Le chemin le moins fréquenté : la responsabilité

Dans son livre Le chemin le moins fréquenté — que je relis pour la Xe fois (que voulez-vous, je ne suis pas toujours vite vite vite !) —, Scott Peck évoque la nécessité d’accepter la responsabilité d’un problème pour pouvoir le résoudre. Cette affirmation est d’une simplicité désarmante, voire simpliste. Il semble pourtant que plusieurs personnes rejettent le blâme sur les autres, sur la société ou sur les événements, plutôt que de se remettre en question.

Il est vrai que d’accepter la responsabilité de ses problèmes commande de sortir de sa zone de confort et de visiter sa part d’ombre. C’est un processus exigeant, car il demande de s’interroger sur soi, sur ses attentes ou sur ses valeurs. On s’y aventure muni de patience, de courage et d’humilité. Pour ces raisons, il peut paraître plus facile de ne pas accepter la responsabilité de ses difficultés.

Puisque ce qui leur arrive n’est pas leur faute et ne les concerne pas, ces personnes attendent que les autres règlent leurs ennuis à leur place. Elles endossent alors un rôle de victime. Cette position est une échappatoire, qui risque fort de ne pas leur procurer de bien-être à long terme.

Selon Scott Peck, se responsabiliser, c’est affirmer : « Si je suis stressée, c’est mon problème. Que pourrais-je faire pour réduire mon anxiété ? » alors que se déresponsabiliser, c’est dire : « Si je suis stressée, c’est à cause de mon patron (qui est trop contrôlant), de mon mari (qui ne m’aide pas), de la garderie (qui ferme trop tôt), de la circulation (occasionnée par les réparations de routes), alouette ! »

Rappelons-nous que les problèmes que nous rencontrons ne se dissipent pas d’eux-mêmes et, surtout, que personne ne les règlera à notre place. Si nous n’affrontons pas nos soucis, ils deviennent des freins à notre développement et à notre évolution. Ils constituent, de ce fait, de véritables entraves au bonheur. Il est donc de loin préférable d’apporter des correctifs à tout problème dès sa manifestation.

Je vous recommande chaudement la lecture de ce livre. Bien que publié il y a plusieurs années, il regorge de conseils qui n’ont pas perdu de leur pertinence pour vivre une existence plus riche et plus harmonieuse. Comme je me propose d’écrire encore quelques billets inspirés de cet ouvrage, je vous dis à bientôt !

Scott Peck, Le chemin le moins fréquenté : apprendre à vivre avec la vie. Éd. Robert Laffont, Paris, 1987, 379 p (p. 31 à 36).

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