditionnel. Et à moins que je sois dans les patates, c’est encore de la fidélité que l’on jure sinon explicitement en sous-entendu dans le cadre d’une relation amoureuse, qu’on se marie ou non. L’envers de la fidélité – l’infidélité (ou l’adultère) – a d’ailleurs si mauvaise presse qu’elle constitue, selon la loi fédérale sur le divorce, une cause de divorce, au même titre que la cruauté physique ou mentale…  La belle affaire, comme l’aurait dit Pierre.

Constats

Il semble bien qu’il soit plus difficile pour certains humains d’être fidèles que pour d’autres. En effet, plus on serait au goût de la majorité (beauté, richesse, succès), plus les tentations de tricher se multiplieraient. Il serait également plus difficile de rester fidèle à l’autre quand les occasions de «sauter la clôture» font partie de notre quotidien. Le fait de voyager pour le travail, par exemple, peut nous rendre plus vulnérables à commettre l’adultère, surtout si la confidentialité de l’affaire a toutes les chances d’être préservée. En ce sens, on pourrait penser que si on est fidèle, c’est parce que l’on n’a pas eu l’occasion de ne pas l’être…

Pour certains, être infidèle constituerait un défi constant, jusqu’à en devenir une manière de vivre plutôt révélatrice d’une forme d’instabilité sur le plan émotif ou sexuel. Ces «accros» aux rapports pluriels trouveraient  beaucoup de valorisation à édifier des relations parallèles et à développer des stratégies multiples pour préserver le secret afin de ne pas mettre leur relation officielle en péril. C’est à se demander si l’objectif de toutes ces manigances est la recherche des plaisirs de la chair ou la recherche du plaisir de vivre continuellement sur la corde raide…

Pour d’autres, être infidèle serait une manière de ne pas faire éclater le noyau familial. Dans ce cas, les deux partenaires se considèrent souvent avant tout comme des parents, peut-être aussi comme des partenaires d’affaires et de bons amis. Il appert que ni l’un ni l’autre n’est prêt à sacrifier le bien-être et la sécurité que le cocon familial leur procure, même si le sexe est exempt de la relation conjugale. Et c’est souvent par un consentement mutuel – explicite ou implicite – que l’un ou les deux partenaires entretiennent des relations en dehors du mariage ou se permettent des aventures. Auquel cas, peut-on vraiment parler d’infidélité ?

La fidélité et l’exclusivité sexuelle

La plupart du temps, on circonscrit la fidélité amoureuse dans un rapport réducteur : celui de l’exclusivité sexuelle. Pourtant, quand on l’aborde comme une « attitude », il apparaît que la fidélité n’a pas qu’à voir avec la sexualité. J’aurais beau ne jamais m’envoyer en l’air avec un autre, est-ce que je suis fidèle si je fais de mon bureau, de mon garage, du gym ou du bistro d’à côté ma résidence principale, passant le plus clair de mon temps loin de Minou et des miens ? Suis-je fidèle si mon vrai amour, ma raison de vivre, c’est ma bouteille ou mon hasch ou ma bouffe ou mon char ou mon bateau ou ma moto you name it ? Si je passe mes grandes journées à chialer, à crier, à me mettre en colère, à bouder, à en vouloir au monde entier et à ma belle-mère, on s’en va où avec nos running shoes ?

La fidélité, donc, ne serait-ce pas aussi le temps passé avec l’être aimé, à rire et à rêver à deux ? La fidélité, ne serait-ce pas aussi les joies, les peines, les tourments et les secrets que l’on partage ? La fidélité, ne serait-ce pas aussi de s’accepter l’un l’autre avec ses forces et ses limites ? De s’appuyer mutuellement dans la tempête ?

La photo est tirée de la galerie d’images de Google. Le nom de son auteur n’y apparaît pas. Si cette œuvre n’était pas libre de droits de reproduction, veuillez, je vous prie, m’en aviser. Merci !

Une enfance de merde…

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Comme plusieurs, croyez que notre enfance marque à jamais le cours de notre existence ? Comment expliquer, alors, que certains, qui ont eu une enfance «choyée», deviennent des adultes qui s’autodétruisent ou qui commettent des délits graves, par exemple ; et que d’autres, qui ont vécu une enfance parmi les plus difficiles, deviennent des adultes équilibrés et relativement heureux ? Répondez avec nous à ces questions en visionnant notre nouvelle capsule sur Les Repères de Languirand.

Je te désire, je ne te désire plus…

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Le désir est une émotion qui naît des conceptions, des perceptions, des idées que se formule une personne à propos de la réalité (ou d’une partie de la réalité) qui l’entoure. En d’autres mots, le désir naît de l’idée sous-jacente que telle personne, telle chose, tel événement est bon, profitable, utile ou encore avantageux pour moi.

Dès que cette idée se présente à  mon esprit, consciemment ou inconsciemment, je désire l’objet que je conçois ainsi, que cette « personne, chose ou événement » soit effectivement bonne ou non pour moi, tout étant affaire de perception. [1]  C’est ainsi que plus je concevrai l’objet de mon désir comme avantageux pour moi, plus je vais désirer cet objet. Et plus je vais désirer ce dernier, plus je serai motivé à le conquérir. C’est du désir, donc, que naît la motivation.

Fondamentalement, l’humain est hédoniste : il ne cherche que son plaisir, le plaisir résidant dans l’atteinte d’objectifs que ses perceptions lui font concevoir comme bénéfiques. Comme des robots, l’humain est réellement programmé et télécommandé par cette recherche du plaisir. C’est de la conception qu’il se fait de ce dernier qui guidera en tout temps chacune de ses démarches. Voilà pourquoi l’altruisme ne peut exister : il est inconcevable qu’un humain puisse jamais en arriver à entreprendre une démarche pour conquérir un objectif qui ne lui apparaîtrait pas, au moment où il l’entreprend, bénéfique pour lui.

Quand j’atteins mon objectif et que j’obtiens ce que je désire, c’est immédiatement que je ressens du plaisir. Cette joie durera tant que je continuerai à concevoir, à tort ou à raison, l’objet de mon désir comme bénéfique pour moi. Mon désir de renouveller l’expérience diminuera ou ira même jusqu’à s’évanouir si j’en viens à concevoir, encore une fois à tort ou à raison, que ce que j’ai obtenu n’est pas véritablement bénéfique pour moi.

En revanche, si le désir est tantôt considéré positivement comme un moteur et comme une éventuelle source de joie, il peut aussi être considéré comme une source de souffrance s’il n’est pas comblé (tristesse, anxiété, culpabilité, découragement, dévalorisation / déprime, colère, honte, révolte, hostilité, jalousie, haine, mépris).


[1] Par exemple, je peux concevoir qu’en ce moment fumer une cigarette serait une bonne chose pour moi puisque la cigarette me fait généralement relaxer et que je suis stressé. La réalité, cependant, est tout autre : on sait que la cigarette est tout à fait néfaste pour la santé.

Les vrais secrets enfin révélés !

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J’ai toujours été étonnée de constater à quel point l’humain réagissait différemment devant les coups durs de l’existence. J’y vais de deux petites histoires vraies.

Patrice est propriétaire et président de l’entreprise de fabrication de meubles qu’il a héritée de son père, qui l’avait héritée du sien. Mais les temps sont durs pour cette industrie depuis l’arrivée, sur le marché québécois, des meubles fabriqués en Chine à coûts moindres. Vient un temps où Patrice doit se résigner à fermer les portes de l’entreprise familiale. Il est défait. Il se sent coupable vis-à-vis son père, son grand-père et ses anciens employés, qu’ils croisent régulièrement dans la rue. Il se sent nul vis-à-vis sa femme et ses enfants. Il se dit qu’il n’a peut-être pas pris les bonnes décisions. Il en veut à Pierre-Jean-Jacques et aux Chinois. Patrice passe maintenant ses journées écrasé dans son divan, les yeux rivés sur l’écran de la télé. Nahil s’inquiète du comportement de son mari. Elle se dit que si elle parvenait à faire en sorte que Patrice réalise à quel point il peut se considérer chanceux d’être en santé, et choyé par la vie d’avoir une si belle famille, il pourrait peut-être mieux conjuguer avec la fermeture de l’entreprise. Elle invite donc Patrice à venir la chercher à l’hôpital après son quart de travail, avec l’idée de lui présenter mine de rien Michaël, un adolescent devenu quadriplégique à la suite d’un grave accident de voiture. Le choc de cette rencontre fit rapidement effet, ainsi que Nahil l’avait espéré. Patrice sortit de sa léthargie, retroussa ses manches, et se mit à la recherche d’un travail pour contribuer à la subsistance de sa famille. Quelque temps plus tard, il mit en branle le projet de démarrage d’une autre entreprise, qu’il s’apprête à inaugurer.

L’histoire d’Alec, elle, est beaucoup moins réjouissante. Un jour, il apprend que sa femme le quitte pour son meilleur ami.  Anéanti par cette nouvelle, il devient dépressif et se met à enfiler un verre de scotch après l’autre.  Plus il boit, plus son travail en souffre. Après plusieurs avertissements, la direction de la firme pour laquelle il travaille prend la décision de mettre Alec à la porte. Convaincu qu’il ne vaut plus rien, que sa vie est finie, qu’aucune femme ne va encore s’intéresser à lui, Alec s’empare de son fusil de chasse, retourne l’arme contre lui et tire.

Il semble donc que certains traversent plus facilement et de manière plus créative les moments difficiles de l’existence que d’autres, qu’il s’agisse d’un deuil, d’une maladie, d’un accident, d’une séparation, you name it, comme s’ils savaient mieux s’adapter à la vie et aux aléas qui la ponctuent. Comment s’y prennent-ils ? Je vous invite à survoler quelques unes des stratégies  les plus couramment utilisées pour conjuguer avec les changements.

Si c’est en forgeant que l’on devient forgeron, c’est en relevant des défis que l’on apprend à développer sa confiance en sa capacité de trouver des solutions aux inévitables coups durs de l’existence.  C’est aussi de cette manière que l’on expérimente, que l’on se découvre, que l’on repousse ses limites… Vous ne vous croyez pas capable de décrocher l’emploi que vous postulez ? So what ? Pratiquez-vous au moins à passer une entrevue (si jamais vous avez la chance que l’on vous y convoque !) Essayez à peu près tout ce que vous ne vous croyez pas capables de faire ! Vous pourriez être très surpris !

La créativité constitue une alliée de choix ! Apprendre une nouvelle langue. Emprunter des chemins différents pour aller travailler. Essayer un nouveau sport, travailler de ses mains, retourner sur les bancs d’école ou changer d’emploi sont autant de repoussoirs à l’abattement et à la léthargie. Être créatif, c’est s’ouvrir à la nouveauté, et faire de cette dernière un élément générateur d’émotions de joie plutôt qu’un élément générateur d’émotions de peur. Parce que la joie nous porte et que la peur nous paralyse. Apprenons à accueillir et à apprivoiser la nouveauté en ponctuant notre quotidien de petits et de plus grands projets.

Pour conjuguer avec le changement, que celui-ci soit imposé ou désiré, ça prend une bonne dose de courage. Certains rajouteront que pour tenir la route, il est salvateur de croire que l’avenir sera plus reluisant que le présent ne l’est. Si cette idée est bien ancrée dans le livre des croyances populaires, elle n’en demeure pas moins douteuse : qui peut jurer que l’avenir ne sera pas pareil ou pire ? C’est l’fun de croire à la fée des dents, aux nains de jardins, aux nymphes, à dieu, à Bouddha ou à n’importe quoi. Ça nous porte, ça nous fait voir la vie en couleur, un peu de magie, comme on dit, ça ne peut pas faire de tort. Mais dans les faits, croire en des idées douteuses peut souvent entraîner angoisse, culpabilité, déprime, découragement, dépression, hostilité si ce que l’on espérait n’arrive pas… et la plupart du temps, ce que l’on souhaite, même ardemment après cinquante chapelets, n’arrive pas ! Si c’était le cas, on serait sans doute tous riches, en santé, jeunes et beaux. Plusieurs préfèrent penser que l’avenir pourrait être pire que le présent, et se consolent ainsi… Qui sait : votre maison pourrait être infestée de rats qui vous grugent les orteils la nuit pendant votre sommeil, vous auriez pu naître dans un pays de famine ou de guerre. SI VOUS LISEZ CES LIGNES C’EST QUE VOUS ÊTES CHOYÉS !

Gardons en mémoire que nos émotions ne sont pas causées par les événements malheureux qui surviennent, mais bien par les idées que nous entretenons à propos de ces mêmes événements. Si on n’a pas de pouvoir sur les événements, on en a sur notre manière de les interpréter, ce qui n’est pas peu dire !

Apprenons par cœur le glossaire des émotions. Par exemple, se cache TOUJOURS derrière l’angoisse l’idée qu’un danger me menace et que je ne saurai y faire face. Se cache TOUJOURS derrière l’hostilité l’idée que l’autre n’avait pas le droit d’agir ainsi qu’il l’a fait. Se cache TOUJOURS derrière la culpabilité l’idée que je n’aurais pas dû faire ce que j’ai fait ou que je n’ai pas fait ce que j’aurais dû faire.  Apprendre à identifier nos émotions nous permet d’identifier les idées qui se cachent derrière elles. Une fois que nos idées sont identifiées, il nous est possible de troquer nos idées fausses ou douteuses pour des idées vraies, les idées fausses ou douteuses créant les émotions désagréables.[1]

Enfin, rappelons-nous que le bonheur, ça demande des soins… c’est un peu (beaucoup !) comme si le bonheur était un jardin.


[1] Sauf en ce qui concerne l’émotion amour. À ce propos, lire « Mon âme sœur ou rien ! ».

Des nouvelles d’autres-mères

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—    En tout cas, poursuit Juliette, qui n’avait pas l’habitude d’être si volubile, d’aussi loin que je me rappelle, j’aurais donc aimé être dans la peau de mon amie Charlotte.

—    Tiens tiens… Et pourquoi donc ?

—    À cause de sa mère. Quelle mère, mais quelle mère elle avait ! Une mère dont j’aurais été fière d’être la fille. Une avocate, chose. Une femme superbe, intelligente, pleine aux as, bardée de diplômes et de mentions d’honneur, qui fonçait droit devant avec ses gros seins, sa taille fine et son agenda qui pullulait de rendez-vous tout aussi importants les uns que les autres sous le bras. Maître Caprioni par-ci, Maître Caprioni par-là, tu aurais dû voir les hommes qui tournoyaient autour d’elle comme les mouches autour d’un pot de confiture aux cerises de terre…

—    C’est comme rien que toi marchant à côté d’elle, c’est vers toi aussi que les regards se seraient tournés…

—    Je peux pas te dire à quel point cette femme était mon… mon étoile, tiens. À côté de Maître Stella Caprioni, tu comprends bien que ma mère avait l’air assez terne merci.

—    C’est toi qui la voyais comme ça.

—    Moi, je voulais une mère qui irradie, émancipée, une mère du genre Barbie, qui déambulait avec son attaché-case plutôt qu’avec son torchon imbibé de Pine Soil. Mais la mienne était plutôt du genre mère poule, qui gardait le petit poussin qu’elle croyait que j’étais bien au chaud et à l’abri des intempéries – sinon carrément de la vie – sous ses grandes ailes protectrices ; une reine du foyer, qui trouvait passionnant de faire monter des œufs en neige et d’avoir le plancher le plus reluisant de la rue de commères que l’on habitait. « Goûte-moi ça, ma chérie : tu aimes ? C’est bon, hein ? Mange, mange, ma chérie, mange, si tu veux bien grandir… » Regardez-moi de quoi j’ai l’air, aujourd’hui, avec mes belles petites poignées d’excédant d’amour collées sur moi…

—    C’est quand même pas ta mère qui te met la cuillère dans la bouche rendue à ton âge…

—    Tu sauras que c’est long à digérer, une enfance de gavage et de surprotection.

—    Ça risque en effet d’être long à faire dissoudre si tu continues à croire que tu aurais pu braver l’existence si seulement tu avais été la fille de Maître Stella Macaroni plutôt que la fille de ta mère.

—    Caprioni. Maître Caprioni.

—    Macaroni ou Caprioni, ça ne change pas grand’chose. Ce qui nous intéresse, c’est que rien ne dit que tu serais mince aujourd’hui si tu avais eu cette mère-là. En revanche, au moment où on se parle, on peut affirmer sans l’ombre d’un doute que tes bouées de gras sont causées par le fait que tu ingurgites plus de calories que tu en dépenses.

—    Tu sauras que Stella Caprioni ne m’aurait pas appris qu’il suffisait de m’empiffrer pour calmer mes angoisses comme ma mère l’a fait. C’est en ce sens que je dis que ma vie aurait été plus facile : je n’aurais pas eu à me défaire de cette mauvaise habitude ancrée en moi.

—    Tu as raison : peut-être que Stella ne t’aurait pas légué cette mauvaise habitude-là, mais soit assurée qu’elle t’aurait légué autre chose et pas que du bon. D’ailleurs, il me semble que le mépris en sourdine que tu portes à ta mère ressemble à une excuse imparable pour ne pas sortir de ta petite zone de confort et affronter tes démons.

—    Pfff… Des fois, on dirait que t’as pas de cœur…

—    Si tu veux récrire ton histoire et continuer de t’imaginer qui tu aurais pu devenir si tu avais été la fille de Georges VI par exemple, prends rendez-vous avec un charlatan ou mieux encore : avec un éditeur. Moi, c’est au présent que je suis la meilleure. Et au présent, on parle de trouver la motivation nécessaire à ce que tu puisses perdre quelques kilos. Qu’est-ce que ça veut dire pour toi d’être mince ?

—    Ça veut dire d’être attirante. D’avoir les regards posés sur moi. D’être le point de mire, comme la mère de Charlotte l’était.

—    Et si le monde te regardait, qu’est-ce que ça voudrait dire ?

—    Ça voudrait dire… ça voudrait dire… ça voudrait dire d’être pointée du doigt si je faisais une erreur. Étrangement, quand t’es grosse, tu passes incognito. C’est pratique. Mes bourrelets, c’est encore comme si j’avais les ailes de ma mère enroulées autour de moi pour me protéger du regard des autres. C’est épeurant d’envisager que je n’aurai plus cette armure.

—    Qu’est-ce qui pourrait arriver de pire si tu faisais une erreur ?

—    Je sais pas… Je ferais rire de moi, peut-être ?

—    Ça se pourrait. Et si tu faisais rire de toi, en mourrais-tu ?

—    Je voudrais sûrement rentrer six pieds sous terre, mais j’en mourrais pas, non.

—    Tu pourrais supporter qu’on rie de toi, alors ?

—    J’aimerais pas ça.

—    Je connais pas grand’monde qui aime qu’on rit d’eux, en effet. Mais pourrais-tu le supporter ?

—    Il suffirait que je les écoute pas.

—    Là, tu parles. Qu’est-ce que tu pourrais faire cette semaine pour atteindre ton objectif de perdre une livre ?

—    Euh… ne pas manger de dessert ?

—    C’est peut-être un peu trop drastique, tu ne trouves pas ? Si tu te gardais un dessert pour le samedi ou le dimanche soir ?

—    Ouen…

—    Ça serait l’fun que tu bouges un peu, aussi…

—    Je pourrais marcher pendant vingt minutes trois fois dans la semaine après le souper ?

—    Bonne idée ! Vas-tu le faire ?

—    Oui oui…

—    Et si tu le fais pas ?

—    Si je le fais pas, j’invite ma belle-mère à prendre un café à la maison samedi matin, ô horreur !

—    Tu comprends vite – des fois !

—    Oui Madame !

—    (…)

—    Je te vois réfléchir. T’es pas en train de me préparer un devoir, là ?

—    Précisément. Dis-moi, Juliette : qu’est-ce que tu retiens de notre conversation ?

—    Que même si c’est à cause de ma mère que je suis grosse, rien ne m’empêche de maigrir.

—    QUOI ??????

—    Je t’ai eue, hein ?

—    Oui, tu m’as eue. Viens icitte que je te colle un gros bec sur la joue pour ça…

—    Est-ce que ça veut dire que j’ai congé de devoir ?

—    Bien sûr que non…

À retenir :

Quelle relation existe-t-il entre l’anxiété et le mépris ?
La relation entre ces deux émotions réside dans l’évaluation que l’on se fait de soi-même ou que l’on fait des autres.
Les idées irréalistes qui génèrent l’anxiété sont celles qu’un danger me menace, et que je ne saurai y faire face. Si je crois ne pas avoir les capacités pour affronter le danger (réel ou fictif), c’est souvent que j’évalue mes capacités à la baisse, que je me dévalorise.
Les idées irréalistes qui sous-tendent le mépris est celle que les autres sont médiocres, nuls, cons, débiles, twits… Ce sont donc les autres que je dévalorise.
 

Des nouvelles d'autres-mères

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—    En tout cas, poursuit Juliette, qui n’avait pas l’habitude d’être si volubile, d’aussi loin que je me rappelle, j’aurais donc aimé être dans la peau de mon amie Charlotte.

—    Tiens tiens… Et pourquoi donc ?

—    À cause de sa mère. Quelle mère, mais quelle mère elle avait ! Une mère dont j’aurais été fière d’être la fille. Une avocate, chose. Une femme superbe, intelligente, pleine aux as, bardée de diplômes et de mentions d’honneur, qui fonçait droit devant avec ses gros seins, sa taille fine et son agenda qui pullulait de rendez-vous tout aussi importants les uns que les autres sous le bras. Maître Caprioni par-ci, Maître Caprioni par-là, tu aurais dû voir les hommes qui tournoyaient autour d’elle comme les mouches autour d’un pot de confiture aux cerises de terre…

—    C’est comme rien que toi marchant à côté d’elle, c’est vers toi aussi que les regards se seraient tournés…

—    Je peux pas te dire à quel point cette femme était mon… mon étoile, tiens. À côté de Maître Stella Caprioni, tu comprends bien que ma mère avait l’air assez terne merci.

—    C’est toi qui la voyais comme ça.

—    Moi, je voulais une mère qui irradie, émancipée, une mère du genre Barbie, qui déambulait avec son attaché-case plutôt qu’avec son torchon imbibé de Pine Soil. Mais la mienne était plutôt du genre mère poule, qui gardait le petit poussin qu’elle croyait que j’étais bien au chaud et à l’abri des intempéries – sinon carrément de la vie – sous ses grandes ailes protectrices ; une reine du foyer, qui trouvait passionnant de faire monter des œufs en neige et d’avoir le plancher le plus reluisant de la rue de commères que l’on habitait. « Goûte-moi ça, ma chérie : tu aimes ? C’est bon, hein ? Mange, mange, ma chérie, mange, si tu veux bien grandir… » Regardez-moi de quoi j’ai l’air, aujourd’hui, avec mes belles petites poignées d’excédant d’amour collées sur moi…

—    C’est quand même pas ta mère qui te met la cuillère dans la bouche rendue à ton âge…

—    Tu sauras que c’est long à digérer, une enfance de gavage et de surprotection.

—    Ça risque en effet d’être long à faire dissoudre si tu continues à croire que tu aurais pu braver l’existence si seulement tu avais été la fille de Maître Stella Macaroni plutôt que la fille de ta mère.

—    Caprioni. Maître Caprioni.

—    Macaroni ou Caprioni, ça ne change pas grand’chose. Ce qui nous intéresse, c’est que rien ne dit que tu serais mince aujourd’hui si tu avais eu cette mère-là. En revanche, au moment où on se parle, on peut affirmer sans l’ombre d’un doute que tes bouées de gras sont causées par le fait que tu ingurgites plus de calories que tu en dépenses.

—    Tu sauras que Stella Caprioni ne m’aurait pas appris qu’il suffisait de m’empiffrer pour calmer mes angoisses comme ma mère l’a fait. C’est en ce sens que je dis que ma vie aurait été plus facile : je n’aurais pas eu à me défaire de cette mauvaise habitude ancrée en moi.

—    Tu as raison : peut-être que Stella ne t’aurait pas légué cette mauvaise habitude-là, mais soit assurée qu’elle t’aurait légué autre chose et pas que du bon. D’ailleurs, il me semble que le mépris en sourdine que tu portes à ta mère ressemble à une excuse imparable pour ne pas sortir de ta petite zone de confort et affronter tes démons.

—    Pfff… Des fois, on dirait que t’as pas de cœur…

—    Si tu veux récrire ton histoire et continuer de t’imaginer qui tu aurais pu devenir si tu avais été la fille de Georges VI par exemple, prends rendez-vous avec un charlatan ou mieux encore : avec un éditeur. Moi, c’est au présent que je suis la meilleure. Et au présent, on parle de trouver la motivation nécessaire à ce que tu puisses perdre quelques kilos. Qu’est-ce que ça veut dire pour toi d’être mince ?

—    Ça veut dire d’être attirante. D’avoir les regards posés sur moi. D’être le point de mire, comme la mère de Charlotte l’était.

—    Et si le monde te regardait, qu’est-ce que ça voudrait dire ?

—    Ça voudrait dire… ça voudrait dire… ça voudrait dire d’être pointée du doigt si je faisais une erreur. Étrangement, quand t’es grosse, tu passes incognito. C’est pratique. Mes bourrelets, c’est encore comme si j’avais les ailes de ma mère enroulées autour de moi pour me protéger du regard des autres. C’est épeurant d’envisager que je n’aurai plus cette armure.

—    Qu’est-ce qui pourrait arriver de pire si tu faisais une erreur ?

—    Je sais pas… Je ferais rire de moi, peut-être ?

—    Ça se pourrait. Et si tu faisais rire de toi, en mourrais-tu ?

—    Je voudrais sûrement rentrer six pieds sous terre, mais j’en mourrais pas, non.

—    Tu pourrais supporter qu’on rie de toi, alors ?

—    J’aimerais pas ça.

—    Je connais pas grand’monde qui aime qu’on rit d’eux, en effet. Mais pourrais-tu le supporter ?

—    Il suffirait que je les écoute pas.

—    Là, tu parles. Qu’est-ce que tu pourrais faire cette semaine pour atteindre ton objectif de perdre une livre ?

—    Euh… ne pas manger de dessert ?

—    C’est peut-être un peu trop drastique, tu ne trouves pas ? Si tu te gardais un dessert pour le samedi ou le dimanche soir ?

—    Ouen…

—    Ça serait l’fun que tu bouges un peu, aussi…

—    Je pourrais marcher pendant vingt minutes trois fois dans la semaine après le souper ?

—    Bonne idée ! Vas-tu le faire ?

—    Oui oui…

—    Et si tu le fais pas ?

—    Si je le fais pas, j’invite ma belle-mère à prendre un café à la maison samedi matin, ô horreur !

—    Tu comprends vite – des fois !

—    Oui Madame !

—    (…)

—    Je te vois réfléchir. T’es pas en train de me préparer un devoir, là ?

—    Précisément. Dis-moi, Juliette : qu’est-ce que tu retiens de notre conversation ?

—    Que même si c’est à cause de ma mère que je suis grosse, rien ne m’empêche de maigrir.

—    QUOI ??????

—    Je t’ai eue, hein ?

—    Oui, tu m’as eue. Viens icitte que je te colle un gros bec sur la joue pour ça…

—    Est-ce que ça veut dire que j’ai congé de devoir ?

—    Bien sûr que non…

À retenir :

Quelle relation existe-t-il entre l’anxiété et le mépris ?
La relation entre ces deux émotions réside dans l’évaluation que l’on se fait de soi-même ou que l’on fait des autres.
Les idées irréalistes qui génèrent l’anxiété sont celles qu’un danger me menace, et que je ne saurai y faire face. Si je crois ne pas avoir les capacités pour affronter le danger (réel ou fictif), c’est souvent que j’évalue mes capacités à la baisse, que je me dévalorise.
Les idées irréalistes qui sous-tendent le mépris est celle que les autres sont médiocres, nuls, cons, débiles, twits… Ce sont donc les autres que je dévalorise.