Je te désire, je ne te désire plus…

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Le désir est une émotion qui naît des conceptions, des perceptions, des idées que se formule une personne à propos de la réalité (ou d’une partie de la réalité) qui l’entoure. En d’autres mots, le désir naît de l’idée sous-jacente que telle personne, telle chose, tel événement est bon, profitable, utile ou encore avantageux pour moi.

Dès que cette idée se présente à  mon esprit, consciemment ou inconsciemment, je désire l’objet que je conçois ainsi, que cette « personne, chose ou événement » soit effectivement bonne ou non pour moi, tout étant affaire de perception. [1]  C’est ainsi que plus je concevrai l’objet de mon désir comme avantageux pour moi, plus je vais désirer cet objet. Et plus je vais désirer ce dernier, plus je serai motivé à le conquérir. C’est du désir, donc, que naît la motivation.

Fondamentalement, l’humain est hédoniste : il ne cherche que son plaisir, le plaisir résidant dans l’atteinte d’objectifs que ses perceptions lui font concevoir comme bénéfiques. Comme des robots, l’humain est réellement programmé et télécommandé par cette recherche du plaisir. C’est de la conception qu’il se fait de ce dernier qui guidera en tout temps chacune de ses démarches. Voilà pourquoi l’altruisme ne peut exister : il est inconcevable qu’un humain puisse jamais en arriver à entreprendre une démarche pour conquérir un objectif qui ne lui apparaîtrait pas, au moment où il l’entreprend, bénéfique pour lui.

Quand j’atteins mon objectif et que j’obtiens ce que je désire, c’est immédiatement que je ressens du plaisir. Cette joie durera tant que je continuerai à concevoir, à tort ou à raison, l’objet de mon désir comme bénéfique pour moi. Mon désir de renouveller l’expérience diminuera ou ira même jusqu’à s’évanouir si j’en viens à concevoir, encore une fois à tort ou à raison, que ce que j’ai obtenu n’est pas véritablement bénéfique pour moi.

En revanche, si le désir est tantôt considéré positivement comme un moteur et comme une éventuelle source de joie, il peut aussi être considéré comme une source de souffrance s’il n’est pas comblé (tristesse, anxiété, culpabilité, découragement, dévalorisation / déprime, colère, honte, révolte, hostilité, jalousie, haine, mépris).


[1] Par exemple, je peux concevoir qu’en ce moment fumer une cigarette serait une bonne chose pour moi puisque la cigarette me fait généralement relaxer et que je suis stressé. La réalité, cependant, est tout autre : on sait que la cigarette est tout à fait néfaste pour la santé.

0 thoughts on “Je te désire, je ne te désire plus…

  1. Marie-Charlotte Albert

    Pour vous dire que vos articles sont inspirants, teintés d’humour et très AIDANTS ! Enfin, un blogue généreux, qui sort du déjà-vu ! FÉLICITATIONS !

  2. Marianne Thomas

    Ce petit mot pour vous féliciter pour votre blogue et aussi pour les capsules qui sont présentées sur le site de Jacques Languirand. J’ai toujours hâte à la prochaine !

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