Le chemin le moins fréquenté : la responsabilité

Dans son livre Le chemin le moins fréquenté — que je relis pour la Xe fois (que voulez-vous, je ne suis pas toujours vite vite vite !) —, Scott Peck évoque la nécessité d’accepter la responsabilité d’un problème pour pouvoir le résoudre. Cette affirmation est d’une simplicité désarmante, voire simpliste. Il semble pourtant que plusieurs personnes rejettent le blâme sur les autres, sur la société ou sur les événements, plutôt que de se remettre en question.

Il est vrai que d’accepter la responsabilité de ses problèmes commande de sortir de sa zone de confort et de visiter sa part d’ombre. C’est un processus exigeant, car il demande de s’interroger sur soi, sur ses attentes ou sur ses valeurs. On s’y aventure muni de patience, de courage et d’humilité. Pour ces raisons, il peut paraître plus facile de ne pas accepter la responsabilité de ses difficultés.

Puisque ce qui leur arrive n’est pas leur faute et ne les concerne pas, ces personnes attendent que les autres règlent leurs ennuis à leur place. Elles endossent alors un rôle de victime. Cette position est une échappatoire, qui risque fort de ne pas leur procurer de bien-être à long terme.

Selon Scott Peck, se responsabiliser, c’est affirmer : « Si je suis stressée, c’est mon problème. Que pourrais-je faire pour réduire mon anxiété ? » alors que se déresponsabiliser, c’est dire : « Si je suis stressée, c’est à cause de mon patron (qui est trop contrôlant), de mon mari (qui ne m’aide pas), de la garderie (qui ferme trop tôt), de la circulation (occasionnée par les réparations de routes), alouette ! »

Rappelons-nous que les problèmes que nous rencontrons ne se dissipent pas d’eux-mêmes et, surtout, que personne ne les règlera à notre place. Si nous n’affrontons pas nos soucis, ils deviennent des freins à notre développement et à notre évolution. Ils constituent, de ce fait, de véritables entraves au bonheur. Il est donc de loin préférable d’apporter des correctifs à tout problème dès sa manifestation.

Je vous recommande chaudement la lecture de ce livre. Bien que publié il y a plusieurs années, il regorge de conseils qui n’ont pas perdu de leur pertinence pour vivre une existence plus riche et plus harmonieuse. Comme je me propose d’écrire encore quelques billets inspirés de cet ouvrage, je vous dis à bientôt !

Scott Peck, Le chemin le moins fréquenté : apprendre à vivre avec la vie. Éd. Robert Laffont, Paris, 1987, 379 p (p. 31 à 36).

Le cri du Petit Chaperon rouge

Avec son titre, qui nous laisse peu de doutes sur le propos, et sa couverture rouge pétant, Le cri du Petit Chaperon rouge s’inscrit dans la lignée des romans que l’on n’oublie pas de sitôt. Comme on s’y attendait, l’histoire met en scène Malvina, une jeune fille à l’aube de ses quatorze ans, qui se voit mandatée par ses parents pour livrer à son grand-père malade les repas que la famille prépare à son attention.

Le récit se déroule sur deux semaines. Pendant ces deux semaines, quelque chose va se passer, quelque chose doit se passer. Deux longues semaines – quatorze jours – qui se déploient en quatorze chapitres, au cours desquels le lecteur ne se demande qu’une chose : Malvina parviendra-t-elle enfin à se libérer du secret qui lui empoisonne l’existence ?

Avec comme cadre familial une mère souffreteuse et absente, un père frustré et plutôt froid, un grand frère qui vole déjà de ses propres ailes, une sœur de quelques années son aînée occupée à séduire les garçons, une grand-mère adorée qui vient de mourir du cancer et un grand-père grognon et encombrant, Malvina est plutôt laissée à elle-même. Jusqu’à Lizzy, sa fidèle amie, qui est partie en vacances ! Heureusement, il y a Traque, un garçon de son âge, qui tente de lui démontrer l’affection qu’il éprouve pour elle, de même que la gentille madame Bitschek, qui sait reconnaître les mauvais esprits quand elle en croise un sur son chemin.

Dès le premier chapitre, Malvina rassemble ses forces et raconte aux siens que son grand-père l’a embrassée. Mais personne ne réagit. Un baiser ? Pourquoi s’inquiéter qu’un grand-papa embrasse sa petite-fille ? Au fil des pages, le lecteur finit cependant par comprendre que le petit baiser du grand-père n’est que la pointe de l’iceberg…

Le récit alterne entre l’évocation des souvenirs passés avec Lizzy dans la villa abandonnée où les deux amies ont l’habitude de se réfugier pendant l’été et la relation que tisse notre héroïne avec Traque et avec madame Bitschek, qui aideront Malvina dans sa quête de réappropriation de soi. Cette manière de faire permet à l’auteure de divulguer les secrets de l’adolescente à petites doses. Le lecteur assimile ainsi mieux le drame. Ce procédé permet également d’instaurer la tension, laquelle ne cesse d’ailleurs jamais de monter à mesure que la vérité se dévoile. C’est véritablement la révolte que vit le lecteur quand il réalise que Malvina a littéralement été sacrifiée, et que le grand-père n’est pas le seul coupable dans cette espèce de machination.

L’auteure, Beate Teresa Hanika, rend avec justesse les angoisses prégnantes des victimes d’inceste : la peur du rejet, la peur de susciter le dégoût, la peur de ne pas pouvoir oublier, le sentiment d’impuissance, la sensation d’être prise au piège, la solitude, l’emprise du secret, le sentiment de trahison, la culpabilité, etc.

Même si Le cri du Petit Chaperon rouge est une histoire dérangeante, voire choquante, elle est accessible à son public cible : les adolescents. L’écriture est simple et le ton, juste. Et pour ceux qui s’en inquiéteraient, l’auteure ne s’attarde pas à décrire les attouchements sexuels, mais laisse le soin au lecteur d’imaginer l’ampleur du drame qui se joue dans une économie de mots des plus efficaces.

Enfin, même si ce roman a été écrit pour les adolescents, j’en recommande la lecture aux adultes, ne serait-ce que pour se familiariser avec ce que vivent et ressentent les victimes d’abus sexuels, et, ultimement, pour apprendre à reconnaître les petits signaux d’alarme qu’elles lancent.

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Alice Éditions, 2011, 256 p. (14 ans +)

 

Les mauvaises critiques littéraires

gdmp3-500pxGuy Delisle m’a littéralement conquise par son humour, sa finesse et sa petite folie de père résolument indigne avec le plus récent tome de sa série Le Guide du Mauvais Père, paru en février dernier aux éditions Delcourt.

Comme je ne connaissais ni cet auteur de bandes dessinées ni son travail et que je n’avais pas davantage lu les précédents tomes de la série, j’ai eu l’idée de fureter sur Internet pour rattraper mon retard. Oh boy ! Selon les critiques, non seulement le tome 3 du Guide du Mauvais Père ne serait pas à la hauteur des attentes, mais le tome 2 ne serait qu’une répétition du tome 1, qui lui, par chance, serait génial…

J’avoue que ces critiques m’ont ébranlée. Un malaise prégnant s’est emparé de moi. Oui mais t’sais… si moi je le trouve bon, ce livre ? Si moi je le trouve drôle, ce livre ? Est-ce mon sens de l’humour qui fait défaut ? Suis-je normale, docteur ?

Cette anecdote s’avère donc l’occasion idéale de parler d’un sujet délicat qui me titille depuis belle lurette : les mauvaises critiques littéraires, ou comment, en quelques mots, détruire le travail d’un créateur et celui de toute une équipe, qui a cru en son projet.

Je suis peut-être naïve, fleur bleue, utopiste, irréaliste ou complètement tarée, mais je crois profondément que si nous nous en tenions, sur la place publique, à partager nos impressions sur les livres que nous avons aimés, qui nous ont transportés, aidés, fait grandir, le monde du livre – et le monde en général – s’en porterait mieux.

Vous conviendrez avec moi qu’un livre est d’abord un objet, au même titre qu’un ouvre-boîte. Le livre et l’ouvre-boîte sont très utiles sinon nécessaires à la vie de tous les jours. Un livre sert à ouvrir nos horizons et un ouvre-boîte sert à ouvrir nos boîtes de conserve. À la différence de l’ouvre-boîte, le livre a cependant une autre fonction : celle de nous émouvoir.

Malheureusement, dans le domaine des affects, rien n’est gagné d’avance. La raison en est simple et vous la connaissez déjà : nous n’avons pas les mêmes sensibilités. L’appréciation d’une oeuvre littéraire est avant tout une affaire de goût. Ce qui plaît à l’un peut avoir l’effet inverse sur l’autre ou le laisser complètement indifférent. Quand un livre ne nous plaît pas, ce n’est donc pas parce qu’il n’est pas bon, mais parce qu’il ne nous émeut pas.

Bien sûr, un livre peut ne pas être bon parce qu’il ne répond pas à certaines normes littéraires ou souffre d’un mauvais traitement éditorial, mais là n’est pas mon propos. Ce que je veux souligner, dans ce billet, c’est la place cruciale qu’occupe la réception d’un livre par la presse, alors que, comme nous venons de le voir, l’appréciation d’une oeuvre est subjective. À ces critiques journalistiques s’ajoutent aujourd’hui les appréciations littéraires rédigées par les nombreux blogueurs, qui, même si leur impact médiatique est moindre, commencent à peser dans la balance. Il devient ainsi de plus en plus difficile pour une oeuvre d’échapper aux jugements et, par ricochet, d’arriver intacte entre les mains d’un lecteur.

Qu’on le veuille ou non, ce que les autres pensent des livres qu’ils lisent influence nos choix de lecture. Si on se laisse aisément tenter par un livre favorablement jugé par la critique, on ne va pas se ruer chez le libraire pour mettre la main sur le roman qui ne reçoit pas un bon accueil.

Le vieil adage qui dit : parlez-en en bien ou en mal, mais parlez-en n’a pas cours dans les maillons de la production littéraire. Les mauvaises critiques ont en général des effets dévastateurs, non seulement pour l’auteur, mais pour tous les autres acteurs de la chaîne du livre.

Vous me direz que le livre a aussi pour fonction d’instaurer le dialogue ou de susciter le débat. Autrement dit, le livre sert à communiquer. Mais est-ce véritablement communiquer que de donner à lire ou à entendre une critique sévère ou une mauvaise appréciation littéraire ? Honnêtement, j’en doute ; puisque cela ne mène, la plupart du temps, qu’à faire avorter l’échange de communication tant attendu entre un auteur et son public. Combien de livres sont ainsi privés de leurs lecteurs par cette pratique dont les visées m’apparaissent plus que douteuses ? Sachant les impacts financiers et moraux que ces pratiques ont sur tous les acteurs de la chaîne du livre, je ne comprends même pas qu’elles aient encore leur place.

Il y a tant de livres à lire, pourquoi perdre son temps à terminer un roman qui ne nous plaît pas ? Pire encore : pourquoi gaspiller son énergie à jeter sur papier nos attentes déçues et à les semer à tout vent ? N’oublions pas que lorsque nous jugeons, c’est avant tout de nous que nous parlons.

Je suis peut-être naïve, fleur bleue, utopiste, irréaliste ou complètement tarée, mais je crois profondément que si nous nous en tenions, sur la place publique, à partager nos impressions sur les livres que nous avons aimés, qui nous ont transportés, aidés, fait grandir, le monde du livre – et le monde en général – s’en porterait mieux. En fait, autant que faire se peut, pourquoi ne pas partager nos passions plutôt que nos récriminations dans toutes les sphères de notre vie ?

* * *

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Je conclus ce billet avec un petit retour sur Le Guide du Mauvais Père. Après tout, c’est de ce livre dont je voulais surtout vous entretenir.

La lecture de cette bande dessinée m’a ravie. Plusieurs tableaux sont vraiment tordants. L’univers des enfants est bien rendu : les questions qu’ils posent, leur manière d’agir, de penser et de réagir collent bien à la réalité. Quant au père, eh bien, j’espère seulement qu’il s’en trouve de nombreux autres comme lui !

Enfin, comme les critiques semblent dire que le tome 3 est vraiment le moins bon de la série, je vais poursuivre ma lecture par le tome 2, pour la finir avec le tome 1 : j’ai toujours été du genre à garder mes Smarties rouges pour la fin…

Je vous en redonnerai des nouvelles ; si elles sont bonnes, bien sûr !

 

Coup de cœur pour le roman Petits oiseaux

Petits oiseaux relate l’histoire bouleversante de deux frères inséparables. Le plus âgé des deux souffre d’un problème qui, bien qu’il ne soit jamais nommé, s’apparente à l’autisme. Il communique dans une langue inventée, le pawpaw, qui est une sorte d’imitation du langage des oiseaux, pour lesquels il se passionne, par ailleurs.

Le fait que le cadet soit le seul de la famille à pouvoir comprendre son frère le désigne, dès son plus jeune âge, à la fois comme son interprète et son protecteur ; ceci au grand soulagement de la mère, qui se retrouve seule à devoir conjuguer avec le handicap de l’enfant, le père ayant trouvé refuge dans l’annexe du jardin, à l’écart des siens.

La fascination qu’exercent les oiseaux sur cet étrange petit garçon le conduit d’une manière quasi naturelle, une fois adulte, à prendre soin bénévolement de la voilière du jardin d’enfants, située à deux pas de chez lui. Ce sont d’ailleurs les enfants qui lui donnent ce surnom de monsieur aux petits oiseaux.

À la mort de leurs parents, les deux fils héritent de la maison familiale, dans laquelle ils couleront paisiblement le restant de leurs jours. C’est le cadet, alors âgé de 22 ans, qui assure la subsistance de l’aîné. Comme ce dernier tolère mal d’être bousculé, il lui taille une vie à la mesure de sa fragilité, simple et répétitive, qui se résume à bien peu de choses : écouter la radio ou le chant des oiseaux, lire, préparer des voyages imaginaires, aller à l’Aozora le mercredi pour acheter une sucette, dont le papier d’emballage lui servira, plus tard, à fabriquer des broches. Dans cet univers insolite et immuable, aucune intrusion n’est admise. Au fil du temps, les deux hommes oiseaux s’enfoncent de plus en plus creux dans leur nid.

L’aîné meurt au début de la cinquantaine, plongeant le cadet dans un désarroi profond. Pour perpétuer sa mémoire – ou pour ne pas se perdre ? – il prend le relais de la maintenance de la voilière, et devient à son tour celui que les enfants surnomment le monsieur aux petits oiseaux. Il invente d’autres rituels, qu’il intègre à son quotidien, ainsi que son frère et lui le faisaient jadis. À tel point qu’il finit par se transformer en un personnage tout aussi étrange et dérangeant pour son entourage que l’était son aîné.

Quand une enfant du quartier disparaît, il devient de ce fait un coupable tout désigné.

Oiseau à lunettes © Patrice Morin, photographe

Le titre original de ce livre, Kotori, est écrit dans le syllabaire hiragana de la langue japonaise. Il peut s’écrire indifféremment avec les deux caractères chinois petit et oiseau ou enfant et prendre, d’où le double sens du mot lorsqu’il est prononcé à voix haute. [1]

Dès les premières pages, j’ai été subjuguée par le roman de Yôko Ogawa, qui décrit la relation inconcevable de deux hommes avec une justesse et une finesse qui trouvent peu d’égal. L’auteure donne à voir un monde aussi tendre que cruel, un monde qu’elle dissèque avec la précision d’un entomologiste, en se gardant cependant de le juger. Sous sa plume, même les rituels obsessifs participent à la quête poétique des singuliers personnages de ce roman.

L’histoire se déploie lentement, par l’entremise d’une écriture sensuelle, ponctuée du tchii tchuru tchii tchuru des oiseaux à lunettes, du froissement du papier d’emballage d’une sucette, des branches qui bruissent en s’agitant, du bourdonnement délicat d’une abeille, de l’onctuosité d’un chocolat qui fond dans la bouche, de la blancheur du lobe de l’oreille de la bibliothécaire ou de la vision de l’ourlet de sa jupe qui flotte au vent. On voudrait que cette lecture ne s’arrête jamais.

C’est justement par l’évocation sensible d’un quotidien en apparence immobile et dénué d’intérêt que l’auteure m’a conquise. Combien de fois ai-je relevé les yeux de ma lecture, ébahie par tous les chemins de traverse que madame Ogawa emprunte pour insuffler de la beauté à un univers de prime abord si peu attirant, voire déprimant ?

Enfin, je m’en voudrais de ne pas souligner un dernier détail, qui est loin d’être anodin : Petits oiseaux n’a pas d’origine, pas d’âge ; à peine a-t-il un visage. En effet, on ne sait trop précisément où se déroule cette histoire ni même à quelle époque. Jusqu’aux personnages qui ne sont jamais nommés. Ce sont autant de qualités qui confèrent à ce roman son ouverture, et permettent au lecteur de faire sienne cette histoire.

Petits oiseaux est-il une ode à la nature qui triomphe de la bêtise humaine ? Une pure célébration du bonheur d’être en vie ? Un éloge de la différence ? Une apologie de la solitude ? Une quête de liberté ?

Pour ne pas rompre le charme qu’a exercé sur moi ce roman, je préfère envisager celui-ci comme un moment de pur délice pour l’esprit et le cœur, une pause dans ce monde un peu brusque et trop souvent essoufflant.

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Petits oiseaux
Écrit par Yôko Ogawa
Traduit du japonais par Rose-Marie Makino-Fayolle
Actes Sud/Leméac
Paris/Montréal, 2014, 269 pages

[1] Note de la traductrice, en page 206 du roman.

 

Fatima Bhutto reçoit le prix de la Romancière

Fatima Bhutto, romancière

Le Magazine littéraire a annoncé, hier, que le jury du prix de la Romancière, présidé par Christophe Ono-dit-Biot, a été décerné à la romancière pakistanaise, Fatima Bhutto, pour Les Lunes de Mir Ali, publié chez Les Escales.

Madame Bhutto a reçu le prix mercredi à l’Hôtel Montalembert, à Paris. Âgée de 32 ans, Fatima Bhutto publie ce premier roman après avoir raconté le destin hors du commun de sa famille dans Le Chant du sabre et du sang, publié chez Buchet-Chastel. Petite-fille de Zulfikar Bhutto, chef d’État démocrate soulevé et exécuté par le général Zia, en 1979, nièce de Benazir Bhutto, qui avait repris le flambeau paternel en devenant deux fois première ministre, morte dans un attentat au Pakistan en 2007 après plusieurs années en exil, et la fille de Mir Murtaza Bhutto, qui fut assassiné – probablement sur l’ordre de sa sœur Benazir – par la police pakistanaise en 1996, à deux pas de chez lui, à Karachi, Fatima Bhutto a choisi l’écriture plutôt que la politique pour rendre compte de la tragédie du sous-continent indien.

Le roman Les Lunes de Mir Ali raconte l’histoire de famille de Mir Ali, ville rebelle dans une région frontalière avec l’Afghanistan, le jour de l’Aïd, fête de la fin du ramadan.

Créé en 2006, le prix de la Romancière distingue le premier roman d’une femme. Il avait été décerné, l’an dernier, à Lise Charles pour son roman La Cattiva, publié aux éditions POL.