La rupture amoureuse

C’est avec plaisir que je vous convie à la conférence que je donne cette année encore dans le cadre du Congrès émotivo-rationnel. Elle aura lieu le 18 octobre 2014, au Centre St-Pierre, 1212, rue Panet, à Montréal (Métro Beaudry), de 9 h 30 à 10 h 30.

Vous pouvez assister à ma conférence seulement, mais je vous conseille fortement de prendre votre journée pour venir entendre ce que mes collègues vous ont préparé dans le cadre de cet événement annuel. Au demeurant, le prix est le même que vous assistiez à une ou à plusieurs conférences, soit 35 $ ou 40 $, selon le moment de votre inscription. Alors, pourquoi ne pas en profiter ?

Pour en revenir à ma conférence, La rupture amoureuse présente diverses stratégies efficaces pour réduire l’intensité des émotions vécues lors d’une rupture amoureuse et retrouver son équilibre plus rapidement.

L’amour n’a pas d’âge, la rupture amoureuse non plus !

Peu importe que vous viviez ou non cette problématique, cette conférence vous donnera des outils pour aider votre enfant, un élève, un collègue, un patient ou toute autre personne qui traverse une telle épreuve. Bienvenue aux adolescents !

Obtenez plus d’information sur cette journée ou pour vous y inscrire en cliquant sur ce lien :

Horaire et inscription : cliquez ici !

Je vous y attends en grand nombre !

© Crédit photo : Odelin Salmeron

Le restaurant de l’amour retrouvé

« Quand je suis rentrée à la maison après ma journée de travail au restaurant turc où j’ai un petit boulot, l’appartement était vide. Complètement vide. La télévision, la machine à laver et le frigo, jusqu’aux néons, aux rideaux et au paillasson, tout avait disparu.
Un instant, j’ai cru que je m’étais trompée de porte. Mais j’avais beau vérifier et revérifier, c’était bien ici, le nid d’amour où je vivais avec mon petit ami indien. La tache en forme de coeur, abandonnée au plafond, en était la preuve irréfutable.
On aurait dit le jour où l’agent immobilier nous avait montré l’appartement pour la première fois. Seulement, à la différence de ce jour-là, il flottait dans la pièce un léger parfum de garam masala et, au beau milieu du salon désert, luisait la clé de mon copain. »

Résumé :

Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d’un chagrin d’amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l’art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière.

Rinco cueille des grenades juchée sur un arbre, visite un champ de navets enfouis sous la neige, et invente pour ses convives des plats uniques qui se préparent et se dégustent dans la lenteur en réveillant leurs émotions enfouies.
Un livre lumineux sur le partage et le don, à savourer comme la cuisine de la jeune Rinco, dont l’épice secrète est l’amour.

L’auteure, Ito Ogawa :

Née en 1973, Ogawa Ito est l’auteure de livres pour enfants et fait partie du groupe de musique Fairlife. Le restaurant de l’amour retrouvé, son premier roman, est un best-seller au Japon et a été adapté au cinéma en 2010 par la réalisatrice Mai Tominaga.

Mon avis :

C’est un roman rafraîchissant, qui se déploie tout en douceur et en délicatesse. Une traversée identitaire racontée dans un mélange bien dosé de réalisme et de fantaisie, où le lecteur est invité à ralentir le pas, à contempler, à se laisser toucher par les petites choses du quotidien. J’ai particulièrement apprécié le parallèle qui est fait entre l’acte de cuisiner et celui d’écrire, où le dépouillement et la lenteur sont privilégiés. J’ai été conquise par cette vision respectueuse de la nature (animaux, végétation) et par cette nécessité évoquée, pour l’homme, de la nommer et de l’apprivoiser. Le restaurant de l’amour retrouvé : une éloge de la lenteur, qui met du baume sur le cœur.

* J’ai lu ce livre avec la musique de Yiruma en sourdine : c’était sublime !

Si Hope Barclay le dit !

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— Salut, ma pitounette, lance Hope à l’autre bout du fil, j’arrive dans trente minutes. Tu vas tenir le coup ?

— Comment ça, « j’arrive dans trente minutes » ? T’es pas à Saint-Lazare en train de clouer tes deux par quatre ou de mettre ton plancher à l’équerre ?

— J’y étais ce matin, mais j’ai dû revenir en ville pour remplacer Michela pendant quelques heures au bar. Je lui en devais une. Ça a bien tombé, finalement, parce que ça me permet d’être avec toi, en ce moment difficile.

— Tu t’en fais trop pour moi, Hope.

— Si t’espères que je vais te laisser toute seule, tu te trompes. Je te connais comme si je t’avais tricotée serré : tu vas t’en retourner, désespérée, dans les bras de Philippe Dugal dès demain matin, après la nuit blanche que tu vas passer à te morfondre sur ce que tu aurais dû faire et que t’as pas fait ou ce que t’as pas fait et que tu aurais dû faire. Ça fait trois fois que vous vous laissez et que vous vous raccommodez, mais depuis quand un élastique tendu redevient-il comme un neuf, dis-moi ? C’est rendu une vraie maladie, votre affaire. Tu peux compter sur moi pour t’empêcher de gâcher une journée de plus de ton existence dans cette relation néfaste et je dirais même plus : débilitante.

— Mais…

— Y a pas de « mais », je m’en viens, avec des munitions et des surprises.

Vous aimez cet extrait tiré du premier tome de Ma Mercedes contre un tracteur ? Envie d’en lire plus ? Contactez l’auteure pour recevoir un exemplaire dédicacé à votre domicile ou ailleurs.

 

2011, une année remplie de "sens" !

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Comment réagiriez-vous si on vous annonçait aujourd’hui même qu’en décembre 2011, on retrouverait votre corps sans vie dans votre voiture à la suite d’un accident ? Décideriez-vous de laisser la mort vous prendre douze mois plus tôt en vous enfermant chez vous à double tour, et en braillant sur votre sort ? Ou décideriez-vous, au contraire, de jouir de la vie, de goûter le bonheur à grosse cuillerée le temps qu’il vous reste ?

Au fond, n’est-ce pas ce que nous serions censés faire tout au long de notre existence : jouir de la vie ? Parce  que s’il est une certitude que nous avons, nous, les humains, c’est bien celle que nous n’allons pas pouvoir nous en sortir vivant. Pourquoi, dans ce cas, attendre l’annonce d’un événement tragique pour retrouver le goût du risque, l’envie de relever des défis et de marcher vers nos rêves ? Qu’est-ce qui nous empêche de vivre la joie (ne serait-ce que celle d’être en vie !), l’amour ou d’exprimer notre gratitude à ceux qui nous entourent au quotidien dès maintenant ? Parce qu’au bord de la mort, il n’est pas question de remettre toutes ces choses importantes à demain. Parce qu’au bord de la mort, le seul temps qui compte est le présent.

Apprendre à vivre le moment présent est donc une étape incontournable dans notre quête du bonheur. Heureusement, rien ne sert de tout faire voler en éclat (par exemple, abandonner Minou, dire ses quatre vérités à son boss ou changer de pays !) sous prétexte que la vie est trop courte et qu’il ne nous reste plus une minute à perdre pour s’accomplir. Parce que vivre le moment présent, c’est d’abord apprendre à savourer la vie au quotidien et au travers de petites choses. L’un des meilleurs moyens pour y parvenir consiste à appréhender la vie avec nos sens. Cela s’expérimente de maintes manières.

Par exemple, cela peut vouloir dire de manger plus lentement pour apprécier la saveur de nos aliments. Essayez ceci. Fermez vos yeux, et introduisez lentement la nourriture dans votre bouche. Savourez-en la saveur, la texture, la fraîcheur. Essayez de ne penser à rien d’autre et même de ne parler à personne quand vous faites ce petit exercice – juste pour apprendre à goûter pleinement la nourriture.

Avec cette même lenteur et cette même disponibilité, écoutez la pluie qui tambourine sur le toit, observez la beauté d’un paysage ou appréciez l’odeur des étalages de légumes et de fruits de saison au marché.  Embrassez Minou langoureusement, en ayant pleinement conscience de votre langue qui se promène sur ses dents, et du goût de sa bouche et de la tiédeur de celle-ci… Ces plaisirs-là, ça ne s’achète pas !

En s’arrêtant pour savourer le moment présent, on se bâtit des souvenirs heureux, forgés de nos sens. Rappelez-vous, quand vous étiez enfant, de l’odeur de la tarte aux pommes toute chaude sortie du four de votre mère. Pour vous, sans doute, la tarte aux pommes signifiait amour, sécurité, affection ou joie. Et sans doute également avez-vous déjà acquis ce réflexe d’enfourner, ainsi que le faisait votre mère, une tarte aux pommes pour respirer cette odeur chargée de sens et revivre ces mêmes émotions agréables.

En passant par les sens, on peut donc, si on le désire, revivre une multitude d’émotions agréables reliées à des souvenirs. On peut également en créer d’autres en empruntant les mêmes sentiers.

Non seulement la mémoire forgée par les plaisirs sensoriels est facilement accessible (on peut recréer quasiment à volonté les plaisirs sensoriels raccrochés aux souvenirs), mais elle peut s’avérer un moyen fort peu coûteux pour vivre du bonheur. Écouter le chant d’un oiseau ou contempler un paysage ne coûte rien. Courir dans le parc, marcher sur le quai des gares par un matin de brume ou respirer l’odeur du lilas non plus. 

Contrairement à la mémoire forgée à partir de notre intellect (qui ne se rappelle pas encore parfaitement, même après toutes ces années, le tableau périodique des éléments ou les tables de multiplications ?), ces souvenirs sensoriels sont indélébiles et deviennent une source de réconfort quand la vie nous apparaît plus difficile.

Je nous souhaite donc de commencer chacune des journées qui composeront 2011 avec la ferme résolution d’en tirer le maximum. Surtout, rappelons-nous que chaque moment est unique et ne reviendra jamais. C’est ma mère qui disait ça.

2011, une année remplie de « sens » !

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Comment réagiriez-vous si on vous annonçait aujourd’hui même qu’en décembre 2011, on retrouverait votre corps sans vie dans votre voiture à la suite d’un accident ? Décideriez-vous de laisser la mort vous prendre douze mois plus tôt en vous enfermant chez vous à double tour, et en braillant sur votre sort ? Ou décideriez-vous, au contraire, de jouir de la vie, de goûter le bonheur à grosse cuillerée le temps qu’il vous reste ?

Au fond, n’est-ce pas ce que nous serions censés faire tout au long de notre existence : jouir de la vie ? Parce  que s’il est une certitude que nous avons, nous, les humains, c’est bien celle que nous n’allons pas pouvoir nous en sortir vivant. Pourquoi, dans ce cas, attendre l’annonce d’un événement tragique pour retrouver le goût du risque, l’envie de relever des défis et de marcher vers nos rêves ? Qu’est-ce qui nous empêche de vivre la joie (ne serait-ce que celle d’être en vie !), l’amour ou d’exprimer notre gratitude à ceux qui nous entourent au quotidien dès maintenant ? Parce qu’au bord de la mort, il n’est pas question de remettre toutes ces choses importantes à demain. Parce qu’au bord de la mort, le seul temps qui compte est le présent.

Apprendre à vivre le moment présent est donc une étape incontournable dans notre quête du bonheur. Heureusement, rien ne sert de tout faire voler en éclat (par exemple, abandonner Minou, dire ses quatre vérités à son boss ou changer de pays !) sous prétexte que la vie est trop courte et qu’il ne nous reste plus une minute à perdre pour s’accomplir. Parce que vivre le moment présent, c’est d’abord apprendre à savourer la vie au quotidien et au travers de petites choses. L’un des meilleurs moyens pour y parvenir consiste à appréhender la vie avec nos sens. Cela s’expérimente de maintes manières.

Par exemple, cela peut vouloir dire de manger plus lentement pour apprécier la saveur de nos aliments. Essayez ceci. Fermez vos yeux, et introduisez lentement la nourriture dans votre bouche. Savourez-en la saveur, la texture, la fraîcheur. Essayez de ne penser à rien d’autre et même de ne parler à personne quand vous faites ce petit exercice – juste pour apprendre à goûter pleinement la nourriture.

Avec cette même lenteur et cette même disponibilité, écoutez la pluie qui tambourine sur le toit, observez la beauté d’un paysage ou appréciez l’odeur des étalages de légumes et de fruits de saison au marché.  Embrassez Minou langoureusement, en ayant pleinement conscience de votre langue qui se promène sur ses dents, et du goût de sa bouche et de la tiédeur de celle-ci… Ces plaisirs-là, ça ne s’achète pas !

En s’arrêtant pour savourer le moment présent, on se bâtit des souvenirs heureux, forgés de nos sens. Rappelez-vous, quand vous étiez enfant, de l’odeur de la tarte aux pommes toute chaude sortie du four de votre mère. Pour vous, sans doute, la tarte aux pommes signifiait amour, sécurité, affection ou joie. Et sans doute également avez-vous déjà acquis ce réflexe d’enfourner, ainsi que le faisait votre mère, une tarte aux pommes pour respirer cette odeur chargée de sens et revivre ces mêmes émotions agréables.

En passant par les sens, on peut donc, si on le désire, revivre une multitude d’émotions agréables reliées à des souvenirs. On peut également en créer d’autres en empruntant les mêmes sentiers.

Non seulement la mémoire forgée par les plaisirs sensoriels est facilement accessible (on peut recréer quasiment à volonté les plaisirs sensoriels raccrochés aux souvenirs), mais elle peut s’avérer un moyen fort peu coûteux pour vivre du bonheur. Écouter le chant d’un oiseau ou contempler un paysage ne coûte rien. Courir dans le parc, marcher sur le quai des gares par un matin de brume ou respirer l’odeur du lilas non plus. 

Contrairement à la mémoire forgée à partir de notre intellect (qui ne se rappelle pas encore parfaitement, même après toutes ces années, le tableau périodique des éléments ou les tables de multiplications ?), ces souvenirs sensoriels sont indélébiles et deviennent une source de réconfort quand la vie nous apparaît plus difficile.

Je nous souhaite donc de commencer chacune des journées qui composeront 2011 avec la ferme résolution d’en tirer le maximum. Surtout, rappelons-nous que chaque moment est unique et ne reviendra jamais. C’est ma mère qui disait ça.

Parle-moi…

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Un manque de communication dans le couple peut révéler un manque d’intérêt de la part de l’un ou de l’autre des conjoints sinon des deux. Évitons cependant de passer aux conclusions hâtives : parler n’est pas le seul moyen de communiquer son attachement et son affection à l’autre. Visionnez notre nouvelle chronique web sur Les Repères de Languirand.

De l'infidélité amoureuse

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Sandrine a laissé ce petit commentaire que je trouve très inspirant sur Les Repères de Languirand à propos de la capsule intitulée L’infidélité ? Je veux le meilleur des deux mondes ! Le voici : « Cette capsule sur l’infidélité m’amène à réfléchir de nouveau à cette question qui me taraude : si je choisis cet homme, à qui je jure fidélité, je me prive de tous les autres ? Comment fait-on pour vivre dans de telles conditions, avec de telles limites ? Ça ne vous dérange pas, vous autres ? Voilà pourquoi je ne m’engage pas : ce n’est pas que je ne suis pas fidèle, c’est que je ne veux pas qu’on m’interdise de ne pas l’être. »

Depuis une cinquantaine d’années, notre vision du couple s’est profondément transformée. Plusieurs changements se sont opérés depuis l’époque où, en dehors des liens sacrés du mariage, l’amour ne trouvait point de salut. Aujourd’hui, il peut s’épanouir au grand jour en version homo, hétéro ou bisexuelle et en formules « sous le même toit » (marié ou non) ou « chacun chez-soi », pour ne parler que de celles-là.

Si notre conception des différentes manières de vivre l’amour a changé, notre manière de le penser a-t-elle, de son côté, suivi ces transformations ? Pas tellement… Il semble bien que l’on rêve toujours (et souvent en cachette) à l’amour éternel et, par ricochet, inconditionnel. Et à moins que je sois dans les patates, c’est encore de la fidélité que l’on jure sinon explicitement en sous-entendu dans le cadre d’une relation amoureuse, qu’on se marie ou non. L’envers de la fidélité – l’infidélité (ou l’adultère) – a d’ailleurs si mauvaise presse qu’elle constitue, selon la loi fédérale sur le divorce, une cause de divorce, au même titre que la cruauté physique ou mentale…  La belle affaire, comme l’aurait dit Pierre.

Constats

Il semble bien qu’il soit plus difficile pour certains humains d’être fidèles que pour d’autres. En effet, plus on serait au goût de la majorité (beauté, richesse, succès), plus les tentations de tricher se multiplieraient. Il serait également plus difficile de rester fidèle à l’autre quand les occasions de «sauter la clôture» font partie de notre quotidien. Le fait de voyager pour le travail, par exemple, peut nous rendre plus vulnérables à commettre l’adultère, surtout si la confidentialité de l’affaire a toutes les chances d’être préservée. En ce sens, on pourrait penser que si on est fidèle, c’est parce que l’on n’a pas eu l’occasion de ne pas l’être…

Pour certains, être infidèle constituerait un défi constant, jusqu’à en devenir une manière de vivre plutôt révélatrice d’une forme d’instabilité sur le plan émotif ou sexuel. Ces «accros» aux rapports pluriels trouveraient  beaucoup de valorisation à édifier des relations parallèles et à développer des stratégies multiples pour préserver le secret afin de ne pas mettre leur relation officielle en péril. C’est à se demander si l’objectif de toutes ces manigances est la recherche des plaisirs de la chair ou la recherche du plaisir de vivre continuellement sur la corde raide…

Pour d’autres, être infidèle serait une manière de ne pas faire éclater le noyau familial. Dans ce cas, les deux partenaires se considèrent souvent avant tout comme des parents, peut-être aussi comme des partenaires d’affaires et de bons amis. Il appert que ni l’un ni l’autre n’est prêt à sacrifier le bien-être et la sécurité que le cocon familial leur procure, même si le sexe est exempt de la relation conjugale. Et c’est souvent par un consentement mutuel – explicite ou implicite – que l’un ou les deux partenaires entretiennent des relations en dehors du mariage ou se permettent des aventures. Auquel cas, peut-on vraiment parler d’infidélité ?

La fidélité et l’exclusivité sexuelle

La plupart du temps, on circonscrit la fidélité amoureuse dans un rapport réducteur : celui de l’exclusivité sexuelle. Pourtant, quand on l’aborde comme une « attitude », il apparaît que la fidélité n’a pas qu’à voir avec la sexualité. J’aurais beau ne jamais m’envoyer en l’air avec un autre, est-ce que je suis fidèle si je fais de mon bureau, de mon garage, du gym ou du bistro d’à côté ma résidence principale, passant le plus clair de mon temps loin de Minou et des miens ? Suis-je fidèle si mon vrai amour, ma raison de vivre, c’est ma bouteille ou mon hasch ou ma bouffe ou mon char ou mon bateau ou ma moto you name it ? Si je passe mes grandes journées à chialer, à crier, à me mettre en colère, à bouder, à en vouloir au monde entier et à ma belle-mère, on s’en va où avec nos running shoes ?

La fidélité, donc, ne serait-ce pas aussi le temps passé avec l’être aimé, à rire et à rêver à deux ? La fidélité, ne serait-ce pas aussi les joies, les peines, les tourments et les secrets que l’on partage ? La fidélité, ne serait-ce pas aussi de s’accepter l’un l’autre avec ses forces et ses limites ? De s’appuyer mutuellement dans la tempête ?

La photo est tirée de la galerie d’images de Google. Le nom de son auteur n’y apparaît pas. Si cette œuvre n’était pas libre de droits de reproduction, veuillez, je vous prie, m’en aviser. Merci !