Ce que l’objectif saisit que l’œil ne voit pas…

Hydrangée Lime Light © sophieluce.com

Ce qu’il y a de fascinant quand on fait de la photo, c’est de découvrir, au traitement, ce que l’œil n’a jamais capté! En voici un exemple. J’ai pris trois photos de cette fleur d’hydrangée Lime light sans jamais remarquer le papillon qui butine à droite de la fleur. Le voyez-vous? Je viens donc de rater une occasion de réaliser une superbe photo!

Pour pousser plus loin cette réflexion, combien de fois dans la vie passons-nous à côté de choses merveilleuses qui sont pourtant là, mais que, pour une raison ou une autre, nous ne percevons pas

Après les criocères du lys, les scarabées japonais…

Scarabée japonais

Depuis le début de la saison de jardinage, je surveille assidument les criocères, ces insectes à carapaces rouges qui grugent mes lys depuis trois ans. J’en suis même rendue à les éliminer un à un en les écrasant entre mes doigts, chose que je ne me serais jamais crue capable de faire.

Comme si je n’en avais pas déjà assez, je suis maintenant aux prises avec des scarabées japonais. Ils dévorent mes merveilleux cannas (dont j’ai attendu impatiemment la floraison), mes hibiscus, mes plants de tomates, de framboises, tralalère. Il paraît qu’ils peuvent anéantir un jardin le temps de le dire. Je le crois. Vous voyez les feuilles trouées de l’hibiscus? Cela vous donne un aperçu des ravages que les scarabées japonais peuvent faire sur les plantes.

Certains jours, je l’avoue, le découragement s’empare de moi. Il semble que mon jardin soit devenu un buffet à volonté pour ces insectes ravageurs. Bon, j’exagère un peu. Seulement, si mon jardin n’est pas encore envahi, c’est que je continue sans relâche d’exercer ma surveillance. Chaque matin, j’attrape un à un les scarabées, et je les noie dans de l’eau savonneuse. Ces gestes, je les répète au moins quatre fois par jour, sachant sur quelles plantes j’ai le plus de chance de trouver les coupables. Mais dès la semaine prochaine, je ne disposerai plus de ce temps. Mes pauvres fleurs ne résisteront pas.

Le pire, c’est qu’il n’est pas possible de s’en débarrasser. Tout au plus peut-on les contrôler.

Vous trouverez sur cette page deux liens, si vous avez envie d’en savoir davantage sur cette plaie que sont les scarabées japonais.

Bouhou…

Hibiscus des marais © sophieluce.com

Pour en savoir davantage sur cette malédiction, cliquez sur ces liens :

Ici Radio-Canada – C’est bien meilleur le matin
Le jardiner paresseux
Agence canadienne d’inspection des aliments

Les cannas

Les cannas ont éclos cette semaine ! C’est la première année que je cultive ces fleurs. Au printemps dernier, ma mère m’a fait cadeau d’une vingtaine de bulbes, que j’ai mis en terre à la fin de mai. L’an prochain, je projette de planter les bulbes en pots dès février, pour allonger la période de floraison. Je les trouve tellement beaux !Cannas © sophieluce.com

Le jardin, à la fin d’août…

« Les abeilles prennent le nectar dans différentes fleurs, puis elles fabriquent le miel. Une goutte de miel ne peut prétendre venir d’une fleur, une autre goutte d’une autre fleur ; le miel est un seul ensemble homogène. De même, tous les êtres sont un — même s’ils n’en sont pas conscients. Le tigre et le lion, le loup et le sanglier, le ver de terre et la phalène, le moucheron et le moustique, tous viennent de l’âme et appartiennent à l’âme. » [Chandogya Upanishad]

Variété d’hibiscus

Variété de dahlia

Variété de cannas

Variété de dahlias

Hémérocalles Colonia Dawn

Hydrangée Lime Light

La science du bonheur

Variété de tulipes © Sophie-Luce Morin« Le bonheur n’arrive pas automatiquement, ce n’est pas une grâce qu’un sort heureux peut répandre sur nous et qu’un revers de fortune peut nous enlever ; il dépend de nous seuls. On ne devient pas heureux en une nuit, mais au prix d’un travail patient, poursuivi de jour en jour. Le bonheur se construit, ce qui exige de la peine et du temps. Pour devenir heureux, c’est soi-même qu’il faut savoir changer. » [Luca et Francesco Cavalli-Sforza]

Luca et Francesco Cavalli-Sforza. La Science du bonheur. Paris, Odile Jacob, 1998.

Vivre au présent

Variété de tulipes © Sophie-Luce Morin« Il ne s’agit pas de vivre dans l’instant : il s’agit de vivre au présent, on n’a pas le choix, mais dans un présent qui dure, qui inclut un rapport présent au passé (la mémoire, la fidélité, la gratitude) et un rapport présent à l’avenir (le projet, le programme, la prévision, la confiance, le fantasme, l’imagination, l’utopie, si vous voulez, à condition de ne pas prendre vos rêves pour la réalité). La sagesse n’est ni amnésie ni aboulie*. Cesser d’espérer, ou espérer moins, ce n’est pas cesser de se souvenir ni renoncer à imaginer et à vouloir ! » [A. Comte-Sponville]

Comte-Sponville, André. Le bonheur désespérément. Éditions Pleins Feux, Nantes, 2001, 112 p., p. 79.

*Aboulie : Trouble caractérisé par une diminution de la volonté, par une incapacité à agir, à décider. Source : Antidote.

La division engendre le conflit

« Toute forme de division engendre le conflit. Vous êtes donc responsable non seulement de vos enfants, mais aussi de toute l’humanité. Tant que vous ne comprendrez pas cela profondément et non verbalement, par l’idéation ou la simple perception intellectuelle, tant que vous ne le sentirez pas dans votre chair, dans votre regard sur la vie, dans vos actions, vous soutiendrez le meurtre organisé qui s’appelle la guerre. Devant cette urgence, la perception importe beaucoup plus que la réponse. » [Krishnamurti]

Devenir ce que nous sommes

« Nous ne cessons de mettre en regard ce que nous sommes et ce que nous devrions être. Cette habitude de nous mesurer toujours à quelque chose ou à quelqu’un est une des principales causes de nos conflits. Pourquoi nous comparons-nous toujours à d’autres ? Si nous ne comparons à personne, nous devenons ce que nous sommes. » [Krishnamurti]

Entre le cinéma, la télévision et la lecture

Lire, ce n’est pas comme regarder un film, même si, dans les deux cas, on se fait raconter une histoire. Lire, c’est plutôt comme créer, parce que tout n’est pas conquis ou mâché quand on lit. Il faut imaginer les personnages, le décor, l’odeur des lys dans le jardin, le craquement des feuilles sous les pas, le clapotis de la pluie sur le pare-brise ou la lumière orangée et mauve du coucher de soleil. Alors qu’à la télévision ou au cinéma, c’est ce que le réalisateur a imaginé pour nous qu’on voit. Il orchestre son œuvre de sorte que, tous ensemble, nous vivions relativement les mêmes émotions en même temps. La petite musique lancinante signale que le moment de pleurer est venu. L’enregistrement de la foule qui rigole nous indique que c’est censé être drôle. Le hurlement du loup, au loin, devrait nous donner la chair de poule.

Le lecteur, lui, est maître à bord de son univers. Il invente ses propres images avec les indices que l’auteur sème ici et là. Il pleure si la scène le touche. Il rit s’il trouve ça drôle. Il tremble de peur, frissonne ou ne ressent rien du tout selon son vécu. Plus personne pour lui dire quoi vivre…

Sachant cela, il n’y a plus de raison de ne pas courir chez ton libraire aujourd’hui !

Inspiré de l’essai de Daniel Pennac, Comme un roman, Éd. Gallimard, Coll. Folio, Paris, 1992, pp. 26-28.

« Regarde comme ces fleurs sont belles ! »

Hibiscus Blue Chiffon © Sophie-Luce Morin Hibiscus © Sophie-Luce MorinHibiscus des marais © Sophie-Luce MorinCela fait maintenant une semaine que mes trois variétés d’hibiscus sont en fleurs. Je m’en réjouis autant que je m’en attriste. Depuis quelques jours, je suis en effet habitée par la saudade. C’est une émotion qui s’apparente à la mélancolie ou au spleen. La saudade est un mot portugais réputé intraduisible.

D’où me vient ce tiraillement intérieur ? Les fleurs d’hibiscus sont pourtant si belles. Elles me font penser aux fleurs de pavots. Comme celles-ci, elles ne durent qu’une journée. Leurs pétales sont également si fins, si légers et si gracieux qu’on les dirait fabriqués de papier de soie. Cette fragilité n’est cependant qu’un leurre ; car ces fleurs sont de grandes combattantes, qui résistent admirablement à nos hivers, si rudes. Alors pourquoi ne puis-je pas puiser grâce, beauté et force en ce que la nature m’offre sans être envahie par ce halo de tristesse ? J’ai ma petite idée là-dessus.

Alors que le pavot annonce des jours meilleurs, remplis de promesses de soleil et de sable farineux, la fleur d’hibiscus, elle, annonce la fin de l’été, les feuilles mortes et le froid. Et ça, là là là, ça fait mal à mon petit cœur de jardinière.

Cette constatation m’amène à pousser plus loin cette réflexion. Combien d’autres merveilleux moments de l’existence est-ce que je gâche parce que je voudrais qu’ils durent toujours ou qu’ils n’aient jamais commencé ou qu’ils finissent enfin ? Combien de fois m’est-il arrivé d’avoir de la difficulté à savourer pleinement un moment parce que je m’attendais à vivre autre chose de plus exotique, de plus palpitant ou de plus grandiose ? Je me trouve pas mal nounoune, des fois…

Je crois qu’il pourrait en être tout autrement de ma vie si j’apprenais à savourer pleinement le moment présent. Pas juste à temps partiel, pas juste dans certaines circonstances, pas juste quand je médite, mais 365 jours par années, à chaque minute de mon existence, à chaque respire. Car si je vivais le moment présent, je ne m’imaginerais pas mes hibiscus ensevelis sous six pieds de neige, alors que nous ne sommes qu’en août. Si je vivais le moment présent, je ne passerais pas la moitié de l’année (soit tout l’hiver) presque heureuse. Quel gaspillage, quand on y songe. La vie est si courte…

***

Combien de temps vais-je encore subir jusqu’à la simple évocation de l’hiver ? Il en a déjà été pourtant tout autrement. J’ai déjà espéré septembre et la rentrée des classes ; septembre, avec mes crayons et mes livres neufs et l’espoir de nouvelles rencontres. J’ai déjà espéré décembre, aussi, avec sa fête de Noël, ses cadeaux, ses réunions de famille, ses chansons à répondre, ses ceintures qui changent de cran et ses tempêtes de neige.

***

Je voudrais réapprendre à aimer l’automne pour ce qu’il est ; pour la beauté des paysages, pour ses odeurs et le bruissement des feuilles mortes sous mes pas ; pour sa lumière orangée et pour les journées de chaleur dont il nous gratifie souvent jusqu’en octobre.

J’aimerais redevenir cette petite fille qui s’ébahissait devant les premiers flocons de neige ; celle qui fabriquait des bonhommes, qui construisait des forts ; celle qui glissait sur les pentes ; celle qui patinait sur l’étang en fredonnant des chansons de Joe Dassin, qu’elle envisageait d’ailleurs secrètement d’épouser.

Je voudrais réapprendre à espérer l’hiver comme j’espère aujourd’hui le printemps.

***

Que dirait cette petite fille qui attendait l’automne avec impatience devant le spectacle des hibiscus ? Elle dirait peut-être simplement : « Regarde comme ces fleurs sont belles ! »

Le chemin le moins fréquenté : la responsabilité

Dans son livre Le chemin le moins fréquenté — que je relis pour la Xe fois (que voulez-vous, je ne suis pas toujours vite vite vite !) —, Scott Peck évoque la nécessité d’accepter la responsabilité d’un problème pour pouvoir le résoudre. Cette affirmation est d’une simplicité désarmante, voire simpliste. Il semble pourtant que plusieurs personnes rejettent le blâme sur les autres, sur la société ou sur les événements, plutôt que de se remettre en question.

Il est vrai que d’accepter la responsabilité de ses problèmes commande de sortir de sa zone de confort et de visiter sa part d’ombre. C’est un processus exigeant, car il demande de s’interroger sur soi, sur ses attentes ou sur ses valeurs. On s’y aventure muni de patience, de courage et d’humilité. Pour ces raisons, il peut paraître plus facile de ne pas accepter la responsabilité de ses difficultés.

Puisque ce qui leur arrive n’est pas leur faute et ne les concerne pas, ces personnes attendent que les autres règlent leurs ennuis à leur place. Elles endossent alors un rôle de victime. Cette position est une échappatoire, qui risque fort de ne pas leur procurer de bien-être à long terme.

Selon Scott Peck, se responsabiliser, c’est affirmer : « Si je suis stressée, c’est mon problème. Que pourrais-je faire pour réduire mon anxiété ? » alors que se déresponsabiliser, c’est dire : « Si je suis stressée, c’est à cause de mon patron (qui est trop contrôlant), de mon mari (qui ne m’aide pas), de la garderie (qui ferme trop tôt), de la circulation (occasionnée par les réparations de routes), alouette ! »

Rappelons-nous que les problèmes que nous rencontrons ne se dissipent pas d’eux-mêmes et, surtout, que personne ne les règlera à notre place. Si nous n’affrontons pas nos soucis, ils deviennent des freins à notre développement et à notre évolution. Ils constituent, de ce fait, de véritables entraves au bonheur. Il est donc de loin préférable d’apporter des correctifs à tout problème dès sa manifestation.

Je vous recommande chaudement la lecture de ce livre. Bien que publié il y a plusieurs années, il regorge de conseils qui n’ont pas perdu de leur pertinence pour vivre une existence plus riche et plus harmonieuse. Comme je me propose d’écrire encore quelques billets inspirés de cet ouvrage, je vous dis à bientôt !

Scott Peck, Le chemin le moins fréquenté : apprendre à vivre avec la vie. Éd. Robert Laffont, Paris, 1987, 379 p (p. 31 à 36).
Hemerocallis «Colonia Dawn» © Sophiie-Luce Morin

Hemerocallis «Colonia Dawn» © Sophie-Luce Morin

«Tel que vous êtes ici et maintenant, vous êtes unique. Vous n’êtes jamais la (le) même. Vous ne serez jamais la (le) même. Ce que vous êtes maintenant, vous ne l’avez jamais été. Vous ne le serez jamais plus.» [Svami Prajnanpad]

Vous êtes unique

San Jose, CA, USA © Sophie-Luce Morin

San Jose, CA, USA © Sophie-Luce Morin

«Le plus grand ennemi de l’homme, c’est la peur qui apparaît sous des formes aussi diverses que la honte, la jalousie, la colère, l’insolence, l’arrogance… Quelle est la cause de la peur ? Le manque de confiance en soi. » [Svami Prajnanpad]

La peur

Hémérocalle

Cette hémérocalle avait d’abord était plantée sur la plate-bande avant de la maison, en plein sud. Elle produisait peu de boutons, en plus de trouver difficilement sa place parmi les autres fleurs à cause de ses couleurs intenses d’oranger et de rouge. Je l’ai donc transplantée en isolée, à l’est, à l’automne dernier. Le résultat est saisissant. Les fleurs poussent en grappes, et comme elle est la seule à s’épanouir à cet endroit du jardin à ce moment-ci de la saison, on ne voit qu’elle !

Hemerocallis "Tigger" © sophieluce.com

Hemerocallis « Tigger » © sophieluce.com

Hemerocallis "Tigger" © sophieluce.com

Hemerocallis « Tigger » © sophieluce.com

Yellowstone, É.-U. © Sophie-Luce Morin

Yellowstone, É.-U. © Sophie-Luce Morin

«Cet univers est comme un  océan à l’équilibre parfait. Tu ne peux pas soulever une vague ici sans creuser un trou ailleurs. La somme totale d’énergie de l’univers est identique d’un bout à l’autre. Si tu la prends ici, tu la perds ailleurs.» [Swami Vivekananda]

Un équilibre parfait

Grand Canyon, USA © Sophie-Luce Morin

Grand Canyon, USA © Sophie-Luce Morin

«Lorsque vous vous dites Indien, Musulman, Chrétien, Européen ou autre chose, vous êtes violent. Savez-vous pourquoi ? C’est parce que vous vous séparez du reste de l’humanité, et cette séparation due à vos croyances, à votre nationalité, à vos traditions, engendre la violence.» [Krishnamurti]

De la violence…

Rien n’est jamais acquis

Pivoine
Je ne publie plus souvent dans mon blogue. Pas par lassitude, mais par manque de temps. Mais en cette journée internationale des droits des femmes, je m’en serais voulu de ne pas en profiter pour remercier toutes celles qui sont passées avant moi, avant nous, et qui se sont battues pour qu’aujourd’hui, on puisse voter ; pour qu’aujourd’hui, il nous soit permis d’entrer dans une église sans avoir la tête couverte (eh oui !) ; qu’on ne soit plus tenues de fabriquer des enfants à la douzaine et qu’on soit même autorisées à ne pas en avoir sans être rejetées ou pointées du doigt ; qu’on puisse avoir droit à l’avortement ; qu’on puisse avoir le droit d’étudier et même la possibilité de fréquenter l’université ; qu’on puisse exercer d’autres professions que secrétaire, hôtesse de l’air, maîtresse d’école ou reine du foyer ; qu’on puisse être mariées et mères et avoir le droit de continuer de pratiquer sa profession ou son métier ; qu’on puisse réclamer le divorce ; qu’on puisse avoir droit à une pension alimentaire ; qu’on puisse avoir droit à un congé de maternité ; qu’on dispose de ce privilège de confier nos enfants à des services de garde de qualité ; qu’on puisse, ultimement, avoir le droit de parole.

À toutes ces filles et ces femmes qui ne se réclament pas féministes parce qu’elles ont peur d’être pointées du doigt, rappelez-vous que la vie que vous menez aujourd’hui a été durement conquise par vos prédécesseures, qui se sont battues bec et ongle ; qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir tant les injustices sont encore nombreuses, pas seulement ici, mais à travers le monde ; et, surtout, n’oubliez pas que rien n’est jamais acquis.

Je souhaite à toutes une journée remplie de solidarité et d’espoir. Plein d’amour et de bisous…

Ces clématites qui enchantent…

Clématite

Clématite «Docteur Ruppel»

Munie de nombreuses vrilles, la clématite se plaît sur les murs, palissades, treillages, pergolas, grillages, arceaux et même sur les arbres ! À ses pieds, j’ai planté un hosta «Frances Williams», pour que les racines restent au frais. Celle-ci fait face au Sud-Est. Mais un immense pin lui fait ombrage pendant plusieurs heures, dans la matinée. Un peu plus d’ensoleillement lui ferait certainement du bien.

La clématite «Docteur Ruppel» est impressionnante, avec ses très grandes fleurs bicolores de 18 à 22 cm et son feuillage vert tendre. Une première floraison a eu lieu dès le début de juin. Il semble qu’une remontée abondante devrait avoir lieu à l’automne.

Cette clématite a été plantée en juin 2014. Je crois qu’elle avait produit une ou deux fleurs l’été dernier. C’est la première fois qu’elle fleurit vraiment, pour ainsi dire. Je suis impatiente de constater si, effectivement, elle refleurira avant le froid.

Clématite

Clématite de variété inconnue…

J’ai hérité de cette clématite du propriétaire précédent. Elle ressemble à la clématite Bourbon, mais sa couleur tire davantage sur le mauve, même si, sur la photo, les deux variétés semblent de pareille couleur. Sa floraison a eu lieu un peu avant celle de la clématite «Docteur Ruppel». Elle fait face au Sud.

Cette année, elle n’a produit que quelques fleurs. On dirait qu’elle peine à s’agripper au treillage. Elle a aussi probablement souffert de sécheresse, car l’eau de pluie ne parvient pas à abreuver les plants qui croissent à cet endroit à cause de l’avancée du toit.

Pour pallier ce problème, nous avons installé un système d’arrosage goutte à goutte au printemps dernier. J’ai bien hâte de voir comment la clématite va se comporter avec un apport en eau journalier. 

Clématite

Clématite Bourbon

Ces fleurs sont aussi un cadeau du propriétaire précédent. Comme elles étaient plantées dans un endroit qui ne les mettait pas vraiment en valeur, je les ai transplantées à l’avant de la maison, dans une plate-bande qui donne au Sud. Cet emplacement est idéal, car je peux même admirer les fleurs de l’intérieur !

Cette clématite est extraordinaire. Les fleurs, d’un rouge rose éclatant, mesurent jusqu’à 15 cm de diamètre. Elles s’épanouissent vers la fin de juin, à la suite de la clématite «Docteur Ruppel». Il semble aussi que cette plante puisse refleurir à l ‘automne, auquel cas j’en serais évidemment fort heureuse !

J’ai aussi testé s’il était préférable de rabattre les clématites à l’automne ou non, puisque le propriétaire précédent ne les coupait pas. J’avoue que je ne sais trop quelle méthode est la meilleure quand je compare cette plante luxuriante, qui n’a pas été rabattue, et la «Docteur Ruppel», qui l’a été.

Autrement, je n’ai pas encore tenté l’expérience, mais les clématites s’adapteraient remarquablement bien à la culture en pot. Un autre projet… dit-elle avec le sourire.

J’ai bien l’intention d’ajouter d’autres variétés de clématites à mon jardin, dont quelques-unes à fleurs doubles !

J’adore les clématites, et vous ?

 

Le cri du Petit Chaperon rouge

Avec son titre, qui nous laisse peu de doutes sur le propos, et sa couverture rouge pétant, Le cri du Petit Chaperon rouge s’inscrit dans la lignée des romans que l’on n’oublie pas de sitôt. Comme on s’y attendait, l’histoire met en scène Malvina, une jeune fille à l’aube de ses quatorze ans, qui se voit mandatée par ses parents pour livrer à son grand-père malade les repas que la famille prépare à son attention.

Le récit se déroule sur deux semaines. Pendant ces deux semaines, quelque chose va se passer, quelque chose doit se passer. Deux longues semaines – quatorze jours – qui se déploient en quatorze chapitres, au cours desquels le lecteur ne se demande qu’une chose : Malvina parviendra-t-elle enfin à se libérer du secret qui lui empoisonne l’existence ?

Avec comme cadre familial une mère souffreteuse et absente, un père frustré et plutôt froid, un grand frère qui vole déjà de ses propres ailes, une sœur de quelques années son aînée occupée à séduire les garçons, une grand-mère adorée qui vient de mourir du cancer et un grand-père grognon et encombrant, Malvina est plutôt laissée à elle-même. Jusqu’à Lizzy, sa fidèle amie, qui est partie en vacances ! Heureusement, il y a Traque, un garçon de son âge, qui tente de lui démontrer l’affection qu’il éprouve pour elle, de même que la gentille madame Bitschek, qui sait reconnaître les mauvais esprits quand elle en croise un sur son chemin.

Dès le premier chapitre, Malvina rassemble ses forces et raconte aux siens que son grand-père l’a embrassée. Mais personne ne réagit. Un baiser ? Pourquoi s’inquiéter qu’un grand-papa embrasse sa petite-fille ? Au fil des pages, le lecteur finit cependant par comprendre que le petit baiser du grand-père n’est que la pointe de l’iceberg…

Le récit alterne entre l’évocation des souvenirs passés avec Lizzy dans la villa abandonnée où les deux amies ont l’habitude de se réfugier pendant l’été et la relation que tisse notre héroïne avec Traque et avec madame Bitschek, qui aideront Malvina dans sa quête de réappropriation de soi. Cette manière de faire permet à l’auteure de divulguer les secrets de l’adolescente à petites doses. Le lecteur assimile ainsi mieux le drame. Ce procédé permet également d’instaurer la tension, laquelle ne cesse d’ailleurs jamais de monter à mesure que la vérité se dévoile. C’est véritablement la révolte que vit le lecteur quand il réalise que Malvina a littéralement été sacrifiée, et que le grand-père n’est pas le seul coupable dans cette espèce de machination.

L’auteure, Beate Teresa Hanika, rend avec justesse les angoisses prégnantes des victimes d’inceste : la peur du rejet, la peur de susciter le dégoût, la peur de ne pas pouvoir oublier, le sentiment d’impuissance, la sensation d’être prise au piège, la solitude, l’emprise du secret, le sentiment de trahison, la culpabilité, etc.

Même si Le cri du Petit Chaperon rouge est une histoire dérangeante, voire choquante, elle est accessible à son public cible : les adolescents. L’écriture est simple et le ton, juste. Et pour ceux qui s’en inquiéteraient, l’auteure ne s’attarde pas à décrire les attouchements sexuels, mais laisse le soin au lecteur d’imaginer l’ampleur du drame qui se joue dans une économie de mots des plus efficaces.

Enfin, même si ce roman a été écrit pour les adolescents, j’en recommande la lecture aux adultes, ne serait-ce que pour se familiariser avec ce que vivent et ressentent les victimes d’abus sexuels, et, ultimement, pour apprendre à reconnaître les petits signaux d’alarme qu’elles lancent.

Le-cri-dupetit-chaperon-rouge

Alice Éditions, 2011, 256 p. (14 ans +)

 

Les mauvaises critiques littéraires

gdmp3-500pxGuy Delisle m’a littéralement conquise par son humour, sa finesse et sa petite folie de père résolument indigne avec le plus récent tome de sa série Le Guide du Mauvais Père, paru en février dernier aux éditions Delcourt.

Comme je ne connaissais ni cet auteur de bandes dessinées ni son travail et que je n’avais pas davantage lu les précédents tomes de la série, j’ai eu l’idée de fureter sur Internet pour rattraper mon retard. Oh boy ! Selon les critiques, non seulement le tome 3 du Guide du Mauvais Père ne serait pas à la hauteur des attentes, mais le tome 2 ne serait qu’une répétition du tome 1, qui lui, par chance, serait génial…

J’avoue que ces critiques m’ont ébranlée. Un malaise prégnant s’est emparé de moi. Oui mais t’sais… si moi je le trouve bon, ce livre ? Si moi je le trouve drôle, ce livre ? Est-ce mon sens de l’humour qui fait défaut ? Suis-je normale, docteur ?

Cette anecdote s’avère donc l’occasion idéale de parler d’un sujet délicat qui me titille depuis belle lurette : les mauvaises critiques littéraires, ou comment, en quelques mots, détruire le travail d’un créateur et celui de toute une équipe, qui a cru en son projet.

Je suis peut-être naïve, fleur bleue, utopiste, irréaliste ou complètement tarée, mais je crois profondément que si nous nous en tenions, sur la place publique, à partager nos impressions sur les livres que nous avons aimés, qui nous ont transportés, aidés, fait grandir, le monde du livre – et le monde en général – s’en porterait mieux.

Vous conviendrez avec moi qu’un livre est d’abord un objet, au même titre qu’un ouvre-boîte. Le livre et l’ouvre-boîte sont très utiles sinon nécessaires à la vie de tous les jours. Un livre sert à ouvrir nos horizons et un ouvre-boîte sert à ouvrir nos boîtes de conserve. À la différence de l’ouvre-boîte, le livre a cependant une autre fonction : celle de nous émouvoir.

Malheureusement, dans le domaine des affects, rien n’est gagné d’avance. La raison en est simple et vous la connaissez déjà : nous n’avons pas les mêmes sensibilités. L’appréciation d’une oeuvre littéraire est avant tout une affaire de goût. Ce qui plaît à l’un peut avoir l’effet inverse sur l’autre ou le laisser complètement indifférent. Quand un livre ne nous plaît pas, ce n’est donc pas parce qu’il n’est pas bon, mais parce qu’il ne nous émeut pas.

Bien sûr, un livre peut ne pas être bon parce qu’il ne répond pas à certaines normes littéraires ou souffre d’un mauvais traitement éditorial, mais là n’est pas mon propos. Ce que je veux souligner, dans ce billet, c’est la place cruciale qu’occupe la réception d’un livre par la presse, alors que, comme nous venons de le voir, l’appréciation d’une oeuvre est subjective. À ces critiques journalistiques s’ajoutent aujourd’hui les appréciations littéraires rédigées par les nombreux blogueurs, qui, même si leur impact médiatique est moindre, commencent à peser dans la balance. Il devient ainsi de plus en plus difficile pour une oeuvre d’échapper aux jugements et, par ricochet, d’arriver intacte entre les mains d’un lecteur.

Qu’on le veuille ou non, ce que les autres pensent des livres qu’ils lisent influence nos choix de lecture. Si on se laisse aisément tenter par un livre favorablement jugé par la critique, on ne va pas se ruer chez le libraire pour mettre la main sur le roman qui ne reçoit pas un bon accueil.

Le vieil adage qui dit : parlez-en en bien ou en mal, mais parlez-en n’a pas cours dans les maillons de la production littéraire. Les mauvaises critiques ont en général des effets dévastateurs, non seulement pour l’auteur, mais pour tous les autres acteurs de la chaîne du livre.

Vous me direz que le livre a aussi pour fonction d’instaurer le dialogue ou de susciter le débat. Autrement dit, le livre sert à communiquer. Mais est-ce véritablement communiquer que de donner à lire ou à entendre une critique sévère ou une mauvaise appréciation littéraire ? Honnêtement, j’en doute ; puisque cela ne mène, la plupart du temps, qu’à faire avorter l’échange de communication tant attendu entre un auteur et son public. Combien de livres sont ainsi privés de leurs lecteurs par cette pratique dont les visées m’apparaissent plus que douteuses ? Sachant les impacts financiers et moraux que ces pratiques ont sur tous les acteurs de la chaîne du livre, je ne comprends même pas qu’elles aient encore leur place.

Il y a tant de livres à lire, pourquoi perdre son temps à terminer un roman qui ne nous plaît pas ? Pire encore : pourquoi gaspiller son énergie à jeter sur papier nos attentes déçues et à les semer à tout vent ? N’oublions pas que lorsque nous jugeons, c’est avant tout de nous que nous parlons.

Je suis peut-être naïve, fleur bleue, utopiste, irréaliste ou complètement tarée, mais je crois profondément que si nous nous en tenions, sur la place publique, à partager nos impressions sur les livres que nous avons aimés, qui nous ont transportés, aidés, fait grandir, le monde du livre – et le monde en général – s’en porterait mieux. En fait, autant que faire se peut, pourquoi ne pas partager nos passions plutôt que nos récriminations dans toutes les sphères de notre vie ?

* * *

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Je conclus ce billet avec un petit retour sur Le Guide du Mauvais Père. Après tout, c’est de ce livre dont je voulais surtout vous entretenir.

La lecture de cette bande dessinée m’a ravie. Plusieurs tableaux sont vraiment tordants. L’univers des enfants est bien rendu : les questions qu’ils posent, leur manière d’agir, de penser et de réagir collent bien à la réalité. Quant au père, eh bien, j’espère seulement qu’il s’en trouve de nombreux autres comme lui !

Enfin, comme les critiques semblent dire que le tome 3 est vraiment le moins bon de la série, je vais poursuivre ma lecture par le tome 2, pour la finir avec le tome 1 : j’ai toujours été du genre à garder mes Smarties rouges pour la fin…

Je vous en redonnerai des nouvelles ; si elles sont bonnes, bien sûr !

 

Coup de cœur pour le roman Petits oiseaux

Petits oiseaux relate l’histoire bouleversante de deux frères inséparables. Le plus âgé des deux souffre d’un problème qui, bien qu’il ne soit jamais nommé, s’apparente à l’autisme. Il communique dans une langue inventée, le pawpaw, qui est une sorte d’imitation du langage des oiseaux, pour lesquels il se passionne, par ailleurs.

Le fait que le cadet soit le seul de la famille à pouvoir comprendre son frère le désigne, dès son plus jeune âge, à la fois comme son interprète et son protecteur ; ceci au grand soulagement de la mère, qui se retrouve seule à devoir conjuguer avec le handicap de l’enfant, le père ayant trouvé refuge dans l’annexe du jardin, à l’écart des siens.

La fascination qu’exercent les oiseaux sur cet étrange petit garçon le conduit d’une manière quasi naturelle, une fois adulte, à prendre soin bénévolement de la voilière du jardin d’enfants, située à deux pas de chez lui. Ce sont d’ailleurs les enfants qui lui donnent ce surnom de monsieur aux petits oiseaux.

À la mort de leurs parents, les deux fils héritent de la maison familiale, dans laquelle ils couleront paisiblement le restant de leurs jours. C’est le cadet, alors âgé de 22 ans, qui assure la subsistance de l’aîné. Comme ce dernier tolère mal d’être bousculé, il lui taille une vie à la mesure de sa fragilité, simple et répétitive, qui se résume à bien peu de choses : écouter la radio ou le chant des oiseaux, lire, préparer des voyages imaginaires, aller à l’Aozora le mercredi pour acheter une sucette, dont le papier d’emballage lui servira, plus tard, à fabriquer des broches. Dans cet univers insolite et immuable, aucune intrusion n’est admise. Au fil du temps, les deux hommes oiseaux s’enfoncent de plus en plus creux dans leur nid.

L’aîné meurt au début de la cinquantaine, plongeant le cadet dans un désarroi profond. Pour perpétuer sa mémoire – ou pour ne pas se perdre ? – il prend le relais de la maintenance de la voilière, et devient à son tour celui que les enfants surnomment le monsieur aux petits oiseaux. Il invente d’autres rituels, qu’il intègre à son quotidien, ainsi que son frère et lui le faisaient jadis. À tel point qu’il finit par se transformer en un personnage tout aussi étrange et dérangeant pour son entourage que l’était son aîné.

Quand une enfant du quartier disparaît, il devient de ce fait un coupable tout désigné.

Oiseau à lunettes © Patrice Morin, photographe

Le titre original de ce livre, Kotori, est écrit dans le syllabaire hiragana de la langue japonaise. Il peut s’écrire indifféremment avec les deux caractères chinois petit et oiseau ou enfant et prendre, d’où le double sens du mot lorsqu’il est prononcé à voix haute. [1]

Dès les premières pages, j’ai été subjuguée par le roman de Yôko Ogawa, qui décrit la relation inconcevable de deux hommes avec une justesse et une finesse qui trouvent peu d’égal. L’auteure donne à voir un monde aussi tendre que cruel, un monde qu’elle dissèque avec la précision d’un entomologiste, en se gardant cependant de le juger. Sous sa plume, même les rituels obsessifs participent à la quête poétique des singuliers personnages de ce roman.

L’histoire se déploie lentement, par l’entremise d’une écriture sensuelle, ponctuée du tchii tchuru tchii tchuru des oiseaux à lunettes, du froissement du papier d’emballage d’une sucette, des branches qui bruissent en s’agitant, du bourdonnement délicat d’une abeille, de l’onctuosité d’un chocolat qui fond dans la bouche, de la blancheur du lobe de l’oreille de la bibliothécaire ou de la vision de l’ourlet de sa jupe qui flotte au vent. On voudrait que cette lecture ne s’arrête jamais.

C’est justement par l’évocation sensible d’un quotidien en apparence immobile et dénué d’intérêt que l’auteure m’a conquise. Combien de fois ai-je relevé les yeux de ma lecture, ébahie par tous les chemins de traverse que madame Ogawa emprunte pour insuffler de la beauté à un univers de prime abord si peu attirant, voire déprimant ?

Enfin, je m’en voudrais de ne pas souligner un dernier détail, qui est loin d’être anodin : Petits oiseaux n’a pas d’origine, pas d’âge ; à peine a-t-il un visage. En effet, on ne sait trop précisément où se déroule cette histoire ni même à quelle époque. Jusqu’aux personnages qui ne sont jamais nommés. Ce sont autant de qualités qui confèrent à ce roman son ouverture, et permettent au lecteur de faire sienne cette histoire.

Petits oiseaux est-il une ode à la nature qui triomphe de la bêtise humaine ? Une pure célébration du bonheur d’être en vie ? Un éloge de la différence ? Une apologie de la solitude ? Une quête de liberté ?

Pour ne pas rompre le charme qu’a exercé sur moi ce roman, je préfère envisager celui-ci comme un moment de pur délice pour l’esprit et le cœur, une pause dans ce monde un peu brusque et trop souvent essoufflant.

9782330034382

Petits oiseaux
Écrit par Yôko Ogawa
Traduit du japonais par Rose-Marie Makino-Fayolle
Actes Sud/Leméac
Paris/Montréal, 2014, 269 pages

[1] Note de la traductrice, en page 206 du roman.

 

10 illustrateurs africains pour la jeunesse finalistes au prix Golden Baobab 2014

Je vous invite aujourd’hui à découvrir dix illustrateurs finalistes du prix Golden Baobab, décerné en novembre 2014 aux meilleurs auteurs et illustrateurs africains pour la jeunesse. Dix artistes de talent, qui évoquent, chacun à leur manière, un quotidien qui nous est tantôt familier tantôt inusité. Voici le lien : 10 illustrateurs africains pour la jeunesse à découvrir !

animals-cover.png_normal_960_400Parmi toutes les belles découvertes que j’ai faites en parcourant les fiches, j’ai été très touchée par l’engagement de certains artistes, dont Xanele Puren, cofondatrice de Sea-Saw-Do, un organisme communautaire qui conçoit des environnements invitants, fonctionnels et sécuritaires pour les enfants d’Afrique du Sud. Avec l’aide financière de la compagnie Sappi, Xanele Puren a aussi réalisé deux albums documentaires illustrés bilingues (anglais/xhosa) pour que les enfants de Kayamandi puissent avoir accès à au moins deux livres écrits dans leur langue maternelle.

J’ai également trouvé particulièrement inspirante la présentation vidéo de Gyimah Gariba (originaire du Ghana, mais qui travaille et vit présentement à Toronto). En quelques minutes seulement, cet artiste parvient à nous transmettre sa passion et sa détermination. C’est le genre de vidéo qu’il est bon d’avoir en réserve quand vient le temps de redonner à nos enfants espoir et confiance en leurs rêves. Je l’ai donc jointe à ce billet !