Échinacée, rudbeckia ou echibeckia ?

Juillet est définitivement la saison des échinacées ! J’en ai plusieurs variétés dans mon jardin. J’ai cependant de la difficulté à les différencier d’avec les rudbeckias. Pour me compliquer la tâche, il existe maintenant sur le marché des echibeckias !

L’echibeckia est évidemment un croisement entre l’échinacée et le rudbeckia. On cite à son propos deux avantages majeurs : la période de floraison prolongée et de grandes fleurs. Qui sait si je n’en cultive pas déjà sans le savoir ?

Avez-vous des trucs pour différencier ces magnifiques fleurs ?

Ce que l’objectif saisit que l’œil ne voit pas…

Hydrangée Lime Light © sophieluce.com

Ce qu’il y a de fascinant quand on fait de la photo, c’est de découvrir, au traitement, ce que l’œil n’a jamais capté! En voici un exemple. J’ai pris trois photos de cette fleur d’hydrangée Lime light sans jamais remarquer le papillon qui butine à droite de la fleur. Le voyez-vous? Je viens donc de rater une occasion de réaliser une superbe photo!

Pour pousser plus loin cette réflexion, combien de fois dans la vie passons-nous à côté de choses merveilleuses qui sont pourtant là, mais que, pour une raison ou une autre, nous ne percevons pas

Après les criocères du lys, les scarabées japonais…

Scarabée japonais

Depuis le début de la saison de jardinage, je surveille assidument les criocères, ces insectes à carapaces rouges qui grugent mes lys depuis trois ans. J’en suis même rendue à les éliminer un à un en les écrasant entre mes doigts, chose que je ne me serais jamais crue capable de faire.

Comme si je n’en avais pas déjà assez, je suis maintenant aux prises avec des scarabées japonais. Ils dévorent mes merveilleux cannas (dont j’ai attendu impatiemment la floraison), mes hibiscus, mes plants de tomates, de framboises, tralalère. Il paraît qu’ils peuvent anéantir un jardin le temps de le dire. Je le crois. Vous voyez les feuilles trouées de l’hibiscus? Cela vous donne un aperçu des ravages que les scarabées japonais peuvent faire sur les plantes.

Certains jours, je l’avoue, le découragement s’empare de moi. Il semble que mon jardin soit devenu un buffet à volonté pour ces insectes ravageurs. Bon, j’exagère un peu. Seulement, si mon jardin n’est pas encore envahi, c’est que je continue sans relâche d’exercer ma surveillance. Chaque matin, j’attrape un à un les scarabées, et je les noie dans de l’eau savonneuse. Ces gestes, je les répète au moins quatre fois par jour, sachant sur quelles plantes j’ai le plus de chance de trouver les coupables. Mais dès la semaine prochaine, je ne disposerai plus de ce temps. Mes pauvres fleurs ne résisteront pas.

Le pire, c’est qu’il n’est pas possible de s’en débarrasser. Tout au plus peut-on les contrôler.

Vous trouverez sur cette page deux liens, si vous avez envie d’en savoir davantage sur cette plaie que sont les scarabées japonais.

Bouhou…

Hibiscus des marais © sophieluce.com

Pour en savoir davantage sur cette malédiction, cliquez sur ces liens :

Ici Radio-Canada – C’est bien meilleur le matin
Le jardiner paresseux
Agence canadienne d’inspection des aliments

Les cannas

Les cannas ont éclos cette semaine ! C’est la première année que je cultive ces fleurs. Au printemps dernier, ma mère m’a fait cadeau d’une vingtaine de bulbes, que j’ai mis en terre à la fin de mai. L’an prochain, je projette de planter les bulbes en pots dès février, pour allonger la période de floraison. Je les trouve tellement beaux !Cannas © sophieluce.com

Le jardin, à la fin d’août…

« Les abeilles prennent le nectar dans différentes fleurs, puis elles fabriquent le miel. Une goutte de miel ne peut prétendre venir d’une fleur, une autre goutte d’une autre fleur ; le miel est un seul ensemble homogène. De même, tous les êtres sont un — même s’ils n’en sont pas conscients. Le tigre et le lion, le loup et le sanglier, le ver de terre et la phalène, le moucheron et le moustique, tous viennent de l’âme et appartiennent à l’âme. » [Chandogya Upanishad]

Variété d’hibiscus

Variété de dahlia

Variété de cannas

Variété de dahlias

Hémérocalles Colonia Dawn

Hydrangée Lime Light

« Regarde comme ces fleurs sont belles ! »

Hibiscus Blue Chiffon © Sophie-Luce Morin Hibiscus © Sophie-Luce MorinHibiscus des marais © Sophie-Luce MorinCela fait maintenant une semaine que mes trois variétés d’hibiscus sont en fleurs. Je m’en réjouis autant que je m’en attriste. Depuis quelques jours, je suis en effet habitée par la saudade. C’est une émotion qui s’apparente à la mélancolie ou au spleen. La saudade est un mot portugais réputé intraduisible.

D’où me vient ce tiraillement intérieur ? Les fleurs d’hibiscus sont pourtant si belles. Elles me font penser aux fleurs de pavots. Comme celles-ci, elles ne durent qu’une journée. Leurs pétales sont également si fins, si légers et si gracieux qu’on les dirait fabriqués de papier de soie. Cette fragilité n’est cependant qu’un leurre ; car ces fleurs sont de grandes combattantes, qui résistent admirablement à nos hivers, si rudes. Alors pourquoi ne puis-je pas puiser grâce, beauté et force en ce que la nature m’offre sans être envahie par ce halo de tristesse ? J’ai ma petite idée là-dessus.

Alors que le pavot annonce des jours meilleurs, remplis de promesses de soleil et de sable farineux, la fleur d’hibiscus, elle, annonce la fin de l’été, les feuilles mortes et le froid. Et ça, là là là, ça fait mal à mon petit cœur de jardinière.

Cette constatation m’amène à pousser plus loin cette réflexion. Combien d’autres merveilleux moments de l’existence est-ce que je gâche parce que je voudrais qu’ils durent toujours ou qu’ils n’aient jamais commencé ou qu’ils finissent enfin ? Combien de fois m’est-il arrivé d’avoir de la difficulté à savourer pleinement un moment parce que je m’attendais à vivre autre chose de plus exotique, de plus palpitant ou de plus grandiose ? Je me trouve pas mal nounoune, des fois…

Je crois qu’il pourrait en être tout autrement de ma vie si j’apprenais à savourer pleinement le moment présent. Pas juste à temps partiel, pas juste dans certaines circonstances, pas juste quand je médite, mais 365 jours par années, à chaque minute de mon existence, à chaque respire. Car si je vivais le moment présent, je ne m’imaginerais pas mes hibiscus ensevelis sous six pieds de neige, alors que nous ne sommes qu’en août. Si je vivais le moment présent, je ne passerais pas la moitié de l’année (soit tout l’hiver) presque heureuse. Quel gaspillage, quand on y songe. La vie est si courte…

***

Combien de temps vais-je encore subir jusqu’à la simple évocation de l’hiver ? Il en a déjà été pourtant tout autrement. J’ai déjà espéré septembre et la rentrée des classes ; septembre, avec mes crayons et mes livres neufs et l’espoir de nouvelles rencontres. J’ai déjà espéré décembre, aussi, avec sa fête de Noël, ses cadeaux, ses réunions de famille, ses chansons à répondre, ses ceintures qui changent de cran et ses tempêtes de neige.

***

Je voudrais réapprendre à aimer l’automne pour ce qu’il est ; pour la beauté des paysages, pour ses odeurs et le bruissement des feuilles mortes sous mes pas ; pour sa lumière orangée et pour les journées de chaleur dont il nous gratifie souvent jusqu’en octobre.

J’aimerais redevenir cette petite fille qui s’ébahissait devant les premiers flocons de neige ; celle qui fabriquait des bonhommes, qui construisait des forts ; celle qui glissait sur les pentes ; celle qui patinait sur l’étang en fredonnant des chansons de Joe Dassin, qu’elle envisageait d’ailleurs secrètement d’épouser.

Je voudrais réapprendre à espérer l’hiver comme j’espère aujourd’hui le printemps.

***

Que dirait cette petite fille qui attendait l’automne avec impatience devant le spectacle des hibiscus ? Elle dirait peut-être simplement : « Regarde comme ces fleurs sont belles ! »

Hémérocalle

Cette hémérocalle avait d’abord était plantée sur la plate-bande avant de la maison, en plein sud. Elle produisait peu de boutons, en plus de trouver difficilement sa place parmi les autres fleurs à cause de ses couleurs intenses d’oranger et de rouge. Je l’ai donc transplantée en isolée, à l’est, à l’automne dernier. Le résultat est saisissant. Les fleurs poussent en grappes, et comme elle est la seule à s’épanouir à cet endroit du jardin à ce moment-ci de la saison, on ne voit qu’elle !

Hemerocallis "Tigger" © sophieluce.com

Hemerocallis « Tigger » © sophieluce.com

Hemerocallis "Tigger" © sophieluce.com

Hemerocallis « Tigger » © sophieluce.com

Ces clématites qui enchantent…

Clématite

Clématite «Docteur Ruppel»

Munie de nombreuses vrilles, la clématite se plaît sur les murs, palissades, treillages, pergolas, grillages, arceaux et même sur les arbres ! À ses pieds, j’ai planté un hosta «Frances Williams», pour que les racines restent au frais. Celle-ci fait face au Sud-Est. Mais un immense pin lui fait ombrage pendant plusieurs heures, dans la matinée. Un peu plus d’ensoleillement lui ferait certainement du bien.

La clématite «Docteur Ruppel» est impressionnante, avec ses très grandes fleurs bicolores de 18 à 22 cm et son feuillage vert tendre. Une première floraison a eu lieu dès le début de juin. Il semble qu’une remontée abondante devrait avoir lieu à l’automne.

Cette clématite a été plantée en juin 2014. Je crois qu’elle avait produit une ou deux fleurs l’été dernier. C’est la première fois qu’elle fleurit vraiment, pour ainsi dire. Je suis impatiente de constater si, effectivement, elle refleurira avant le froid.

Clématite

Clématite de variété inconnue…

J’ai hérité de cette clématite du propriétaire précédent. Elle ressemble à la clématite Bourbon, mais sa couleur tire davantage sur le mauve, même si, sur la photo, les deux variétés semblent de pareille couleur. Sa floraison a eu lieu un peu avant celle de la clématite «Docteur Ruppel». Elle fait face au Sud.

Cette année, elle n’a produit que quelques fleurs. On dirait qu’elle peine à s’agripper au treillage. Elle a aussi probablement souffert de sécheresse, car l’eau de pluie ne parvient pas à abreuver les plants qui croissent à cet endroit à cause de l’avancée du toit.

Pour pallier ce problème, nous avons installé un système d’arrosage goutte à goutte au printemps dernier. J’ai bien hâte de voir comment la clématite va se comporter avec un apport en eau journalier. 

Clématite

Clématite Bourbon

Ces fleurs sont aussi un cadeau du propriétaire précédent. Comme elles étaient plantées dans un endroit qui ne les mettait pas vraiment en valeur, je les ai transplantées à l’avant de la maison, dans une plate-bande qui donne au Sud. Cet emplacement est idéal, car je peux même admirer les fleurs de l’intérieur !

Cette clématite est extraordinaire. Les fleurs, d’un rouge rose éclatant, mesurent jusqu’à 15 cm de diamètre. Elles s’épanouissent vers la fin de juin, à la suite de la clématite «Docteur Ruppel». Il semble aussi que cette plante puisse refleurir à l ‘automne, auquel cas j’en serais évidemment fort heureuse !

J’ai aussi testé s’il était préférable de rabattre les clématites à l’automne ou non, puisque le propriétaire précédent ne les coupait pas. J’avoue que je ne sais trop quelle méthode est la meilleure quand je compare cette plante luxuriante, qui n’a pas été rabattue, et la «Docteur Ruppel», qui l’a été.

Autrement, je n’ai pas encore tenté l’expérience, mais les clématites s’adapteraient remarquablement bien à la culture en pot. Un autre projet… dit-elle avec le sourire.

J’ai bien l’intention d’ajouter d’autres variétés de clématites à mon jardin, dont quelques-unes à fleurs doubles !

J’adore les clématites, et vous ?